Profil de poste et la mise en garde de Philippe Martinez

Publié le 9 Mai 2017

profil de Catherine Barbaroux,

nouvelle  présidente par intérim

du machin

de Toutenmakron en marche

 

Profil de poste et la mise en garde de Philippe Martinez

Entre 1986 et 1993 elle occupe successivement les postes de Directrice des ressources humaines de Prisunic, puis de Directrice des ressources humaines et de la communication du groupe Printemps Redoute devenu PPR. En 1993, elle prend la direction d’ Entreprise et Personnel, un organisme d’études et de conseil. Ses domaines d’intervention portent principalement sur la stratégie générale des entreprises, le management et l’organisation des ressources humaines.

Vu les pratiques managériales dans le secteur du commerce cela augure de drôle de façon des contenus sociaux portés par le parti du président 

Pour cadrer le débat, voici ce que Ph Martinez a déclaré aux journalistes du Point ce 8 mai.

La présidente par intérim ferait bien d'en glisser deux mots à son patron.

"La première fois que j'ai vu Emmanuel Macron, c'était en 2015, sur un plateau télé avec le journaliste David Pujadas. Je venais à peine d'être élu à la tête de la CGT. Devant les caméras, il déclare qu'il me connaît bien. Incroyable, je lui avais parlé pour la première fois au téléphone le matin même ! Ensuite, j'ai dû le revoir trois ou quatre fois. Je l'ai rencontré une fois en tête à tête à Bercy, c'était pour parler de dossiers industriels. Emmanuel Macron est décontracté comme Arnaud Montebourg. Le genre de personne qui dit on est entre nous, qui vous tape presque sur l'épaule. Ce type de comportement, ce n'est pas trop mon style. C'est bon, on n'est pas camarades de vestiaire. Nous nous vouvoyons. D'ailleurs, aucun ministre ne me tutoie, je ne suis pas allé à l'école avec eux.

Quelques semaines après son départ de Bercy, Emmanuel Macron a voulu me voir. C'est un spécialiste du texto nocturne. Il m'en a envoyé un pour que l'on se rencontre. Je lui ai répondu que je n'étais pas contre, mais qu'il fallait qu'on se mette d'accord sur les modalités. Depuis, je n'ai plus eu de nouvelles. Il ne m'a plus jamais sollicité en direct. Son équipe a appelé la mienne. Cette dernière a dit comme moi : mettons-nous d'accord sur les modalités. Et rien. 

C'est dur de savoir ce que pense Emmanuel Macron. J'aimerais toujours comprendre son vrai point de vue sur la distribution de dividendes aux actionnaires, sur les aides publiques aux entreprises, sur le coût du capital… J'ai déjà abordé ces sujets avec lui, et évidemment il était d'accord avec moi. Je dis évidemment, car c'est sa spécialité : il est d'accord avec tout le monde.

Il ne parle pas beaucoup de travail. Il se targue d'avoir travaillé dans le privé, mais que sait-il vraiment à ce sujet ? Sait-il ce que c'est de se lever tôt, de bosser à la chaîne ? Je lui ai déjà dit : une usine, ce n'est pas le bureau du directeur, c'est les lignes de production. Il m'a demandé de lui montrer, du coup. À Bercy, c'était son grand rêve, il voulait faire une visite d'usine avec moi. Je ne me prête pas à ce jeu, qui ne consiste en fait qu'à arracher une photo avec moi, et à ne pas aller au fond du sujet.

À la CGT, nous n'avons pas à nous préparer à son arrivée au pouvoir. On a tout de même déjà un peu de réflexion sur la question de l'assurance-chômage, le dialogue social, la réduction du temps de travail… On maîtrise nos sujets. Lui n'est pas très clair. Ce qui est sûr, c'est qu'il veut casser le code du travail, et que beaucoup de monde est d'accord pour l'accompagner dans cette destruction. Il veut aller vite, très vite en utilisant des ordonnances. Mais son système, c'est comme le 49.3. Il ne se souvient pas de notre réponse à la loi travail ? Il n'a pas de mémoire ?

Descendre dans la rue ? On y est déjà. Je n'ai pas demandé, comme Jean-Claude Mailly (FO), aux cadres de la CGT de prendre des vacances remboursables, chez nous, les congés payés sont sacrés. Mais on sait rapidement se mobiliser, on sera là pour la rentrée sociale.

J'espère qu'Emmanuel Macron mesure bien les conditions de son élection, car sinon on avance sérieusement vers les ennuis. Il est concentré sur sa communication. Il pourrait nous proposer un gouvernement tout nouveau. Mais attention au style d'ouverture vers la société civile qu'il voudra mettre en avant… Choisir Laurence Parisot, Thierry Breton, c'est un signe qui n'est pas neutre… Cela ne serait pas équitable. Cela m'étonnerait sérieusement que quelqu'un de chez nous rejoigne son équipe, je lui souhaiterais bonne chance ! Mais attention, comme on dit chez nous, il ne faut pas confondre lutte de classes, et lutte de places."

A vous de mesurer :

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Rédigé par Canaille Lerouge

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