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Petite fierté, certes gratuite ...

Publié le 13 Janvier 2017

 

...Tant Canaille le Rouge

n'y est pour rien,

mais fierté quand même.

 

Aide aux migrants : un enseignant-chercheur du CNRS relaxé à Nice

Très intéressant reportage dans Médiapart.

Les barricades n'ont toujours que deux côtés, les cheminots sont toujours du côté de la solidarité.

A la frontière italienne, des cheminots résistent à la «chasse aux migrants»

 PAR LOUISE FESSARD

Le rétablissement des contrôles à la frontière italienne tue : cinq morts depuis août 2016, dont un sur la voie ferrée allant de Vintimille à Nice. Dans deux notes, la SNCF demande aux cheminots de la région Paca de signaler les « groupes » de migrants à bord des trains. Et de réacheminer en Italie les migrants arrêtés dans la journée. Plusieurs agents refusent cette « délation » et cette « chasse aux migrants ».

 

Fier de voir que ses camarades et au premier rang les cheminots de la CGT persistent à porter l'étendard de la dignité de l'humanité face à une direction qui semble renouer avec des principes d'encadrement datant de la ligne de démarquation.

 

 « En allant chercher la rame pour le premier train à Breil-sur-Roya, cela nous arrive de marcher sur quelqu’un qui a dormi près des rames dehors, dit un conducteur. Il commence à faire sacrément froid, il va y avoir des drames. » C’était un soir de la fin septembre. Un agent SNCF trouve sur le quai à Breil-sur-Roya « un jeune migrant apeuré et affamé ». « Il commençait à faire froid », explique l’agent, qui a hébergé le « gamin » une nuit au foyer local SNCF, puis l’a caché dans le local de conduite du premier train pour Nice.

Sans avoir vécu d’accident aussi tragique, plusieurs agents refusent de participer à ce qu’ils appellent « une chasse aux migrants » et dénoncent l’ambiguïté de la SNCF à ce sujet. « Nous nous battons pour que la SNCF arrête de collaborer à la chasse aux migrants, dit Najim Abdelkader, 36 ans, secrétaire CGT cheminots du secteur de Nice. Malheureusement la SNCF a mis à disposition de la préfecture des locaux (d’anciens appartements loués à des cheminots) à Menton-Garavan pour le refoulement des réfugiés. Et dans les trains, les CRS fouillent les placards techniques et les toilettes, c’est donc que la SNCF leur a fourni nos clefs. »

Le lien se fait rapidement entre la politique d'abandon des personnels dans les situations tendues et la célérité déployée pour traquer les migrants et réfugiés :"

 

À Menton-Garavan, premier arrêt côté français, les CRS et gendarmes mobiles sont en gare du premier au dernier train, de 5 heures du matin à minuit. Ce déploiement policier agace le syndicaliste qui souligne qu’en 2011, à la suite d’une vague d’agressions, la CGT cheminots avait demandé en vain plus de renforts policiers. « Et aujourd’hui les autorités trouvent un nombre incalculable de CRS pour chasser des réfugiés de notre pays ! »

"Certains migrants, ayant payé un billet jusqu’à Paris, se font interpeller à  Cannes et retenteront leur chance dans un prochain train ou le long des voies. D’autres parviennent à rejoindre la gare de Marseille Saint-Charles où on les croise, errant par petits groupes, sans bagage. Les moins fortunés empruntent les bus Macron, une clientèle que l'ancien ministre de l'économie, promoteur de la libéralisation des bus longue distance, n'avait sans doute pas anticipée. Un guichetier, habitué à ces clients, leur conseille en anglais de s'éloigner de la gare en attendant le départ de leur bus de nuit, afin d'éviter les contrôles policiers. "

Oui, même si à coups sûrs existent des entorses de la part de quelques individus, Canaille le Rouge est fier de ses collègues.

Les valeurs se transmettent et ne vivent que si ont les fait fonctionner.

Merci mes camarades ! 

Rédigé par Canaille Lerouge

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