Du brexit comme outil de renforcement de l'UE et du capital à base britannique

Publié le 12 Mars 2017

ou regard

sur un paradoxe

pas si paradoxal que cela.

Du brexit comme outil de renforcement de l'UE et du capital à base britannique

Les Britanniques ont voté majoritairement pour quitter l'UE .

1) c'est leur droit

2) au vu des résultats de l'UE pour tous les peuples, chacun peut les comprendre et de plus en plus de gens les approuvent sur le continent.

Il est évident que pour la City ce n'est pas au départ une bonne affaire tant cette City vue depuis un observatoire formaté à la lecture ancienne de l'impérialisme ...et ses séquelles présentes pourrait paraître menacée.

Mais si on regarde plus près, au delà des conséquences (ruines éventuelles de petits actionnaires se dont se moque le Capital voir même spécule dessus comme moyen de régulation de ses spasmes, épiphénomènes boursicoteurs du côté d'Eurotunnel ou autres), le projet d'éclatement des états-nations comme obstacles à la mondialisation capitaliste se trouve booster.

Comme avec la régionalisation en France, d'autres modalités particulières jouant sur son histoire en Espagne, après la partition de la Tchécoslovaquie et les efforts dans la période pour exploser la Belgique, le Capital se positionne en intégrant une balkanisation de la Grande Bretagne avec des sources de tensions et antagonismes (Ecosse, Pays de Galle voire Irlande) nationalistes masquant la nature sociale de la crise qui comme ailleurs taraude les terres de sa très gracieuse majesté.

Dans une configuration au départ négative, cela devient pain béni pour le capital dans sa recomposition impérialiste caché sous le couvert de mondialisation et démontre sa capacité permanente d'adaptation.

Avec, sauce à la menthe sur le gigot, cette pauvre  City de victime éplorée de l'inconséquence du suffrage universelle contrainte a émigrer ...en Allemagne, devient opportunément une pension centre d'accueil fiscal jouant le porte avion avec piste refuge paradisiaque pour toutes les évasions, dès aujourd'hui en second rideaux du l'Irlande actuelle.

Bref si le Brexit reste géré par les tenants du capital (travaillistes et conservateurs, les nationalistes), le vote souverain des Britanniques connaîtra une variante de ce que les mêmes ici nous ont imposé avec la forfaiture de 2005.

Cela participe à la monté des tensions et libère de l'espace à des colères qui ne sont pas populistes mais pour user d'un néologisme de circonstance "lumpen"réactionnaire" usant du terme "populiste" pour construire un rempart afin de s'opposer à toute exigence populaire de souveraineté face au capital.

Le Brexit est traversé par la lutte de classe et là encore les barricades n'ont que deux côtés. 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Repost 0
Commenter cet article