Erdogan Bolloré, vils jumelés.

Publié le 6 Novembre 2016

La poutre d'Ankara dans l'oeil d'Ankara,

le chevron dans celui de Puteau.

Erdogan Bolloré, vils jumelés.

Si l'un n'utilise pas la police et l'armée; il ne les a pas encore en direct, son approche dictatoriale ne cède en rien aux méthodes du néo-führer d'Ankara.

Certains vous dirons qu'au moment où la question est de savoir s'il faut mélenchoner ou montebourgiser en paix, la question d'I-télé est marginale.

Rien de plus érronés que de ne pas lier les stratégies capitalistes, les méthodes autoritaire de ce qu'ils appellent le management aux p^rtaiques politiques et auix passerelles que les acteurs des deux espaces ne cessent d'établir au point de concentrer les pouvoir vers un acteur dictatorial unique .

Elle montre où conduisent les dérives de la privatisation de l'audiovisuel public, comment des monopoles idéologiques épaulent les monopoles économiques s'y intègre au point d'être des mains de fer de moins en moins diluées dans l'espace politico économique.

Sauf que mélenchonistes ou montebourgeois et même chassaignophiles ou autres de battre les estrades pour vanter les valeurs du CNR et son programme ne font pas de ce qui se passe dans la presse un combat majeur pour empêcher l'erdoganisation de la France. (Notons que la Turquie membre du conseil de l'Europe n'est toujours pas dénoncé par le gouvernement français et accepte sans broncher la présence des second couteaux d'Erdogan dans ses réunions).

Pourtant, la Fédération nationale de la presse française (FNPF) installée à la Libération, adopte en novembre 1945 une "Déclaration des droits et des devoirs de la presse", qui affirme que "la presse n'est pas un instrument d'objet commercial mais un instrument de culture" pour participer à « Rétablir la liberté de la presse, son honneur, et son indépendance vis-à-vis des puissances financières. »

Comme le dit Laurent Mauduit de Médiapart à juste raison :

" la célèbre formule du Conseil national de la résistance (CNR), consignée tout juste quelques semaines avant la Libération dans son programme « Les jours heureux », prend décidément une très forte résonance. Car dans ce conflit spectaculaire qui paralyse l’une des grandes chaînes françaises d’info en continu, c’est de nouveau tout cela qui est en cause : c’est la liberté de la presse, sans laquelle il n’y a pas de démocratie, qui est aujourd’hui piétinée par Vincent Bolloré ; c’est l’honneur même de cette même presse, qui est aujourd’hui sali par le même milliardaire ; et c’est son indépendance vis-à-vis des puissances financières, qui est au cœur du conflit. "

L Mauduit de démonter le mécano idéologique de l'emprise de l'empire Bolloré et sa façon de le construire et avec qui il le construit  .

Autre méfait : il y a eu à la même époque, au début de septembre 2015, la promotion à la tête d’i-Télé, en qualité de directeur de la rédaction, d’un jeune homme proche de Vincent Bolloré, Guillaume Zeller, petit-fils d’André Zeller (1898‑1979), l’un des quatre généraux putschistes de la guerre d’Algérie. Sur le coup, la nomination fait scandale. Non pas que quiconque puisse être tenu pour responsable de son ascendance, mais parce que l’intéressé évolue lui-même de longue date dans le microcosme des catholiques ultraconservateurs, multiplie les entretiens avec la radio d’extrême droite Radio Courtoisie, et surtout a son rond de serviette sur Boulevard Voltaire, le site du militant xénophobe d’extrême droite Robert Ménard, devenu dans l’intervalle maire de Béziers. Dans un point de vue publié sur ce site le 10 novembre 2012, il dénonce ainsi « l’imposture du 19 mars », jour anniversaire de la signature, en 1962, des accords d’Évian qui ont marqué la fin de la guerre d’Algérie. Et dans un autre billet de blog sur le même site d’extrême droite, publié le 4 décembre 2013, sous le titre « Paul Aussaresses aurait pu être un héros national », il chante les louanges du général, s’appliquant à relativiser les actes de torture dont le militaire s’est rendu coupable pendant la même guerre d’Algérie. Guillaume Zeller avance à l’époque ces arguments : "Il convient de placer les opérations menées par Paul Aussaresses sous deux prismes : la cruauté des méthodes adverses [...] et la démission du pouvoir républicain qui a confié à l’armée des tâches policières étrangères à sa vocation"  

Le Bolloré qui à mis en place son Zeller, n'est donc pas seulement celui qui au lendemain de son élection accueille Sarkozy sur son Yacht lequel est immatriculé à Malte, pas au Guilvinec ou à Douarnenez les ports les plus proches de ses bases économiques. Faut pas pousser non plus !

