Etat de droit(e)

Publié le 12 Août 2017

justice de classe et hors sols

Etat de droit(e)

Y a-t-il des procès politique en France ?

La Réponse est oui, la liste s'allonge mais un cas emblématique, la preuve par Cédric Herrou :

La justice lui reproche « une démarche d’action militante » .

Or l'action militante fait d'autant plus partie des droits constitutionnels qu'elle s'appuie sur l'exigence militante de voir la France respecter le droit international les traités ratifiés par la France dont de plus elle fut , ce fut son honneur hélas au passé, de les avoir portés et faits aboutir.

Qu'un tribunal puisse reprocher de faire par l'action respecter la loi ne met-il pas le dit tribunal et singulièrement le ministère public dans une fâcheuse position qui devrait, si l'état de droit réellement était la norme, en appel comme en cassation ramener les trublions dans les clous de la légalité et conduire le conseil supérieur de la magistrature rappeler les obligations de la loi aux parquets et à leur tutelle ?

Que la maire d'une grande ville refuse d'appliquer les arrêts du conseil d’État. Que le ministre de l’intérieur valide les propos racistes d'un élus qui appelle à réprimer ceux qui honorent les engagements internationaux de la France en dit long sur le degré du sentiment d'impunité qui confirme que le concept d’État de droit pour le moins a géométrie variable protège le notable hors la loi et sanctionne le citoyen qui veut la faire appliquer.

Nous sommes devant un régime qui oscille entre dictature et totalitarisme. La célèbre phrase du président de la commission européenne trouve là un éclairage et installe le lien avec les exigences du capital : " Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens ".

Plus feutrées que les ordonnances et la continuité de l'état d'urgence permanent mais tout aussi violent, ces décisions de justice sont des marqueurs de la dérive autoritariste d'un pouvoir au service d'un système en crise et qui ne dispose que de la violence d'état, l'intoxication médiatique et de l'usage du repoussoir fasciste pour se maintenir et installer un système qui n'a rien à envier au dit fascisme.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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