Brésil , il y a du mouvement et du mouvement populaire

Publié le 2 Septembre 2016

L’avocat de la présidente destituée du Brésil, Dilma Rousseff, a fait appel jeudi 1er septembre, auprès de la Cour suprême (STF) pour demander un nouveau procès et l’annulation de la sentence qui, comme le dit pudiquement le monde pour ne pas user du mot de coup d'état a écarté du pouvoir mercredi la présidente légitime que le Monde réduit à dirigeante de gauche (le golpiste usurpateur étant qualifié par le titre de "modéré de centre droit").

Le recours exige « la suspension immédiate des effets de la décision du Sénat qui a condamné pour crime de responsabilité la présidente de la République ». Il est signé par l’avocat José Eduardo Cardozo, ex-ministre de la justice de Mme Rousseff qui l’a défendue pendant le procès.

L’avocat demande également « un nouveau procès » et le retour à un poste de président par interim de Michel Temer, l’ancien vice-président de Mme Rousseff.

Disons que c'est un bon moyen de pousser à l'intervention populaire mais à ce moment, l'action jurique est tellement verouillée que sans cette intervention du peuple, elle a peu de chance d'aboutir.

 

En France, la droite et le PS se taisent, c'est dans la nature des choses. Bonne nouvelle, le Pcf a produit un communiqué offensif dénonçant le putsch dans des termes en prise avec la réalité brésilienne.

A quand le même concernant la Grèce l'Ujraine ou le Portugal, mais là c'est au niveau de ce qu'il faut dire.

Brésil : Le PCF, solidaire avec Dilma Rousseff, condamne le coup d’État

JEUDI, 1 SEPTEMBRE, 2016

HUMANITE.FR

A l'issue d'une mauvaise mise en scène, une majorité de sénateurs brésiliens ont imposé la destitution de la présidente Dilma Rousseff sans que ses accusateurs aient pu apporter une seule preuve des fautes qui lui sont reprochées. Cette sinistre farce est un crime contre la démocratie brésilienne et une injustice sans nom contre une présidente qui a été élue avec 54 millions de voix en 2014.

Michel Temer, qui usurpe la présidence depuis quelques mois et qui est l'un des principaux animateurs de la campagne en faveur de la destitution de Dilma Rousseff fait, comme 15 des ministres de son gouvernement et deux tiers des sénateurs et députés brésiliens, l'objet d’enquêtes et poursuites pour corruption. La décision qui vient d’être prise par les sénateurs n'est qu'une tentative de donner un air de légitimité à un véritable coup d’État qui met le Brésil entre les mains du secteur financier et des grands groupes et intérêts économiques empressés de reprendre la direction du pays.

Déjà, le gouvernement provisoire présidé par Michel Temer a commencé à s'attaquer aux politiques sociales qui ont sorti de la pauvreté des millions de personnes. L’austérité se met en place et des droits sont mis en cause. Les institutions et la politique perdent toute crédibilité.

Le PCF exprime toute sa solidarité à la présidente Dilma Rousseff et apporte son soutien le plus déterminé aux mobilisations du peuple brésilien contre le coup d’État en cours, et aux forces de gauche qui s’attellent déjà à la reconstruction d'une alternative politique capable de refonder la démocratie brésilienne.

Parti communiste français

Signe des temps : le premier acte du golpiste de Brasilia aura été de se rendre au G20. pour qui doutait, il signe.

Les peuples des pays du BRIKS vont avoir besoin que nos luttes se mettent au diapason des leurs.

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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