La Guyane dit stop ça suffit

Publié le 25 Mars 2017

La cocotte minute guyanaise 

en passe d'exploser

la grève générale est décidée

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Canaille le Rouge reprend ici tel que communiqué par l'Humanité la dépêche d'une agence qui ne sera pas nommée puisqu'elle n'aime pas les blogueurs.

Ce texte est un peu court tant il fait l'impasse sur la première initiative prise par le préfet pour engager le dialoguequi aura été de transfuser un escadron de gardes mobiles depuis les Antilles et de mettre la légion étrangère en état d'alerte. A-t-il l'intention de lubrifier les relations sociales au lance flamme ?

Dès hier (le courroux de Kourou), Canaille le Rouge alertait sur le danger d'une escalade dont ont sait qu'elle est d'autant plus facile que ceux qui possède les leviers de la violence sont loin de la métropole et que le racisme est un des ferment de la crise. 

Les 37 syndicats réunis au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG) ont voté samedi à l'unanimité la grève générale, à compter de lundi sur ce territoire ultramarin confronté à un mouvement social, a annoncé à l'AFP le secrétaire général de l'UTG, Albert Darnal.
Alors que la Guyane est touchée depuis plusieurs jours par un mouvement social d'ampleur, cette grève générale a été décidée pour protéger les salariés grévistes dans des secteurs très divers, a précisé M. Darnal. Cette annonce intervient alors qu'une mission interministérielle, dépêchée par le gouvernement et conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, doit arriver dans l'après-midi à Cayenne.
Elle est également composée de plusieurs hauts fonctionnaires connaissant bien la Guyane et issus de différents ministères, dont Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie et ex-conseiller social de François Hollande. Un peu plus tôt, à Paris, le Premier ministre Bernard Cazeneuve avait appelé à "l'apaisement" et au "dialogue" en Guyane. "J'appelle à l'apaisement, j'appelle au calme, j'appelle au dialogue parce que rien ne se construit dans le désordre et l'affrontement", a-t-il déclaré en marge d'une visite au Salon du livre, à Paris.
"Nous avons pris des dispositions de manière à ce que le dialogue puisse s'engager en Guyane, que nous puissions prendre des mesures le plus rapidement possible qui doivent être prises", a souligné le chef du gouvernement. "La situation est toujours tendue. Nous n'avons plus de barrages sauvages, mais ça reste compliqué", a pour sa part déclaré à l'AFP la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts.
Elle a souligné que la mission interministérielle devait notamment examiner les demandes de "court et moyen termes". "Par exemple, nous tenons à souligner qu'il n'y aura pas de retrait de la Croix Rouge du centre médical de Kourou", a-t-elle insisté Une dizaine de barrages obstruaient depuis jeudi une dizaine de ronds-points stratégiques du littoral guyanais, bloquant notamment l'entrée de Cayenne.
Ce mouvement de protestation regroupe des salariés d'EDF, des collectifs contre l'insécurité, un collectif dénonçant l'insuffisance de l'offre de soins et les retards structurels en matière de santé, ou encore des socio-professionnels et des transporteurs. Les manifestations et blocages ont notamment conduit Arianespace à ajourner le lancement de la fusée Ariane 5, vitrine économique du territoire. Le rectorat a décidé de fermer les établissements scolaires jusqu'à nouvel ordre.

Pratique coloniale, intimidation policière, le proconsul de Beauvau a ainsi placé la barre :

"« On a procédé à une sommation très claire à l’attention des manifestants pour leur dire que le centre spatial est une zone protégée et qu’il n’est pas possible de les laisser passer. Les manifestants n’ayant pas entendu, on a utilisé des moyens lacrymogènes pour éviter une confrontation, c’est une règle d’usage », a osé le directeur de cabinet du préfet."

Tout ce qu'il faut pour apaiser les tensions. Les travailleurs ne se sont pas laissés impressionner et Kourou est bloqué, le sous préfet à gagné à ce  Arianespace ajourne le lancement d’une fusée.
 

Parmi les revendications montrant résonance et convergence avec la situation métropolitaine, les Guyanais revendiquent le gel de la vente de l’hôpital de Kourou par la Croix-Rouge à un opérateur privé, et des mesures contre l’insécurité dans la ville. Les grévistes d’EDF réclament des recrutements pour combler des dizaines de postes vacants – selon le syndicat – , et des investissements dans un territoire où les coupures sont fréquentes et où en 2017 des milliers d’habitants n’ont pas l’électricité.
 

Rédigé par Canaille Lerouge

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