Un peu brutal, certes, mais ...

Publié le 26 Novembre 2016

 

Entre les primaires des uns

celles des autres

 et la valses-tangos

de ces hors-sol

sollicitant les suffrages,

sur le même ton que ceux là :

Un peu brutal, certes, mais ...

La phrase qui illustre et provoque sur cette p@ge n'est pas un coup médiatique plus ou moins nihiliste mais bien une interpellation du contenu à donner )à la citoyenneté.

Le parcours de son auteur témoigne de ce souci.

« Je n’ai pas pris mon parti de la méchanceté et de la laideur des hommes. J’enrage de les voir persister dans leurs erreurs monstrueuses, de se complaire à leurs cruautés raffinées... Et je le dis » 

(O. Mirebeau)

Quittant la réaction d'où il s'est construit en la quittant pour devenir anarchiste à la fin du 19e siècle, il s'engagera pour la défense de Dreyfus au côté de Zola.

Un engagement passionné dans le combat pour :

"les valeurs cardinales du dreyfusisme, la Vérité et la Justice (1898-1899)".

C'est Mirebeau qui rédige le texte de la pétition des intellectuels, qui paraît le 16 janvier 1898 ;

il collabore à L'Aurore d’août 1898 à juin 1899 ; il participe à de multiples réunions publiques à Paris et en province, au risque, parfois, de se faire tabasser par les nationalistes et antisémites, comme à Toulouse, en décembre 1898, et à Rouen, en février 1899,

Il va payer de sa poche l'amende (très importante pour l'époque) d’un montant de 7 555,25 francs (avec les frais du procès), à laquelle a été condamné Émile Zola pour son J'accuse, paru le 13 janvier dans L'Aurore.

"Cheminement de la conscience, en août 1898 (encore dans L'Aurore), il parle d'union dans des termes qui résonnent toujours. Il tente de mobiliser les deux groupes sociaux dont l’union est la condition du succès : d’une part, les intellectuels, qui « ont un grand devoir... celui de défendre le patrimoine d’idées, de science, de découvertes glorieuses, de beauté, dont ils ont enrichi le pays, dont ils ont la garde et dont ils savent pourtant bien ce qu’il en reste quand les hordes barbares ont passé quelque part !... » ; d’autre part, les prolétaires, qui se sentent peu concernés par le sort d’un officier appartenant à la classe dominante : « L'injustice qui frappe un être vivant — fût-il ton ennemi — te frappe du même coup. Par elle, l'Humanité est lésée en vous deux. Tu dois en poursuivre la réparation, sans relâche, l’imposer par ta volonté, et, si on te la refuse, l’arracher par la force, au besoin." 

Rédigé par Canaille Lerouge

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