Aimez-vous la potée au chou ?

Publié le 19 Février 2017

 

C'est une question d'actualité

éminemment politique.

 

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Plat unique et exigeant de le demeurer, elle se cuit dans une marmite, il y a des légumes dont du chou, des viandes salées, fumées, séchées, toutes panachées ou pas avec des mélanges tous différents d'une recette à l'autre. 

En France, les livres de cuisine en répertorient environ une douzaine de variantes portant leur nom régional d'origine d’Auvergne, du Limousin de Lorraine de Champagne, berrichonne, bourguignonne, normande, dauphinoise, etc., ou celles encore qui comme la garbure béarnaise, le breton kig a farz et pourquoi pas le couscous d'outre méditerranée, toutes se parent de leur nom vernaculaire ou d'origine.

C'est un plat roboratif, savoureux... à condition de ne pas être obligé de manger que cela pendant des mois.

Sous prétexte qu'elle est dans le répertoire de la cuisine populaire classique, que le chou est bon pour la santé, de gré ou de force, à la grande joie des grossistes politiques, la cantine médiatoque en fait le plat unique servit à volonté mais toujours à partir du vieux pot .

Une fois ça va, tous les jours...ras le bol . D'autant que la potée n'est pas la seule façon de se nourrir et que le chou électoral a tendance à sûrir et à rendre aigre le plat.

Depuis quelques temps et le " s "de " quelques " est volontaire tant les temps s'empilent en nombre sur ce sujet, la question qui est systématiquement posée est de cette nature :
Sachant qu'un choux c'est un choux que la marmite ne peut être qu'unique, en éliminant la variante à la saumure aigre et à la racine de gentiane des tords boyaux des toqués de droite affirmée, ta potée, on te la sert au Hamon salé, au Mélenchon fumé, au Jadot avec des légumes bio ?

Rappelons qu'au restaurant, c'est le client qui choisit et qu'il entre s'il veut.
En matière de cuisine présidentielle, on te somme d'entrer et de t’asseoir, de choisir entre potée, potée ou potée.

Et bien non !

Canaille le rouge pense que diététiquement ce n'est pas bon , que la marmite à force de servir devient poreuse, fragile, donne un mauvais goût au plat et que des produits avariés sont potentiellement en voie de s'y mêler pour vous brûler la gorge, plier l'estomac en commençant par vous casser la voix.

Dit autrement, pour le mouvement populaire n'y aurait-il d'horizon que de choisir parmi les cartes masquées ou pas de jeux de pouilleux, où le valet de pique est une dame blonde mais les maîtres des cartes ne cherchent qu'à s'apparier pour tirer l'épingle du jeu  du MEDEF?

Et si plutôt que de devoir choisir le peuple, tapait du poing sur la table pour, comme ils disent, la retrourner avec la marmite et son contenu ?

Voter pour choisir ou exprimer des exigences et donc refuser de cautionner le moins pire au nom de l'élimination de celle qui l'est le plus.

Il reste deux mois pour le mouvement social pour  retourner la table et ses anti système qui pourtant y sont si bien ventousés.

La marmite retournée avec la table, de grands pic-niques printaniers et estivaux de vrais banquets républicain seraient alors possible.

La poté reprenant sur l'étagère sa place entre pot au feu, ragoût et autres plats traditionnels à servir par plaisir et de façon espacée et non comme rutabaga d'occupation par les troupes du capital.

 

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