Souveraineté populaire et l'impérialisme affiché du capital

Publié le 7 Septembre 2016

Quand la vérité leur échappe

Souveraineté populaire et l'impérialisme affiché du capital

Si on en croit ce que rapporte l'Obs (qui un jour fut Nouvel mais toujours déloicieusement placé sur une ligne de crète le tirant vers le coté conseervateur voir plus, le gouvernement japonnais qui n'a rien de délicieux et est plus que conservateur, au nom du libre droit des peuples à disposer d'eux même vient d'intervenir lors du G20 à proppos du vote des britanniques (Brexit).

Voici dans un article signé Pascal Riché ce que rapporte la feuille des mousquetaires de l'info "Bergé Niel Pigasse" (détenteur aussi de ce journal de révbérence qu'est Le Monde) 

"Le gouvernement japonais y envisage explicitement une vague de retraits de groupes industriels, dans l’hypothèse où les négociations entre l’UE et Londres tourneraient mal. Son souhait est que "l’environnement des affaires actuel soit maintenu autant que faire se peut" : autrement dit, que presque rien ne change..." 

 

L'Obs donne une explication qui éclaire cruement la nature de l'UE  : 

 

" Le risque, si ses souhaits n’étaient pas exaucés, est explicitement formulé :

Le pays est depuis longtemps le point de chute préféré des firmes japonaises qui ont mis le cap sur l’Union européenne. L'insularité commune des deux pays n'y est pas pour grand chose. Les coûts du travail y étaient moindres que sur le continent, le syndicalisme moins menaçant, le gouvernement plus accueillant et le marché des capitaux plus accessible, avec la présence de la City."

Le capital nippon et son gouvernement (qui agit de la même façon que Blummollet en France) annonce la couleur :

"Un certain nombre d' entreprises japonaises, parfois sur la suggestion du gouvernement, ont investi activement au Royaume-Uni, alors considéré comme une porte d'entrée vers l'Europe, et ont mis en place des chaînes de valeur à travers l'Europe. De ce fait, nous demandons fermement que le Royaume-Uni prenne cela au sérieux et réponde de manière responsable afin de minimiser les effets néfastes sur ces entreprises."

 

Suit un cahier revendicatif assez exaustif portant les "demandes" des entreprises, un aperçu concret dit l'article,

"...des casse-tête que le Brexit pose aux grands groupes industriels et financiers, qu'ils soient japonais ou pas. Ainsi, les firmes du secteur automobile redoutent de se retrouver dans une situation où des tarifs douaniers seraient appliqués deux fois : "Une première fois pour les pièces importées de l’UE (vers la Grande-Bretagne) et une autre fois pour les produits finaux assemblés au Royaume-Uni et exportés vers l’UE."

"...le gouvernement japonais laisse entendre que les QG des banques nippones pourraient déménager de Londres si les négociations du Brexit ne parvenaient pas à donner à celles-ci la liberté de travailler dans l’Union européenne (le fameux "passeport européen") ou si elles mettaient fin à la capacité de la City d’abriter des chambres de compensation en euro.

Dans la pharmacie, le gouvernement japonais redoute les conséquences du Brexit, dans l’hypothèse où l’Agence européenne des médicaments, actuellement installée dans le nouveau quartier des docks de Londres, déménageait : "Si l'AEM devait déménager vers d'autres pays membres de l'UE, l’attraction de Londres pour le développement de produits pharmaceutiques serait perdu, ce qui pourrait éventuellement conduire à une réorientation des flux financiers et de personnels de R&D[Recherche et développement, NDLR] vers l’Europe continentale."

Autre crainte, une baisse des exportations des produits japonais fabriqués en Europe vers des marchés tiers : les produits "made in UK" risquent en effet de perde leur certificat d’origine de l’UE, "ce qui signifie que ces compagnies japonaises travaillant en Europe ne pourraient plus bénéficier des avantages des zones de libre-échange auxquelles participe l’UE". Inacceptable. Le rapport appelle enfin le Royaume-Uni à rester ouvert à la main d’œuvre de l’UE, pour ne pas créer "un grand chaos" sur le marché du travail.

Ce sont les entreprises qui in fine décideront de leur départ ou non en fonction des négociations sur le Brexit, a rappelé lundi l’ambassadeur japonais à Londres Koji Tsuruoka, sur BBC Radio. Mais au Japon, le système industriel et politique est imbriqué de tel façon que ce genre d’avertissement officiel ne peut être pris à la légère.

 

Qui ne se souvient du temps de la guerre froide des éditos enflammés de Jean Daniel et autre JJSS, de leurs collègues contre l'économie dirigée et "l'intervention-insuppportable-de-l'état-totalitaire-frein-à-la-libre-entreprise" dans le champ économique ?

C'était donc ça le problème ! Pas l'intervention de l'état, mais que les entreprises si libres ne dictent pas le positionement de l'état.

Maintenant que le retournement a été si mondialement conforté, pourquoi se priver ? 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #économie, #impérimlisme, #capital, #UE, #Brexit

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