Survivance de l'ère primaire ou la dérive du débat politique

Publié le 18 Novembre 2016

des pratiques médiatiques

affligeantes

Survivance de l'ère primaire ou la dérive du débat politique

Quelle dérive du débat politique ! 

Quelle image de la perversion de ce qui fut un moment fort de la vie politique travestie en une sorte de "questions pour un champion" !

Toutefois, un intérêt : cela permet de montrer la coupure totale des auto sélectionnés d'avec la vie réelle des 9/10 du pays et d'autre part mesurer la proposition des thérapies de choc à la Diafoirus avec comme uniques outils le clystère, la lancette ou la camisole.

Une soirée entière pour transformer la vie de la cité en une sorte de Puy du Fou où les bateleurs ne font que surenchérir sur celui qui sera plus réactionnaire que les autres, surfant sur la peur du pire créé par les reniements des autres.

Au pays de Descarte, de Jaurès de Frachon voire même, ne soyons pas sectaires, de De Gaulle, voir le débat politique ramené à une parodie de BD moins l'humour, c'est affligeant. C'est Iznogoud chez Astérix sans le talent des scénaristes et la richesse de leurs trouvailles et vocabulaire.

Les recettes antisociales les plus éculées présentées comme le nec plus ultra de la modernité. La pensée la plus rance en terme de droit sociaux et sociétaux avancée comme reconquête démocratique. C'est Orwell au pays des sornettes. Les chiens de garde faisant semblant de montrer les crocs pour mieux se coucher ; chiens de garde chaperonnés par un gourou qui était déjà vieux à l'époque de Georges Marchais, mais qui sert si bien la soupe qu'il est toujours là pour faire les extra.

Bref une construction politique faite sur deniers publiques pour à la fois interdire l'expression du mécontentement au nom de sa récupération par l'extrême droite – et donc lui faire gracieusement sa campagne – et ne laisser le choix qu'entre les neuroleptiques-camisole chimique de la rue Solferino ou le traitement de contention mécanique-camisole de force de la rue de Vaugirard. Des deux bords, ils ont préparé les ordonnances.

 Pendant ce temps la place du colonel Fabien est en excursion du côté de Byzance et le général Boulanger décerne ses bons points, assène ses ukases, ratisse sur toutes les terres en évitant bien d'entendre les exigences sociales réelles dont la satisfaction pourrait seule sortir le pays de l'ornière.

Oui, quelle dérive du débat politique ! 

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