Mascarades et matamore comédia et pantalonnade

Publié le 14 Décembre 2016

au théâtre du palais Bourbon,

reprise du plus vieux spectacle

du repertoire.

Mascarades et matamore comédia et pantalonnade

La fronde au parti révolutionnaire institutionnel 

Canaille le Rouge reprend ici l'article de Roger tant il est non seulement en résonance mais calé pile poil sur ce que la canaille a dans la tête après la pantalonnade parlementaire des frondeurs dont les ardeurs ont fondues comme ...d'habitude

Bernard Cazeneuve, dernier premier ministre de François Hollande, a défendu bec et ongles le bilan du président socialiste de la République, hier à l'Assemblée nationale. Et l'ensemble des députés socialistes, moins une abstention, frondeurs et autres rebelles compris, a voté pour par 282 voix.

Il y a peu encore, dans l'Humanité ou l'Humanité-dimanche, certains parmi eux critiquaient fortement la politique antisociale du gouvernement.

Or, maintenant, on n'a que des yeux doux pour l'ex-premier flic de France Bernard Cazeneuve, catalogué d'homme de "dialogue" par le député PS Christian Paul, chef de file desdits frondeurs. Ben oui, après l'élection présidentielle de 2017, il y aura les législatives et chacun, frondeurs compris, songe à retrouver son fauteuil à l'Assemblée nationale sous l'étiquette socialiste.

Petit rappel: Dans un tribune du journal Libération, média officieux de la social-démocratie française, on revendiquait haut et fort une primaire de toute la gauche. Et la signaient des syndicalistes ne comptant pas pour rien place du Colonel-Fabien à Paris. Oui, avec une telle primaire, on pourrait faire passer un message, car on n'est pas un con, nous qui savons tout mieux que tout le monde. Une telle primaire, voilà le salut!

Et puis, comme ça sentait le roussi avec Daniel Cohn-Bendit qui en faisait partie, les mêmes se sont rabattus sur une primaire de la gauche de la gôche, en y incluant les frondeurs du PS et les écolos qui n'étaient pas rentrés au gouvernement ou qui en sortaient. Et puis, le porte-parole officiel du Pcf, Olivier Dartigolles, voyait en Arnaud Montebourg, l'ex-cocorico made in France à Goodyear ou Florange, le dénominateur commun pour une candidature à la présidentielle. Avec à l'esprit toujours l'union avec les frondeurs du PS. On ne parlait plus des écolos qui soliloquaient dans une primaire à eux. Tout cela, s'était effectué en tapant fort sur Jean-Luc Mélenchon, ce renégat et ce social-traitre.

Et puis, avec beaucoup d'eau dans son vin, pile poil avant la conférence nationale du Pcf, Pierre Laurent, son dirigeant national, appelait à soutenir Jean-Luc Mélenchon, Ce que les cotisants ont approuvé par 53% contre 47.

A bien sonné le glas des illusions perdues: tous les socialistes moins une abstention ont approuvé les déclarations du nouveau et dernier premier ministre du pouvoir. Les députés écolos se sont abstenus. S'il n'y avait qu'une morale à tout ceci, c'est que la social-démocratie française n'est pas réformable et qu'elle est dans cette posture depuis 1914.

Pour autant, seule une politique de luttes de classe, avec des enjeux anticapitalistes, peut faire sortir les électeurs socialistes et écolos de leur impasses respectifs. Pas autre chose. Et surtout pas un nouveau front unique entre état-majors. Cela est également vrai dans l'action syndicale

Rédigé par Canaille Lerouge

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