Tournoi 2017, derrière qui s'aligner ?

Publié le 3 Novembre 2016

Mais d'abord, faut-il s'aligner ?

Rien n'est moins sûr !

Tournoi 2017, derrière qui s'aligner ?Tournoi 2017, derrière qui s'aligner ?

En route vers les primaires ; vu du camp du drap d'or.

Sous Francois le premier à gauche,

sous François le paumé à droite (et oui, à droite)

C'est parti, le concours Lépine de la chasse aux voix via les appels à soutenir son champion est lancé.

Écoutez les sergents-recruteurs :
Il est rond, il est bon mon Mélenchon !
Il est court, il est lourd mon chou rouge Montebourg ! 
Avec l’élixir Chassaigne, c'est le changement en quarantaine. 
Sans compter les vendeurs groupusculaires d'indulgences à la sauvette.

Comme le troquet de la rue de la Santé : " on est mieux ici qu'en face ".

Tous en synode dans les clochers de Byzance pour régler leur querelle. 

À entendre les psaumes qui sourdent au travers des murs, oyez combien nous y retrouvons celles et ceux qui y confirment leur statut de hors-sol et ne viennent qu'épisodiquement saluer depuis les trottoirs la colère populaire qui bat le pavé.

Pendant ce temps, tandis que les hordes de la haine et les troupes régulières de la droite impériale classique attaquent les murailles et sapent les fondations, un Ganelon nommé Valls, éparque sacrifiant au même dieu Capital que les assiégeants, installé dans la place, s'il n'est pas adoubé à la place d'un patriarche englué dans ses renoncements, se prépare à livrer la ville aux assiégeants rendant le peuple responsable de leur défaite collective pour masquer tous les renoncements des hors-sols têtes de gondole.

Et bien non. Canaille le Rouge ne va pas épauler Mélenchon pour bouter Montebourg comme il ne va pas se fondre derrière le second pour jarnacquiser le premier.

Quant à venir voir Chassaigne, ce Ducatel du rail, ce serait de la haute trahison à la profession du 10 août 44 que de lui apporter soutien même avec des pincettes.
Pas question de participer à ce tournoi où le seul intérêt est pour le gagnant de la joute finale d'avoir le droit de s'offrir du bon temps avec Marianne aux frais la république tandis que dîmes, gabelles, taxes et péages divers et variés étranglent salaires et pensions laminées.

Mais alors, canaille, si tu affiches si fort le rouge de ta colère et de ton refus, que proposes-tu ?

D'abord de nous accorder sur deux choses : d'une part, la nature systémique du fonctionnement d'une société qui a capté le concept de crise (créé pour la dénoncer) pour maintenir son cap et la faire accepter par ses victimes, et d'autre part, une structuration institutionnelle qui donne l'illusion d'une rupture possible alors que telle la madrague des pêcheurs méditerranéens destinée à piéger les poissons, les institutions et ceux qui acceptent de s'y soumettre n'offrent d'issue aux piégés que de mourir dans les spasmes d'un taux de profit victorieux sur le lit de glace des financiers déguisés pour l'occasion en mareyeurs. 

Pour trouver l'issue, il faut rompre.

Une rupture qui pour être durable, efficace et interdisant le retour au passé se doit de mobiliser la masse de ceux qui vont produire, produisent, voudraient participer à produire et ont produit ces richesses dont les canaux détournement et stockages comme les institutions qui le permettent doivent être détruits.

Dans ces conditions, participer au Ganelon-Challenge-Tour 2017 pour gagner ce concours Lépine du faux-cul de service, très peu pour Canaille le Rouge.

Sachant que ce positionnement ne sera évidemment pas partagé par ceux qui présentent leurs années de cotisations comme justificatif de soutien à un des champions susmentionnés, permettez à La Canaille (qui n'affichera pas ses années de timbres) de leur demander très franchement, du fond des yeux : quelles auraient été votre réaction il un quart de siècle devant ces alignements derrière ces généraux de l'armée mexicaines qui n'ont de cesse que de finir d'araser les terres où vous, ex-révolutionnaires aujourd'hui battant en retraite, certains officiers pensionnés aux Invalides de la politique, vous labouriez et ensemenciez les champs de la transformation sociale ? 

Ne vous étonnez pas de l'accueil que les jeunes dans la galère vous font : vous avez failli (ce qui peut se corriger), mais en participant à ces mascarades, blanchissant leurs auteurs et bénéficiaires, vous justifiez votre faillite.  Cela, au regard du projet que vous portiez et qui sans vous, malgré vous et pour certains contre vous, reste l'avenir. C'est cela qui est impardonnable.

Ces générations qui aujourd’hui vivent plus mal que nous sont en droit de vous demander des explications voire à certain(e)s des comptes. 

Vous l'avez compris, Canaille le Rouge ne cautionnera pas la course en sac des primaires, ni celle de l'éliminatoire de ce "question pour un champion institutionnel" conduisant le gagnant à devenir concierge du palais de l'accumulation par l'exploitation.

Si vous avez méthode plus efficace pour mener le combat anticapitaliste qui justifie la consonne centrale de votre sigle, Canaille le Rouge l'attend avec un vif intérêt.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #Coup de gueule, #lutte de classe, #Colère, #capitalisme, #cheminots, #Histoire

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dominique 03/11/2016 16:12

Avis et decision partages depuis longtemps ! Quel texte ! Toujours en verve ! Un regal !