Amiens, Goodyear, qui et pourquoi dans la coulisse.

Publié le 12 Janvier 2017

 

Pourquoi

un tel un jugement

si scandaleux ?

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Canaille le Rouge ne reviendra pas sur le détail du jugement. Vous le connaissez par la presse.

Si les uns, parce que la prison ferme est évitée, parlent d’apaisement, les autres notent la contrepartie brutale de l’allongement à 12 mois, les 5 ans de mise à l’épreuve et l’inscription au casier judiciaire voulue et obtenue sur demande « au plus haut niveau de l’état » comme l’a dit un des avocats de nos camarades.

Outre le dénie de justice que porte cette caricature de justice, outre le scandale de voir jugés sans plaintes des non coupables alors que sur plainte instruite et renvoi devant la haute cour une coupable reconnue se voit dispensé de peine et d’inscription à son casier judiciaire, ce jugement est exemplaire de la nature réelle de la procédure. Intimider le corps militant, museler toute expression de contestation du capital roi.

Dénie de justice qui se produit au moment où de Lyon à Lille en passant par l’Ile de France tout ce que la mouvance nazie ou néo nazie présente massivement dans le staff du f-haine, aucune poursuite n’est engagée contre ceux qui se mettent hors la loi (idées, financements, déclaration et pratiques d’élus). Il est vrai que le f-haine et sa mouvance comme les autres partis de droite-PS compris- ne menacent pas le système.

A ceux qui disent que La Canaille  remet toujours le couvert sur ce satané « capital » et sur la nature impérialiste du système et institutions qui le préservent, avec au besoin le recours à l’autoritarisme fasciste pour se maintenir, la déclaration de Gattaz annonçant l’utilité pour le capital à base française (en l’occurrence le patron de LVMH) de « faire allégeance » (sic) au Coffre fort ambulant qui entre à la Maison Blanche démontre s’il en était besoin que Canaille le Rouge n’est pas dans l’outrance mais juste au diapason des faits.

Autre façon de faire allégeance de dire au monde de la finance et de l’exploitation sans user de terme aussi crûment connoté, avec les institutions dont il dispose, combien une république devenue économiquement bananière, use d’une version 21e siècle de son talon de fer : voyez nous prenons toutes mesures pour contenir les risques sociaux qui menaceraient la société « libéral » dont l’UE et ses évolution fédéralistes et supranationales portent le cadre juridique et législatif, les commandos de son  Eurocorps éventuellement à disposition.

Il ne sera pas inutile de rappeler que c’est sous un régime dirigé par les héritiers d’Ebert et Moch que ce virage répressif revendiqué et assumé est pris les mêmes héritiers qui comme Ebert outre Rhin ont en France sous la mandature d’un obligé de Pétain, mis le pied à l’étrier à ceux des Nazis en France.

C’est dans ce  moment que pour chasser une variété d’infection lourde co-responsable des poursuites, des militants eux-mêmes susceptibles de subir les coups de la solférinocratie vont aller participer au cirque des primaires qui doit séparer les ministres ou anciens ministres de Dala-Moch, dont LaValls, pour succéder au factotum élyséen en place et continuer sa politique dans le cadre de cette UE que tous vénèrent.

C’est dans le cadre de la présidentielle que d’anciens ministres de Sarkozy et d’anciens ministres de Hollande concourent en agitant l’épouvantail de cette haine qu’ils alimentent en arguments et protègent juridiquement, le tout pour maintenir le cap du dividende, de la rente, de l’exploitation et de la répression pour garantir leur pérennité.

Après le jugement d’Amiens, passer par les isoloirs à rideaux roses revient à accompagner les choix répressifs du pouvoir. Aucun des candidats absent à la sortie du tribunal tant ce procès est emblématique ne peut prétendre aux suffrages des travailleurs.

 

 

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