Quand Vichy Picrate prime sur vigipirate :

Publié le 10 Juin 2017

 

Selon que vous serez

en blancs ou en rouge

blanc ou  basané

les préfets historiquement 

savent qui privilégier

 

L’image contient peut-être : une personne ou plus, foule, ciel, arbre et plein air

Place de l'Hotel de Ville de Paris 

Nappe blanche hier soir devant le parvis de l'hôtel de ville de Paris...l'état d'urgence, les flics, le couvre-feu, une manif déclarée à qui, toléré par qui  ?

Selon les organisateurs, la police et la presse (pour cette fois d'accord), 8 000 personnes qui viennent s'installer avec des armes par destination (bouteilles de verre (vin et champagne) couverts dont couteau, chaises et tables pliantes autant de projectiles en plein état d'urgence ... et pas un girophare à l'horizon, à 380 m de la pref de police alors qu'il y a eu une agression 3 jours plus tôt ?

 

On peut lire sur les pages internet qui en parle qu'il  "bénéficie d'une exceptionnelle tolérance en raison de son mode d'organisation et de la discipline de ses participants" 

 

Mais pour ceux qui ne connaissent pas, qu'est ce ?

Le fameux "Diner en blanc" est de retour à Paris en 2017 ! Comme c’est la tradition, sa 29ème édition s’est déroulée en juin, dans un lieu tenu secret jusqu’au dernier moment. Cette soirée chic et select s’est tenue devant l’Hôtel de ville de Paris.

Chaque année, début juin, depuis plus de 20 ans, des milliers de convives vêtus de blanc investissent un lieu de Paris tenu secret jusqu’au dernier moment, pour un dîner hors du commun. Chacun apporte chaises pliantes, tables, nappes, vaisselle, chandeliers et son dîner gourmand pour fêter Paris et l’art de vivre... On y sirote du vin, des coupes de champagne. Bières et alcools forts sont proscrits.

Le recrutement se fait par le bouche-à-oreille et la cooptation : des "rallieurs" prennent la tête d’un groupe auquel ils transmettent toutes les instructions nécessaires par téléphone, texto ou mail.

 

Donc en plein état d'urgence le préfet de police peut laisser se rassembler des milliers de personnes qui s'organisent sous le manteau avec son évidente tolérance voir complicité, mais toute manifestation revendicative se voit nassée,  voire, gazée et flashbalisée de façon souvent préventive.

Et après cela on nous dira que la nature de classe de la répression est une vue de l'esprit.

Rédigé par Canaille Lerouge

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