Réfugiés et grands groupes : la boucle du profit , la boucle de l'exploitation

Publié le 19 Janvier 2017

 

Quand Canaille le Rouge rappelle

que le capital est d'abord

un rapport social

un rapport social d'exploitation,

la preuve par l'actualité.

 

Canaille le Rouge vous met en lien un article particulièrement édifiant et éclairant. 

Les majors du BTP, ceux qui usent le plus du travail clandestin via la sous-traitance de xième sous niveau, ceux des sans papier, sans vêtements de travail, sans fiches de paies sans sécu ni retraite future, ceux des morts immigrés anonymes sur les chantiers, oui Vinci, Véolia, Bouygues sont les titulaires du "migrant business".

En France, beaucoup de grands noms du CAC à rentes sont impliqués dans la détention des migrants. Outre Engie via sa filiale Gepsa, Bouygues est un autre acteur majeur du secteur, chargé de la construction des centres de rétention dans le cadre de contrats de PPP.

En 2010, quatre travailleurs sans-papiers employés sur un chantier par une filiale du groupe de BTP ont été arrêtés par la police et placés en détention… dans le centre même qu’ils avaient contribué à construire.

Veolia (pour le centre de rétention de Strasbourg) et Vinci (pour ceux de Marseille et de Sète) sont également sur le créneau, de même que le groupe de restauration collective Elior ou l’entreprise de nettoyage Onet.

Sodexo hors de France est déjà bien implanté dans ce secteur.

Quand on sait que les grands du BTP se fournissent en ciment chez Lafargue lequel est sous le coup d'une accusation de financement de ce Daesh né des agressions impérialiste de la fin du 20e siècle et avec celles-ci co-responsable par sa barbarie contre les populations de la situation des migrants, on voit comment la boucle se boucle et comment et grâce à qui se construisent les profits.

C'est en cela que le capitalisme est grand.

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