Toutes pratiques étant pratiques d'une théorie, pour comprendre la pratique avec la rédaction d'I-Télé, jetons un coup d'oeil sur le bagage théorique qui les mène.

Canaille le rouge fait sienne cette phrase de L Mauduit :

"Une grève courageuse, difficile et exemplaire, car si d’aventure Vincent Bolloré parvenait à ses fins, s’il parvenait à faire baisser la tête à la rédaction de la chaîne, cela constituerait un gravissime précédent pour tous les autres médias, passés les uns après les autres sous la coupe de milliardaires. Le risque d’un retour à la presse pourrie de l’entre-deux-guerres, la presse à la solde des puissances financières…

C’est donc sous ce prisme aussi qu’il faut observer le conflit d’i-Télé. Car il en dit très long non seulement sur le comportement de Vincent Bolloré, mais aussi sur celui de la puissance publique et, au-delà, sur celui de beaucoup de dirigeants politiques."

il y a quelques mois quand fleurissaient les faux nez rouges de Bretagne, Canaille le rouge vous avait proposé quelques pistes de lectures offrant un détour sur les sentes discrètes d'une extrême droite bretonne qui sert de base de ressourcement au sire Bolloré quand il quitte ses étages de Puteau-La Défense :

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2013/11/bretagne-connaissez-vous-locarn.html

Il ya des moments ou l'accumulation d'entrelacement ne relève plus de la coincidence:

Monsieur Vincent, pour occuper ses loisirs, preuve que ce ne sont pas les cadences infernales qui le ronge,  est un des animateurs d'un machin qui se nomme le Club des Trente (pour trente patrons et acteurs économico-idéologiques de Bretagne. L'origine du nom fait référence au combat des Trente, qui se déroula le 27 mars 1351 près de Ploermel entre les clans de Jean de Montfort et de Charles de Blois pendant la guerre de Succession de Bretagne.

Et là, on y trouve du beau linge. Un panier garni dont le contenu va certainement ravir les producteurs de lait ou de viande des bords de l'Aulne :

Le Club des Trente est un groupe restreint, en fait,ils ne sont pas trente, mais une soixantaine, dont Alain Glon (Sanders) , Vincent Bolloré et d'autres, une sorte de féodalité de la flibuste du capital montée en confrérie , ça fait sympa dans le décor ce club de pirates féodaux :  Bolloré en est un des manitous, il est aussi membre de l’Institut de Locarn et du Club de Bretagne à Paris. Pour l'image des affaires c'est le Gwen a Du et ses hermines qui flotte au vent mais vous l'avez vu plus haut, pour le statut fiscal et social de son yacht, armateur oblige, c'est le pavillon maltais.

 

Françoise Françoise Morvan, écrivaine, traductrice et spécialiste du folklore breton, avait en 2013 tiré le signal d'alarme au moment du conflit dit "des bonnets rouges" des dérives identitaires liés à ceux qui  avec Institut Locarn et Club des trente tiraient les ficelles de l'opération.

En rappelant que Bolloré préside aux destinées de l'institut Locarn , voici ce qu'elle disait alors dans le Le Monde :

"Voilà quelques années, tenter d'expliquer le rôle du Club des Trente ou de l'Institut de Locarn dans la dérive identitaire à laquelle on assiste en Bretagne vous exposait à vous faire accuser de conspirationnisme. L'un des premiers soutiens de l'Institut, Patrick Le Lay, jurait ne pas le connaître. De même, des responsables de Produit en Bretagne assuraient n'avoir aucun lien avec Locarn.

