Quel outil pour quel but ?

Publié le 24 Juin 2017

 

un débat à trancher

par les intéressés eux mêmes,

mais comme ils nous prennent à témoin...

Quel outil pour quel but ?

"Le Parti communiste tient ce vendredi et samedi son conseil national. Objectif : « une transformation profonde » de ses instances afin de « redevenir le grand parti des classes populaires » " 

Les parties en italiques sont de Pierre Laurent sur la chaîne "Public Sénat"

« L’heure est venue de refonder une nouvelle organisation communiste plus réactive, plus démocratique, plus participative (…) je crois que l’une des grandes transformations va être pour nous de redevenir le grand parti des classes populaires »

Que le P"c"F s'interroge sur son avenir et sa façon de l'affronter est de sa propre responsabilité et nul extérieur à celui-ci ne pourra lui en tenir rigueur.

Mais comme il s'assigne comme objectif de peser sur le devenir de la société française, comme Canaille le rouge à la prétention de ne pas être un de ces hors sol par rapport à celle-ci, son droit de citoyens étant publiquement pris à témoins, n'en déplaise à quelques uns qui n'accepte le débat que si leur point de vue sert de boussole, La canaille va y mettre son grain de sel.

Notons d'entrée que si l'objectif fondateur de Tours devait être conservé (ce qui identifie la fondation politique "communiste" comme moment de rupture avec les pratiques de collaboration de classe ayant conduit à la saignée de la première guerre mondiale), cela s'annonce mal du point de vue des repères théoriques.

« redevenir le grand parti des classes populaires » pointe un de ces contres sens politique de fond.

Ce qui fonde un point de vue communiste c'est une analyse de la société et des rapports sociaux qui la traversent et la structurent. Pour aboutir au choix communiste ceux qui ont fait grandir le concept l'on fait à partir de références et théories formalisées de façon décisive Par Marx et Engels.

Si une lecture parfois (trop souvent dogmatique) a conduit à des impasses voire des vitrification de ce qui pour être efficaces doit s'inscrire en permanence dans une dynamique, le principe fondateur jeter à la face du monde dans le Manifeste communiste de 1848, tant que le capitalisme comme rapport social d'exploitation reste présent est la nature  de la société ou deux classes antagoniques s'affrontent l'une pour maintenir ce rapport social l'autre pour le détruire.

Autant s'afficher comme voulant être "le grand parti "des catégories populaires, celui des différentes couches de la partie non capitaliste et bourgeoise de la société française peut être (et même doit être) un objectif, louable, autant parler "des classes populaires" est non seulement une erreur fondamentale de lecture de la nature de l'enjeu mais de plus participe à banaliser le rôle et la place de chacune des deux classes qui s'affrontent.

La bourgeoisie capitaliste et son état "au dessus des partis" s'en trouve ainsi renforcée d'autant. celle-ci devenant une classe parmi d'autres certes moins sympathique mais ne situant pas la nature et l'enjeu de l'affrontement.

D'aucuns pourront dire que Canaille le rouge cherche des poils sur les oeufs mais si comme l'annoncent les dirigeant du P"c"F qui chercheraient ainsi à perdre les guillemets qui encadre le "C", "l'heure est venue de refonder une nouvelle organisation communiste plus réactive, plus démocratique, plus participative (…)" Il ne faut pas louper les fondations de l'édifice. Parler des "classes populaires a rassembler", c'est comme faire du béton avec du sable de mer : le sel en fait une pompe à attirer l'humidité et va ainsi dès que coulé commencer à corrompre l'armature,  déliter la base et construire les conditions de la ruine rapide. 

Que le P"c"F entreprenne ce travail d'introspection pour sortir de l'erreur de ses choix stratégiques antérieurs (en politique, on ne prend pas de retard, on se trompe, et pour reprendre le bon chemin il faut avoir le courage de le reconnaître), pourquoi pas.

Mais comme les officiers de quart  et la passerelle ont l'air de proposer une route qui use d'un régime moteur lequel ne conduit pas à changer radicalement de cap, mieux vaut le dire sereinement maintenant, pour que ceux qui auront droit à se faire entendre ait ces éléments en tête.

Trop longtemps Canaille le Rouge a été de ceux que le PCF a quitté pour s'enfoncer dans l'impasse alors que les laissés pour compte disait à la passerelle du navire "vous allez vous drosser sur un rideau d'écueils et ruiner le navire".

A voir la colère qui traverse les réseaux sociaux, va-t-on pour la première fois voir l'équipage et les passagers du navire accepter de rompre avec l'historique "patriotisme de forteresse assiégée "? C'est de la responsabilité de ceux qui ont embarqué et restent à bord. Il semblerait que cela veuille s'animer à bord du Titanic.

Mais puisque débat il y a, qu'il est publiquement d'annoncé et que les débatteurs ne manqueront pas de nous convoquer pour les échéances électorales pour les approuver, le fait de porter appréciation sur les résultats électoraux ayant conduit quelques plumes anciennes ou actuelles du P"c"F et sa presse à intimer à ceux qui usaient de leur droit de citoyen l'ordre de se taire et de ne se pas se mêler de débats privés, Canaille le Rouge passera outre et interviendra à propos de ce débat.

D'autant qu'il est hors de question de cautionner l'idée racornis que la visée communiste, sa construction, serait la propriété privée d'une quelconque organisation. C'est le sigle que R Hue à inscrit à l'INPI, pour l'idée c'est impossible.

Là aussi la suppression de la propriété privée des moyens de production et d'échange (qui s'applique aussi aux idées) est un objectif de lutte communiste.

donc, à suivre...

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politiique, #avenir, #Pour réfléchir ensemble

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