Partager l'article ! Bourse du travail: Union des syndicats CGT de Paris ...
"Les hommes font leur propre histoire.Ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé. La tradition de toutes les générations mortes pèse très lourd sur le cerveau des vivants"
Karl Marx -le 18 brumaire de Louis Bonaparte-(1851, 1ère partie)
Élisée RECLUS, communard, géographe
« Dans une guerre nucléaire, le dommage collatéral serait tout simplement l’existence même de l’humanité. Ayons le courage de dire tout haut que toutes les armes, qu’elles soient nucléaires ou classiques, que tout ce qui sert à faire la guerre doit disparaître ! »
Fidel CASTRO
(nov 2010)
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Union des syndicats CGT de Paris 85 rue Charlot 75140 PARIS cedex 03 Téléphone 01 40 29 14 40 Télécopie 01 48 87 89 97 Courriel : cgt.paris@wanadoo.fr CCP 27 46 74 P Paris
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Les syndicats CGT de Paris ont contribué à mettre un terme à l'occupation de l'annexe Eugène Varlin, rue Charlot, de la Bourse du travail de Paris investie depuis le 2 mai 2008 par des travailleurs sans-papiers, sur l'initiative de la Coordination 75 des collectifs de sans-papiers.
Dès le début de cette occupation, les délégués de la Coordination des sans-papiers 75 ont interdit tout contact entre ces travailleurs sans-papiers et la CGT, ses militants et les autres syndicats.
Ces délégués ont cultivé l'idée que cette occupation de la Bourse du travail permettrait la régularisation des travailleurs sans-papiers isolés.
C'est volontairement qu'ils ont conduit dans une impasse ces travailleuses et ces travailleurs qui, comme d'autres, auraient pu faire le choix de s'organiser dans les syndicats pour mener des luttes collectives à l'entreprise.
C'est parce que nous ne pouvions laisser perdurer cette occupation stérile que le mouvement syndical parisien a décidé de sortir ces femmes et ces hommes de cette impasse, et ce, sans faire appel aux forces de l'ordre.
L'intransigeance des responsables de la Coordination 75 a été constatée à plusieurs reprises à l'occasion des nombreuses réunions qui, sur l'initiative de la CGT, ont rassemblé les Unions départementales CGT, CFDT, FO, FSU et Solidaires, les associations de soutien aux travailleurs immigrés (Ligue des droits de l'homme, Autre monde, GISTI, RESF, CIMADE ...) et la coordination 75 des sans-papiers.
Les syndicats et les associations ont réalisé des actes concrets :
- participation de la coordination 75 à la délégation qui a été reçue par le représentant du Préfet à l'occasion de la manifestation du 11 juin 2008 organisée par la CGT devant la Préfecture de police de Paris,
- par courrier en date du 23 juin 2008, à la demande de la coordination, les syndicats et les associations ont saisi le ministre de l'Immigration d'une demande de rencontre au sujet des travailleurs isolés en difficultés pour obtenir des contrats de travail de leurs employeurs (1300 dossiers ont été recensés),
- le 3 juillet 2008, à l'occasion d'une nouvelle manifestation à l'initiative de l'UD CGT de Paris, la Coordination a fait partie de notre délégation et date a été prise avec les représentants du Préfet de police de Paris pour la remise de leurs dossiers. Deux réunions à la Préfecture ont suivi, en présence et avec l'appui du secrétaire général de l'Union départementale CGT de Paris.
Ils ont formulé des propositions
- parrainage par les syndicats des dossiers relevant de la régularisation par le travail, y compris ceux des travailleurs individuels qui ne peuvent pas se mettre en grève,
- appui par les associations des dossiers des travailleurs non déclarés, sans contrat de travail ni bulletin de salaire,
- appui par le réseau RESF des dossiers des familles ayant des enfants scolarisés,
- étude de tous les dossiers par les associations et les syndicats, dans le cadre d'un travail en commun avec la Coordination des sans-papiers afin d'évaluer pour chacune des personnes concernées les chances objectives de régularisation afin de réduire au maximum les risques encourus et procéder à la construction collective des dossiers.
Toutes ces propositions, pourtant très constructives et d'ordre pratique, ont été refusées par la Coordination au motif qu'il s'agissait de « leurs dossiers ».
Qui peut comprendre une occupation motivée par un besoin d'aide et le refus de toute proposition ?
Plus fondamentalement, comment comprendre que la coordination 75 des sans-papiers porte préjudice au mouvement syndical, et en particulier à la CGT, tout en faisant soi-disant appel à son soutien ?