Les statuts de ces associations ont pourtant été déposés à la sous-préfecture de Guingamp : l'association Institut de Locarn, culture et stratégies internationales a été déclarée le 5 avril 1991 ; Produit en Bretagne le 9 février 1995, bizarrement, à première vue, précédée, le 2 juin 1993, par une Association Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand ayant, elle aussi, son siège à l'Institut de Locarn.

Le comte de Coudenhove-Kalergi est le fondateur de l'Union paneuropéenne, dont les principes fondamentaux peuvent être lus en ligne : « L'Union paneuropéenne reconnaît l'autodétermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique. » « Le christianisme est l'âme de l'Europe. Notre engagement est marqué par la conception chrétienne des droits de l'homme et des principes d'un véritable ordre juridique. »

L'ÉTAT-NATION DOIT DISPARAÎTRE

Le projet de l'Institut de Locarn a été exposé par son fondateur, Joseph Le Bihan, en 1993, sous le titre « Genèse de l'Europe unifiée dans le nouveau monde du XXIe siècle » : la France n'a plus d'avenir ; l'Etat-nation doit disparaître ; il faut liquider l'éducation nationale, les services publics et surtout les services culturels, en finir avec l'héritage de la Révolution française, syndicalisme, laïcité, et autre boulets : « Nous allons réintégrer cette Europe de la civilisation et de la propreté qui existe déjà en Allemagne, en Suisse et dans certains pays nordiques. » Fermez le ban !

 


 

L'institut Locarn sera fondé par Joseph Le Bihan, ancien professeur de géostratégie à HEC, et Jean-Pierre Le Roch, fondateur d'Intermarché. Il représente tout cela à la fois, mais porte avant tout la marque d'une forte identité culturelle.

L'influence de l'organisation investit la sphère politique. parmi les 300 invités pour l'anniversaire de l'institut en septembre 2004 pour son 10 anniversaire :

-Le président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian, 
-Le ministre François Goulard
-L'ancien Garde des Sceaux Pierre Méhaignerie. 

Le dernier vendredi du mois, chefs d'entreprises et décideurs économiques se retrouvent à Locarn pour évoquer un thème, le plus souvent lié à la prospective. Exclusivement financé par les cotisations de ses membres (de 2 300 à 15 000 euros), l'Institut de Locarn compte dans ses rangs des décideurs économiques bretons de tout premier plan dont Jean-Jacques Hénaff (pâtés Hénaff), Pierre-Yves Legris (Legris Industries), Patrick Le Lay (TF1) et bien sûr Alain Glon (groupe Glon), qui a succédé à la présidence de l'Institut de Locarn il y a sept ans à Auguste Génovèse, ex-directeur de Citroën à Rennes. Ce think tank à la bretonne oeuvre au développement de la Bretagne dans toutes ses dimensions notamment au plan économique. « Une des vocations de Locarn est de servir de lieu de négociation neutre et discret, où peuvent se rencontrer des personnalités économiques et politiques », confiait Jo Le Bihan lors de la création de l'institut.  la crème des décideurs économiques et politiques bretons se retrouvent parfois au Club de Bretagne. Sous la houlette de Guy Plunier, ce réseau voit défiler chaque mois les personnalités bretonnes en vue de Michel-Edouard Leclerc, Vincent Bolloré à Denis Seznec en passant par Patrick Poivre d'Arvor qui arbore à l'antenne de temps à autre la cravate du Club décorée d'hermines.  

Canaille le rouge aura certainement l'occasion de revenir sur la dimension africaine des aventure de VB (la catastrophe ferroviaire du Cameroun il y a peu étant un des révélateur des méthode Bolloré pour essorer le jus de profit dans son piratages des ressources et moyen de l'ex empire colonial français. Mais déjà, avec cela on y voit plus clair sur les pratiques et le fond idéologique de celui qui s'est donner pour objectifs de mettre au pas, de mettre à genoux ou de faire partir les rédaction récalcitrantes.

Vous comprenez pourquoi dans le moment Canaille le Rouge ramène sur le devant cette question de I-Télé et partage la colère de Laurent Mauduit dans Médiapart.

Rédigé par Canaille Lerouge

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