Amiante, apéritif pour les patrons :impunité par temps d'ordonnances

Publié le 29 Juin 2017

 

Ce que le patronat veut

Touthenmakron le fait

Déclaration de la CGT :

Amiante, apéritif pour les patrons :impunité par temps d'ordonnances

DRAME DE L’AMIANTE

L’injustice sans fin...

mercredi 28 juin 2017

Les médias relayent, depuis ce matin, la demande du Parquet de Paris de mettre fin aux investigations dans plusieurs enquêtes pénales concernant le scandale de l’amiante, en France, mais cette affaire va bien au-delà de cette fibre tueuse. 
Les juges du parquet considèrent qu’il est impossible de déterminer avec certitude quand les victimes ont été intoxiquées. Cette décision permet d’ouvrir une voie royale à des non-lieux dans de nombreux dossiers emblématiques en cours.
Plus de 20 années d’instructions, d’atermoiements, d’entraves, de mobilisations pour une ultime humiliation lancée à la face des milliers de victimes et de leur famille une infamie !
La réalité du travail ouvrier est-elle si éloignée de l’univers de ces gens-là ?
Est-il juste que les travailleurs perdent leur vie à la gagner, dans un pays où les inégalités d’espérance de vie sont les plus grandes ?
Cette décision inique, si elle est confirmée, participe de la banalisation du mauvais traitement des salariés et valide qu’aucun responsable exposant en toute connaissance de causes des travailleurs à des produits CMR ne peut être poursuivi pénalement uniquement par l’imprécision de la date de contamination, même si le lien de causalité est établi. C’est une impunité générale accordée aux industriels : un permis de tuer !
Aujourd’hui, plus de 2 millions de salariés sont exposés à ces produits. 
Cette conclusion du parquet serait en totale opposition avec des années de discours d’incitation à la prévention. 
Le nouveau gouvernement ne peut pas rester silencieux devant tant d’injustice et de tels enjeux. Ministre du Travail, ministre de la Santé et Premier ministre doivent s’exprimer pour rendre leur dignité aux victimes et à leurs familles et sécuriser la santé des salariés.
La valeur travail, le travail libéré, ce sont, avant tout, respecter celles et ceux qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour l’accomplir mais pas au péril de leur vie.

Montreuil, le 28 juin 2017

Rédigé par Canaille Lerouge

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