TGV, Alstom, solidarité ou si vous le payez, on vous l'offre

Publié le 17 Février 2017

 

Comment faire un cadeau

... précaire,

en tapant le morlingue

... de celui qui va le recevoir ?

 

 

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Souvenez vous : Hollande, Macron, Valls, tous accourant ventre à terre, toute la droite et son extrême du grand Est,  tous filant sur Belfort.

Députés, ministres, sénateurs, conseiller départementaux, régionaux, élus du machin strasxellois ou de Bruxbourg ; ne manquaient que sabres et goupillons pour une eucharistie industrielle.

Saigné par quarante années de politique menée au nom de la concurrence libre et non faussée, il fallait sauver le soldat Alstom (en fait ses actionnaires).

La Hollandie aux aboies pour sauver non pas l'usine mais la face, avait sommé le gouvernement de commander 15 TGV qui iraient musarder entre Tours et Montluçon, pourquoi pas entre Mézidon et Granville ou Bordeaux Nantes (avec un diesel devant, c'est très écolo) Troyes et Bâle ou encore entre Chateauroux et la Tour de Carol. Ne riez pas!

Lors de la décision du gouvernement, de nombreuses voix avaient fait valoir que la SNCF n'avait pas besoin de ces trains à grande vitesse.

Par contre la CGT cheminots pointait l'urgence de mettre en service de nouvelles voitures à voyageurs pour assurer le service public sur les liaisons interrégionales.

Comme l'idée était à coup sur trop subversive et connoté front populaire, le gouvernement et les Pep's boys ont fait la sourde oreille ; faut surtout pas ralentir le processus de privatisation ; comme l'a dit Kessler , il faut éliminer tout de qui rappelle 36-46 et là, le PS, il s'y connait.

«On est revenus sur l'idée que ce seraient des rames TGV qui rouleraient sur des lignes normales, ce qui paraissait peu cohérent», a expliqué un porte-parole de la SNCF. Ces rames vont rejoindre le parc de TGV destinés à circuler sur la ligne TGV Sud Europe Atlantique (SEA), entre Paris et Bordeaux (celle qui est financée par ces PPP à la Gayssot et vont faire tomber les thunes chez les major du BTP).

pendant ce temps, pour les liaisons inter-régionales, c'est toujours plus de galère laquelle s'aggrave de jour en jour : pannes, manque de matériel tant voitures que locos , obsolescence des infrastructures, fermetures des gares et guichets bref la casse organisée.

Mais , pour faire passer la pilule, la SNCF bénéficiera d'une ...baisse de taxe alors que celle-ci ne bénéficie d'aucune dotation en capital, que les cheminots paient la dette que l'état refuse de reconnaître alors qu'il en est l'auteur. 

Benoîtement, la SNCF explique que cette commande lui permettra d'économiser les 150 millions d'euros prévus pour rénover 24 vieilles rames TGV, dont «certaines ont quasiment 35 ans» (les voitures corail maintenues en service sont plus anciennes encore : premières livraisons 1976) . La SNCF prévoit également «plusieurs centaines de milliers d'euros économisés en termes de maintenance» car "le parc TGV sera plus homogène".(traduisez : on va concentrer les activités et économiser sur les effectifs pour l'entretient, d'autant qu'Alstom avec l'accord des casseurs privatiseurs va en prendre une partie en charge (contre l'avis de la CGT d'Alstom qui veut construire et non pas entretenir).

Pour le donneur d'ordre (l' Etat) et le commis de service (Pepy) «C'est finalement une opération qui est profitable, et une solution en tout cas qui est bien meilleure que la solution antérieure qui avait été envisagée, qui était peu cohérente et coûteuse, particulièrement pour la SNCF»,

Mais, guigne sur le gâteau de ce jeux de casse,  l'Etat «rembourse» la SNCF via, lisez bien, "une baisse de la Contribution de solidarité territoriale (CST)",  c'est une taxe acquittée par la SNCF pour financer le déficit chronique des lignes Intercités. Imaginez vous Easyjet taxé pour compenser le déficit chronique des aéroports privatisés ?

Donc, regardons ce mécanisme pervers :  sur injonction de l'état la SNCF diminue les dessertes les rends peu attractives, se retire sur ordre de ses mission de service public et pour cela paie une taxe qui sert à financer les ...cars macron dont le groupe routier de la SNCF et la caisse des dépôts sont les premiers gourmand bénéficiaires.

C'est donc la sécurité et la régularité qui avec l'emploi des cheminots sont sacrifiés sur une opération où l'objectif se révèle être la casse de l'emploi à statut , mécanisme mis au point par la bande à Hollande appelé à devenir la bande à Hamon au moins pour la durée d'une campagne). Une combine fiscale qui ne serait équilibré que si le scénario va jusqu'au bout. En effet,s'il est prévu que sur les cinq prochaines années, la remise atteindrait 420 millions d'euros, c'est sous réserve que la partie de la droite qui n'est pas encore aux affaires et qui promet de défaire ce que la droite au pouvoir réalise depuis cinq ans conserve un mécanisme qui va coûter un demi milliards qui manque pour les dessertes de service publics.

Canaille le Rouge verrait le mal partout ? Pour Les Echos, ce montage comporte un risque majeur : les deux sujets (la commande d'un côté, la compensation de l'autre) ne sont pas liés. Un futur gouvernement pourrait le remettre en cause. 

Alors qui voit le mal partout ? 

 

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