Monsieur l'Ambassadeur

Publié le 11 Juillet 2017

 

L'ancien porte-sacoche de luxe

de Blummollet

nommé ambassadeur à Londres.

Monsieur l'Ambassadeur

Ceux qui n'y verraient qu'un coup de chapeau pour services rendus se trompent.

Ils s'agit de la phase en cours du redéploiement du capital financier européen dans le cadre du Brexit.

Ce n'est pas sans liens avec le programme imposé à la hussarde à la France par la macroncratie, pour au plus vite museler ici et ouvrir les bras au parasitisme financier.

J-P Joyet n'est pas n'importe qui dans le dispositif : ex secrétaire général de l'Elysée et donc alors ange tutélaire du "gamin" aux dents longues issu de chez Rothschild lors de son arrivée à l'Elysée.

Touthenmakron  a décidé de l'accréditer comme ambassadeur de France en Grande-Bretagne.

Nommé secrétaire d'État aux affaires européenne par Sarkozy dans le gouvernement Fillon, c'est lui qui fera du futur Pharaon le ministre des Finances de droite du pouvoir de droite dirigé par Valls.

Nommé par Hollande à la tête de la Caisse des Dépôts (CDC) puis de la Banque publique d'investissement par Hollande (même promo à l'ENA) que l'élu de 2012, Joyet est un des poissons-pilotes en France des joyeux comics  de la finance universal's band de la BCE. 

Il ne fait aucun doute que cette nomination ne se soit décidée sans un accord avec Moscovici et Junker, Lagarde et les agences et autres outil du capital dans le cadre d'un appel du pied vers les secteurs financiers cherchant un atterrissage dans l'UE dans le cadre du règlement du Brexit. 

Une sorte de stratégie pour récupérer sur Paris ce que le capital allemand n'aura pas installé à Franckfort.

Les cadeaux fiscaux salariaux annoncés pour les banques et les traders, financés pour la partie "salaires et revenus des traders" entres autres par la suppression du jour de carence des fonctionnaires dégageant ainsi les 170 millions d'€ que coûte la mesure.

Ce qui nous amène à deux constats : ceux qui ont porté ne serait-ce qu'une minute l'idée que la "gauche" arrivait au pouvoir en 2012, à voir le staff politico-environnemental du candidat, sauf à être des jobards de la politique savaient qu'ils trompaient le monde.

Ceux qui croient qu'il est possible de sortir de cette logique sans une rupture frontale avec le système et l'urgence de la construire bernent délibérément le monde.

Canaille le Rouge a trouvé sur le site des cocos voulant le rester s'exprimant du côté d'Arcachon, un rappel d'un célèbre texte d'Engels qui conduira Marx à préciser ce qu'il entend par ce fécond concept de "crétinisme parlementaire".

Il ne résiste pas à vous en livrer cet extraits (et le lien pour le lire en entier) : 

"...Quant à nous, d’après tout notre passé, une seule voie nous reste ouverte. Nous avons, depuis presque quarante ans, signalé la lutte de classe comme le moteur de l’histoire le plus décisif et nous avons notamment désigné la lutte sociale entre la bourgeoisie et le prolétariat comme le grand levier de la révolution  sociale moderne. Nous ne pouvons donc, en aucune manière, nous associer à des gens qui voudraient retrancher du mouvement cette lutte de classe. Nous avons formulé, lors de la création de l’Internationale, la devise de notre combat: l’émancipation de la classe ouvrière sera l’œuvre de la classe ouvrière elle-même. Nous ne pouvons, par conséquent, faire route commune avec des gens qui déclarent ouvertement que les ouvriers sont trop incultes pour se libérer eux-mêmes, et qu’ils doivent être libérés par en haut, c’est-à-dire par des grands et petits bourgeois philanthropiques (…) "

Brouillon de la lettre circulaire de Marx et d’Engels à Bebel, Liebknecht, Bracke et autres, septembre 1879 (Augewählte Breife. Lettres choisies, édition de l’Institut Marx-Engels-Lénine, 1934

De ce voir dire leur vérité par Engels mis en colère les socio démocrates allemands visés par cette lettre.

Marx défendant sont ami et complice répondit  en  caractérisant ainsi les dirigeants du parti allemand:

« Ils sont atteints de crétinisme parlementaire au point de se figurer qu’ils sont au-dessus de toute critique et de condamner la critique comme un crime de lèse-majesté! » 

L'histoire a prouvé que ce "crétinisme parlementaire", comme le nuage de Tchernobyl, ne s'arrêtait pas à la ligne bleue des Vosges. Ses retombées ont fait et font des dégâts dont il va falloir trouver moyen de confiner les déchets ultimes.

Repost 0
Commenter cet article