TGV -TET, de l'art d'enfumer les gens pour préparer

Publié le 7 Octobre 2016

la casse industrielle et sociale

TGV -TET, de l'art d'enfumer les gens pour préparer

Une kyrielles de menaces s'articulent et s'enroulent autour de la décision de l'Etat de passer commande de rames TGV, toutes plus porteuses d'avenir tumultueux que d'apaisement social industriel et économique.

D'abord, notons que l'état s'il ne trouve pas de sou pour donner à son entreprise publique les moyens de faire face à ses obligation de service public, celui ci n'a pas trop de problèmes pour financer avec nos impôts l'entretien du réseau autoroutier scandaleusement privatisé tandis que les concessionnaire se gave de taux de marge de 20% sur le montant des péages.

Notons aussi que de même, le gouvernement au nom de l’État annonce refuser de prendre en charge SA dette ferroviaire qu'il fait supporter à la SNCF et donc aux cheminots et aux usagers, mais va éponger à hauteur de 400 millions celle de la ligne nouvelle financée par le PPP Avignon -Barcelone (le "corridor Gayssot") dont les adjudicataires avant même qu'il fonctionne sont en faillite (avec le risque de demander à la SNCF d'assurer cette reprise en tout ou partie sans dotation en capital).

Ensuite le besoin de rappeler que l’intestat vient de tourner le dos à son obligation légale d’assurer les trains d'équilibre du territoire (TET) et de fait, qu'il vient de tirer un trait sur le renouvellement du parc des voitures "corail" (mises en service dans les années 75) les quelles ont besoin aussi urgent qu'indispensable d'être remplacées et dont l'usine de Reichshoffen a la compétence technologique pour les fabriquer.

Commander 15 rames TGV au prix du marché (30 millions pièce, total 450 millions d'Euro) contre de quoi équiper l'équivalent de 30 trains corail nécessaires (total pour la série 300millions) à minima pour cette partie du service public visé est un gouffre financier doublé d'un gâchis technologique sauf...sauf si le gouvernement a autre chose en tête.

Et là le paysage façonné par le PS et ses auxiliaires technocratiques prend forme :

Si, comme prévu au départ, la SNCF achète le matériel TET par un financement public au titre du service public (comme est subventionné le transport scolaire, les lignes de dessertes des îles etc; les infrastructures routières du transports routiers de voyageurs -dont les "cars Macron") ) la SNCF par la présence d'un outil de service public fait obstacle à la mise en concurrence voulue par l'UE et les droites aux pouvoir ou voulant y accéder, accélérée pas la PSolférinocratie.

Les 15 rames TGV achetées circulant sur des lignes classique seront intégré dans des roulement TGV pour leur entretien car ces rames d'un point de vue technologique ne pourrons être entretenues que dans des ateliers spécialisés TGV disposant des outillages et savoir faire professionnels y répondant et va permettre à la SNCF d'accentuer la liquidation de ses établissements du matériel pourtant technologiquement hautement performant assurant l'entretient du parc affecté aux actuels TET et participer ainsi à la suppression des 28 000 emplois de cheminots annoncés par Pepy pour les 4 années à venir. Une opération de casse industrielle qui va fabriquer quelque dizaine de sinistres de la dimension de celui qu'ils disent avoir endigué à Belfort (70 fois hémorragie de Belfort ). Un sinistre coup de billard à trois bandes politique avec en prime une opération de division pour opposer les salariés d'Alstom au cheminots.

De Plus, parce que ce n'est pas tout, l'état annonce qu’il pourra ensuite revendre les TGV achetés dans le cadre du sauvetage. Revendre à qui ? À l'entreprise dont statutairement il est l'unique propriétaire au nom de la nation alors qu'il lui refuse les mêmes moyens pour mener sa politique industrielle et lui interdit de faire du service public ? Où plutôt une revente au prix de l'occasion de matériel, bien entretenu, avec à minima 30 ans désespérance de vie, acheté avec de l'argent public participant à servir des dividendes aux actionnaires (dont l'état à hauteur de 20% mais aussi Bouygues pour 30%), matériel que la SNCF aura entretenu aux normes TGV, au titre de son utilisation sur les lignes TET, et qui ainsi externalisé à d'autres opérateurs permettra la privatisation que les accédants actuellement n'ont pas la capacité technique et financière d'aborder sans cette aide que le pouvoir met en orbite.

Faire miroiter aux salariés d’Alstom qu'il pourrait avoir l'entretien en charge de travail, outre que que c'est leur mentir sur l'avenir industriel de Belfort, masque ainsi l'accompagnement par l'état du plan du PDG d’Alstom de supprimer quasiment la moitié des sites de production en France (l’ouverture dans la période d'une usine au Kazakhstan confirmant l'orientation).

Laisse-t-on faire ou fait-on barrage pour imposer d'autres choix, qui, affirmons-le fortement sont possibles.

La question de l'issue politique est posée. Elle exige des réponses qui ne soit pas des remèdes de rebouteux mais bien de s'en prendre socialement et politiquement à la racine du mal : quelle maîtrise publique des services publics en réseau ? Pas que l'exploitation et l'entretient mais en termes de filière industrielle, sous contrôle publique, la nationalisation (et non l'étatisation )ayant sa pertinence pour assurer l'égalité de traitement en tout point du territoire mais surtout le rôle principal des salariés concepteurs producteurs des outils du service public comme décideurs des choix à partir des besoins définis par les usagers.

Plutôt que de nous bassiner avec les "primaires", les susceptibilités et autre ego, leur stratégie d'arrière salle, ne serait-ce pas de cela qu'il faudrait publiquement débattre pour barrer la routes à toutes les droites au pouvoir ou rêvant d'y accéder ?

Et si ces questions de susceptibilités et autre ego, ces stratégies d'arrière salle n'existaient que pour justement ces questions ne soit pas posées ?

Démonstration que l'avenir du pays et son service public n'est possible que par l'expression de la souveraineté populaire et que c'est d'abord dans les entreprises où se crée la richesse que tout commence. Dans ce cadre et parce qu'ils refusent de poser la question de cette façon, les candidats dit de gôche y compris de "gauche de la gôche" qui sollicitent le droit de concourir, se placent hors du champ de ces réalités.

 

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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