Après le crime, les calomnies contre la victime

Publié le 17 Février 2017

 

ça suffit !

Repris depuis un texte en ligne et totalement partagé par Canaille le Rouge :

Ce qui finalement inquiète nombre de responsables de la police, par la voix de "syndicalistes" proches des idées de la droite voire de l'extrême droite, au point d'en appeler à brider la liberté de la presse, c'est que les témoignages de viols, de violences, la plupart du temps associés à des témoignages de propos racistes, ainsi que les enquêtes de journalistes, comme celle de l'Huma, aboutissent à cette question : jusqu'à quel point ces pratiques qui mettent les populations en insécurité ne font-elles pas système pour soumettre et humilier les habitants des cités populaires qui souffrent le plus des inégalités grandissantes ?

On ne peut s'empêcher de se dire que l'influence désormais importante du FN au sein des forces de l'ordre est en lien avec ces méthodes qui se généralisent peut-être. Il y a au moins une enquête indépendante et citoyenne à lancer (idée pour les candidats de gauche à la présidentielle).

Et sûrement du ménage à faire.

Violences policières

Agressions de Théo : la CGT appelle au rassemblement le 18 février

mercredi 15 février 2017

Suite à la violente agression d’un jeune homme par les forces de l’ordre le 2 février dernier à Aulnay-sous-Bois, la CGT, le Cran, la FSU, la Ligue des droits de l’Homme, le Mrap, SOS Racisme et l’Unef organisent un rassemblement place de la République à Paris, le samedi 18 février 2017 à 15h. Ils appellent également à l’organisation de tels rassemblements ce jour là dans toute la France.

Pour soutenir Théo et les autres victimes de dérives policières, et pour appeler le gouvernement à prendre en compte la mesure de la gravité des évènements et les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique, la CGT, le Cran, la FSU, la Ligue des droits de l’Homme, le Mrap, SOS Racisme et l’Unef organisent un rassemblement place de la République à Paris, le samedi 18 février 2017 à 15h. Ils appellent également à l’organisation de tels rassemblements ce jour là dans toute la France.

Le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois, Théodore Luhaka, dit Théo, a été violemment molesté par des policiers sous prétexte d’un refus d’obtempérer. Le jeune homme de 22 ans souffre aujourd’hui de graves blessures et a reçu 60 jours d’ITT.

"Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d’une exceptionnelle gravité. Mais ils 
sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause, 
et, avec lui, la sécurité de toutes et tous. Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que
dans le respect de sa devise", écrivent les organisations qui appellent au rassemblement le 18 février, dans un communiqué commun.

Par ailleurs, la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture (Ferc) CGT a produit un communiqué dans lequel elle condamne ces actes inqualifiables, ainsi que la minimisation des faits par le Parquet et les services de police et la banalisation d’une insulte raciste par un représentant des forces de l’ordre sur un plateau de télévision : « De tels comportements des forces de l’ordre [...] ne peuvent que développer les sentiments d’impunité pour les représentants de la loi et d’iniquité, d’arbitraire pour la population et notamment chez une partie des jeunes qui se trouve en butte quasi quotidiennement à des contrôles au faciès, des humiliations, des insultes et parfois des violences policières. »

Après le crime, les calomnies contre la victime

AVEC THÉO ET LES AUTRES VICTIMES

Rassemblement à Paris, samedi 18 février 2017, à 15h place de la République

A l’initiative des organisations suivantes : Cran, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, SOS Racisme, CGT et FSU

 

Les faits qui se sont produits à Aulnay-sous-Bois sont graves.

Le déni par les autorités policières, les déclarations racistes qui en ont suivi sont inacceptables. Inacceptables pour les premiers visés, qui supportent quotidiennement des contrôles dont chacun sait qu’ils n’ont qu’un très lointain rapport avec la réalité de la délinquance.

Inacceptables pour toutes celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’une police respectueuse des personnes et de leurs droits, garante des libertés et de la sécurité publique.

Inacceptables, enfin, pour la police elle-même, dont l’honneur est entaché par ces comportements.

Lorsque des agents ayant autorité outrepassent leurs droits et violent ceux des autres, ils menacent le pacte républicain qu’ils sont chargés de défendre.

Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d’une exceptionnelle gravité. Mais ils sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause, et, avec lui, la sécurité de toutes et tous.

Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que dans le respect de sa devise.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs d’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité au racisme et au mépris social, toutes celles et ceux qui jugent urgent de rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, à organiser des rassemblements largement unitaires de solidarité et de protestation le samedi 18 février 2017, en soutien à Théo, contre des dérives policières auxquelles il faut porter un coup d’arrêt.

Nous appelons le gouvernement à prendre la mesure de la gravité des événements et à prendre en compte les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique.

 

Retrouvez la liste des rassemblements partout en France : (liste non-exhaustive)

Samedi 18 février 2017, à 15h :
 
- place de Verdun, La Rochelle
- place Garibaldi, Nice
- place de l’Hôtel de ville, Chalon-sur-Saône
- place Darcy, Dijon
- la fontaine des Éléphants, Chambéry
- place du Ralliement, Angers
- devant la préfecture, Montpellier
- devant la sous-préfecture, Montbard
- devant le palais de justice – quai F. Mitterand, Nantes (16h)
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