Ces derniers mois, nous avons même entretenu des contacts réguliers avec le Haut Conseil des maliens de France avec lequel plusieurs réunions de médiation ont eu lieu. A plusieurs reprises nous avons pensé que nous arriverions à trouver une issue positive par la signature d'un engagement pour des luttes communes et la construction d'un rapport de force unitaire, mais en vain !
Que signifiait donc cette occupation qui, au fil des jours, était devenue un « squatt » dont nous ne voyions pas la fin ? Qui avait intérêt à cette occupation mise en œuvre deux semaines après la grande grève des salariés sans-papiers déclenchée, le 15 avril 2008, dans plusieurs dizaines d'entreprises d'Ile de France ? Qui gênons-nous et à qui faisons-nous de l'ombre ?
En tout état de cause, s'avérant sans effet sur les pouvoirs publics et le patronat, s'avérant surtout sans issue et paralysant l'activité des syndicats par la spoliation de la majeure partie de leurs locaux (sept salles de réunions, deux imprimeries, entrave à l'accès normal du site aux salariés et syndicats parisiens...), cette pression insensée sur le mouvement syndical, et la CGT en particulier, ne pouvait durer. C'est pourquoi, les syndicats CGT de Paris ont décidé d'y mettre fin avec la certitude d'avoir tout tenté par le dialogue.
La CGT, qui se bat quotidiennement aux côtés des travailleurs sans-papiers, comme aux côtés de tous ceux qui luttent dans ce pays, ne pouvait continuer à être prise pour cible.
Elle devait retrouver la plénitude de ses moyens et faire cesser cette pression inadmissible parce que totalement injuste.
Les responsables du désespoir des sans-papiers sont, eux, les véritables adversaires, mais ils sont ailleurs !
Il s'agit de ceux qui ont la culture du résultat et appellent à faire du chiffre en remplissant centres de rétention et charters et de ceux qui, trop souvent, profitent de l'existence d'une « armée » de travailleurs sans-papiers et sans droits, donc exploitables à merci : gouvernement et patronat !
La lutte commencée à Paris, en février 2008, avec les salariés sans-papiers du restaurant « La grande Armée » a permis la régularisation de plus de 2000 salariés.
La CGT poursuivra son combat pour la régularisation de tous les autres.
Paris le 24 juin 2009 à 15h40
Voici le communiqué du 19 juin pour tenter encore une fois d'en sortir par le haut
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Occupation de la Bourse du travailDes actes et des propositions CGT |
Le 02 mai 2008, les collectifs de sans papiers de la coordination 75 investissent la Bourse du travail de Paris.
SANS AVOIR ETE INVITES ! Ils décident d'occuper jour et nuit des salles de réunions, des étages où se trouvent des locaux syndicaux. Cette situation pénalise réellement le fonctionnement de l'activité syndicale DEPUIS PLUS DE 13 MOIS !
A l'occasion de la publication d'un quatre pages CGT « un an d'occupation de la Bourse du travail ET APRES ! », nous avons de nouveau tenté de donner aux occupants notre point de vue sur cette situation que nous ne partageons pas. Sans succès car les délégués de la coordination se sont opposés à la distribution de ce quatre pages interdisant même aux sans papiers de le lire et prétendant que la CGT ne fait rien pour aider les sans papiers !!
Les délégués ont l'air d'avoir la mémoire courte et oublient les actes importants réalisés par la CGT et ce, malgré cette occupation de locaux syndicaux qui empêche de nombreux travailleurs de pouvoir se réunir pour organiser des luttes avec leur syndicat.
Dés le déclenchement de la grève des travailleurs sans papiers dans les entreprises le 15 avril 2008, la CGT a expliqué à plusieurs reprises aux délégués de la CSP75 l'objectif de cette démarche de lutte collective : OBTENIR DES REGULARISATIONS POUR LES GREVISTES MAIS AUSSI DES ACQUIS POUR LES INDIVIDUELS.
Malgré de nombreuses réunions cette proposition ne correspond pas aux attentes de la CSP75 puisque le 30 avril 2008 elle décide de faire cavalier seul et tente de déposer leurs dossiers de demandes de régularisation directement en préfecture. Evidemment sans rapport de force la préfecture rejette leur demande et, paraît-il, leur dit d'aller voir la CGT.
Le 02 mai 2008, après avoir bousculé les agents communaux, la CSP75 envahit et occupe l'UD CGT de Paris pour lui demander de l'aide !!!
Drôle de façon de solliciter le soutien de la CGT !
C'est un peu comme si vous aviez le feu chez vous et que vous preniez la décision d'occuper la caserne de pompiers et d'empêcher les véhicules de secours de sortir !!!
