France 2017 : le point de vue ouvre sur un champ de ruine sillonné par les regrattiers de la politique.

Publié le 21 Septembre 2016

Quand le piège se referme

et que ceux qui le tendent

font délibérement l'impasse

sur ce mouvement social

qu'ils courtisaient tous

avant les vacances.

 

 

France 2017 : le point de vue ouvre sur un champ de ruine sillonné par les regrattiers de la politique.

 

C'est parti. Le concasseur de débat, le crible à trier les questions qui intéressent les réponses déjà prêtes est en route.

Exit la colère populaire et les accents gaullistes, gaulliens chargés de contrer les fantasmes gaulois de l'un et la haine galeuse de l'autre.

Ils vous avaient tellement compris que maintenant vous n'auriez d'autres choix que de vous glisser dans le moule formaté de l'élection présidentielle qu'ils vous proposent vous laissant éventuellement le choix de choisir ou pas qui sera le princident de la monarblique ou le présidarque de la répubchie à venir.

Hors de ce chemin efficacement balisé par l'ensemble des chiens de garde point de salut.

La machine à perdre est en route. Au final, le seul recours serait donc de concourir à extraire un moins pire sachant que le plus vraisemblable est que ce moins pire serait à choisir parmi ceux qui nous en fait voir pire que les précédents qui nous promettent de la surenchère sur le pire.

Canaille le Rouge a du mal à comprendre comment des esprits rationnels qui ont pour certains des décennies de pratiques des institutions et des circonvolutions de ceux qui les tordent à leur main, ces hommes et les femmes qui ont argumenté intelligemment pour combattre le piège institutionnel peuvent se laisser hypnotiser par le mirage électoral au point non seulement s'y inscrire mais inviter à les suivre quand le fond des solutions est de bousculer l'organisation économique et social, ce qu'aucun des candidats à ce jour déclaré ne se propose de faire.

Affligeant de voir cette approche qui se glisse dans le moule de l'esprit constitutionnel de la rencontre d'un peuple et d'un chef, gourou, chaman, mage à envolée lyrique. Tous ces messies autoproclamés, s'ils ont besoin des petits bras de ce qui reste d'appareil pour porter leur campagne, nient le rôle historique des organisations dont notre peuple se dote pour construire la vie politique et ne confère au peuple que le droit de les plébisciter. Pratique aussi ordinaire que réactionnaire pour tous les conservatismes, elle aspire dans son camp ceux qui se défendent d'y être.

Mais comme le disaient ces vieux pères fondateurs du rationalisme révolutionnaire : "le point de vue de la pratique". Hélas, le point de vue ouvre sur un champ de ruine sillonné par les regrattiers de la politique.

Tous tournent de droite à gauche, de gauche à droite et donc, courant idéologique et économique dominant, de droite… à droite.

Drapé dans une écharpe rouge, l'un d'entre eux nous apporte cette forme de boulangisme qui se veut de gauche mais qui comme tout boulangisme repose sur un postulat réactionnaire.

Il ne peut y avoir d'issue dans ce cadre d'autant que devant la pauvreté du débat qui par moment confine au crétinisme politique (voir l'épisode des "Gaulois") au mieux 45% de celles et ceux qui sont théoriquement concernés vont se déplacer (majoritairement le camp de la rente et de la peur et la chance d'avoir des avancées progressistes avec cette machine politique confine à la probabilité de gagner à l'euro million. Tous ceux qui y croient ont tenté leur chance. Sauf que là, ceux qui tiennent la machine à boules l'ont programmée pour interdire tout risque de combinaison gagnante.

Le seul espoir, c'est cette colère qui gonfle, se faufile et refuse de se laisser canaliser par les chemins balisés par le recours exclusif aux isoloirs. Pas question de refuser le suffrage universel. Mais urgence d'articuler son usage comme moyen de mesure d'un projet d'alternative construit par ceux-là même qui parce qu'ils produisent collectivement les richesses doivent collectivement se prémunir de ceux qui depuis des siècles se les accaparent. Un projet communiste.

Force est de constater que ceux qui avaient décidé de capitaliser sur le nom la construction de ce projet ont dilapidé leur capital et que leur déchirement sur la façon de tomber dans le piège institutionnel participe à faire obstacle au neuf qui cherche à jaillir face à ce vieux sous perfusion d'acharnement thérapeutique.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #élections, #mouvement social, #lutte de classe

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