Après la grève des chauffeurs citerniers

Publié le 2 Juin 2017

les saloperies du pouvoir

(il n'y a pas d'autres mots)

Alors que les chauffeurs routiers étaient en pleines négociations et annonçaient que le réapprovisionnement des stations services allaient se faire après l'aboutissement à un accord, sous tutelle de son N. Hulot de ministre d'état, Danonette et Flageollet s'en lavant les mains, Dame Borne (l'accent aigüe sur le "ee" va s'imposer) marquait de son empreinte la première grande attaque contre le droit de grève du mandat dans le secteur des transports.

"Faites grève mais ensuite aller vous tuer en route pour rattraper le retard"  un ordre de réquisition dissimulé" :

Le gouvernement vient d'imposer aux chauffeurs de camions citernes par décret ministériel du 01/06/2017 de travailler deux heures de plus par jour en levant la limite des 10 h par jour et également en levant les limites de leurs congés, au prétexte de réapprovisionner les stations services.

Bref, il punit les chauffeurs pour avoir fait grève.

Ces méthodes façon jules Moch en disent long sur ce qui nous attend.

les Zodiozinfos n'en disent mot les chiens de garde de service détournent la tête.

Après la grève des chauffeurs citerniers

"Considérant que l'approvisionnement en carburants est perturbé dans le cadre d'un mouvement social affectant plusieurs régions et que cette situation constitue un cas d'urgence, mentionné à l'article 14.2 du règlement n° 561/2006 du 15 mars 2006, justifiant la mise en œuvre d'une dérogation temporaire aux règles en matière de temps de conduite et de repos des conducteurs,

Sans préjudice de la prolongation de la durée quotidienne et hebdomadaire du travail en application de l'article R. 3312-52 du code des transports, les opérations de transport d'hydrocarbures bénéficient des dérogations temporaires suivantes aux règles prévues par le règlement n° 561/2006/CE susvisé :
1° Dépassement de la durée maximale de conduite journalière dans la limite de deux heures et dépassement de la durée maximale de conduite hebdomadaire dans la limite de dix heures, par dérogation aux points 1 à 3 de l'article 6 du règlement susvisé ;
2° Suspension de la limite relative au nombre de temps de repos journaliers réduits entre deux temps de repos hebdomadaires, par dérogation au point 4 de l'article 8 du règlement susvisé

La dérogation prévue à l'article 1er est accordée pendant la période de perturbation de l'approvisionnement et jusqu'à la publication d'un nouvel arrêté."

Que la droite et son extrême ne disent rien tant ils approuvent n'est pas pas étonnant.

Mais au moment où le pouvoir tente de faire appliquer son décret, le silence sur ce sujet par les directions des partis politiques ne se voulant pas de droite, dont ceux se réclamant du monde du travail, montre que l'électoralisme sait faire détourner les yeux et l'esprit de l'essentiel et conduit à l'abandon des repères qu'ils leur restent. Les limites de l'insoumission de certains les range dans le lmême tiroir que les précédents.

Rédigé par Canaille Lerouge

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