Depuis le début nous avons exprimé notre désaccord sur cette occupation et proposé à la CSP75 de libérer la Bourse et de mener ensemble des actions qui pèsent sur les véritables responsables de la situation, c'est à dire, le gouvernement et le patronat. Mais il est beaucoup plus facile, sûrement, de continuer à laisser croire aux sans papiers que cette pression sur la CGT va être de nature à leur faire obtenir des papiers afin de dédouaner des délégués qui les ont mis dans une impasse.
Des actes concrets ont été réalisés par la CGT :
- Proposition de réunions avec les associations, les unions départementales parisiennes et la CSP75.
- Réalisation d'un courrier unitaire au ministère pour une demande d'entrevue.
- Proposition de travailler concrètement sur le contenu des dossiers.
- Proposition d'initiatives de luttes, en particulier dans les entreprises.
Le 3 juillet 2008, à l'initiative de l'UD CGT, un rassemblement unitaire se tient devant la préfecture de police de Paris. Il fut l'occasion de rencontrer de manière unitaire, avec les associations, le chef de cabinet du préfet et D'OBTENIR L'EXAMEN DES DOSSIERS DE LA CSP75.
Ce sont 750 dossiers qui ont pu être déposés après cette démarche unitaire courant juillet 2008.
Le secrétaire général de l'UD CGT de Paris a appuyé ce dépôt de dossiers lors de deux rendez-vous unitaires à la préfecture.
Malgré cette première étape importante, le 25 juillet 2008 une réunion unitaire se tient de nouveau à l'UD et c'est à ce moment précis que la CSP75 affirme ne pas vouloir libérer la Bourse tant que tous les sans papiers ne sont pas régularisés.
C'EST LE DEBUT DE L'IMPASSE ET L'ISOLEMENT DE LA CSP75.
En janvier 2009, la nouvelle année laisse planer un espoir de sortie de crise à travers une médiation avec le Haut Conseil des Maliens de France. La CGT a proposé la signature d'un document qui engageait la CGT et la CSP75 sur plusieurs points très précis. Le Haut Conseil des Maliens de France était partie prenante et tout à fait disposé à valider l'accord.
Après plusieurs nouvelles réunions, un compromis semble possible mais la réponse de la CSP75 à l'occasion d'une conférence de presse, le 5 mars 2009, y mettra un terme.
En effet, c'est à cette occasion que son porte-parole indique devant la presse que la CSP75 TRANSFORME L'OCCUPATION EN REFUGE ! Ce qui veut clairement dire on ne bouge pas !
De plus, courant mai 2009 elle fête à plusieurs reprises cette année d'occupation et annonce même que le lieu lui appartient !
Fin mai 2009, le quatre pages distribué par l'UD CGT Paris est considéré par la CSP75 comme une provocation, alors que son objectif est simplement de montrer les limites et dangers de cette occupation ainsi que d'exprimer le point de vue de l'UD CGT de Paris.
Le bilan de cette occupation est pourtant maigre : une centaine de régularisations en 14 mois.
La libération de la Bourse est aujourd'hui un élément incontournable afin de poursuivre la construction et le renforcement du rapport de force.
LA LIBERATION DE LA BOURSE EST ESSENTIELLE :
- POUR METTRE UN TERME A CETTE PRESSION INJUSTIFIEE SUR LES ORGANISATIONS SYNDICALES
- POUR SORTIR D'UNE OCCUPATION OU LES CONDITIONS D'HYGIENE ET DE SECURITE SONT DEPLORABLES
- POUR DONNER UNE REELLE PERSPECTIVE DE REGULARISATION A DES OCCUPANTS QUI ATTENDENT DEPUIS DES MOIS LE DEPOT DE LEUR DOSSIER
- POUR PESER CONCRETEMENT SUR LES POUVOIRS PUBLICS ET LE PATRONAT PAR LA CONSTRUCTION DE NOUVELLES INITIATIVES DE LUTTES DANS LE CADRE D'UN REEL RAPPORT DE FORCE
Après plus de 200 heures de réunions avec la CSP75 et de multiples propositions, il est temps que les délégués de la CSP75 prennent la seule décision d'avenir et cessent de jouer la montre. Quel est l'objectif d'un isolement volontaire ? D'autres intérêts seraient-ils en jeu ?
Il est temps de sortir de cette impasse, la possibilité est offerte aux délégués de la CSP75 à l'occasion de la fête de la musique où la CGT organise une INITIATIVE DE LUTTE.
LIBERER LA BOURSE TOUT DE SUITE C'EST POSSIBLE
C'EST LA BONNE DECISION A PRENDRE SI L'ON VEUT
Paris, le 19 juin 2009