Révérence et déférence, le voyage à Berlin

Publié le 17 Mars 2017

Pour les candidats,

embarquement immédiat.

Il fut un temps où le premier geste politique significatif (rite inauguré par Giscard), pour un nouvel entrant dans la loge du palais du capital sis rue St Honoré, consistait à se rendre à Berlin pour annoncer au chancelier ou à la chancelière qu'il, elle pouvait rassurer les marchés.

Les temps s'accélèrent dans la confirmation. Maintenant ils y accourent avant d'être élus.

Après Fillon qui, ne voyant pas venir sa disqualification pour dopage aux amphétamines financières, avait dès janvier anticipé le voyage, voilà que le grand commis du capital maquillé en p'tit prince, mais du Touquet Paris Plage, fait le voyage pour donner des signes de révérence et faire acte de déférence à la gardienne du temple économique de l'UE.

Macron fera face à la presse sur fond de Chancellerie pour s'exprimer. « Nous avons discuté une heure. J’ai pu expliquer les réformes et le contenu de la politique que je souhaite conduire, mon projet européen. »

De Gaulle disait que la politique de la France ne se fait pas à la corbeille. Aujourd'hui, il devrait constater qu'elle se joue sur le tarmac de Berlin Schönefeld, sorte de Castel Gandolfo  du très Franckfurter euro.

Le pratique fait des émules, avec des actes signifiants : pour des raison de patrimoine génétique, Berlin lui étant fortement déconseillé, la führerin du f-haine s'est rendu chez Trump. En retour le parti nazi américain et l'aréopage des néo-cons qui ne sont pas du tout  "néo" mais surtout ultra réacs fascisant lui apportent leur soutien.

Devant la crainte affichée de nombreux électeurs du score du f-haine et son pendant le vote utile, mon pote Roger  dit avec beaucoup de sagesse que le mieux si vous avez peur, c'est de ne pas voter pour elle ni de près ou de loin de participer à ce qui fait sa campagne et celle de ceux à qui elle sert de repoussoir ; ce qui est vrai. (http: ah-si-j-etais-riche-air-bien-connu-que-ne-peuvent-chanter-les-candidats-de-droite-et-de-son-extreme-a-la-presidentielle.html.

Le problème, au final, c'est que ce qui fait la force de la réaction, c'est l'inexistence dans cette campagne d'une réelle alternative progressiste en prise avec les attentes sociales telles qu'exprimées par ceux qui exigent réponses et non pas de se voir intimer de choisir dans un catalogue de croisiériste politique où une fois embarqué, impossible de descendre et où tout même l'essentiel est tarifé comme supplément.

Si cette émergence de la volonté populaire pouvait s'exprimer, elle rendrait caducs tous les pèlerinages de tous ces rois mages partant adorer le veau d'or hébergé dans la crèche de la chancelière et nous éviterait le passage imposé par leur passerelle d'embarquement.

Révérence et déférence, le voyage à Berlin

Rédigé par Canaille Lerouge

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