Tristesse. Georges Seguy est mort. Un grand Monsieur.

Publié le 14 Août 2016

 

Canaille le Rouge l'a bien connu

Georges a fait partie de ceux qui

à Paris Austerlitz

(Paris Sus Ouest - PSO- pour les initiés)

a mis de pied à l'étrier

de nombre de militants de la CGT et du PCF

La Canaille est de ceux là.

 

Tristesse. Georges Seguy est mort. Un grand Monsieur.

Quand Canaille le Rouge est entré à la SNCF (en fait quand il y est devenu militant , en 1975, Georges était sur la cellule de l'équipement (signalisation) de la section des Cheminots d'Auster du parti, membre du comité de section et syndiqué au syndicat des cheminots de Paris Sud Ouest.

Pied à l'étrier, Georges a fait partie aussi de ceux qui ont confié à La Canaille ses premières responsabilités tant politiques que syndicales. A lui, mais à combien d'autre jeunes camarades. C'est dire même si nous le savions de santé défaillante, l'émotion de l'annonce de sa dispartion.

Tout les mois, mon camarade Jean Paul, secrétaire de la section, passait au 213 puis ensuite à Montreuil pour collecter ses cotisations (il refusait de venir dans les réunions du parti sans avoir été à jour et participait très régulièrement au comité de section, à toutes les conférences de section). Au plan syndical par contre (autre pratique d'organisation), il faisait le maximum pour venir se mettre à jour de ses timbres lors des réunions. 

Canaille le Rouge se souvient de la Fête de l'Humanité 1982 où nous avions fêté sur le stand de la section des cheminots de PSO le 350e adhérents à qui il avait signé sa carte. Au même moment ses camarades lui offrait un jeu d'échec, cadeau pour son départ en retraite en souvenir de ce qu'il nous avait conté de souvenir de sa déportation qui avait donné naisance à son goût à pousser du bois.

Pour tout plein de raisons Canaille le Rouge n'est pas resté très loin de Georges : outre le cheminement politique, son appel à résister commun avec d'autres Résistants, le rôle qu'il a joué pour que la CGT ne laisse pas à d'autres l'exclusivité de l'exploration de l'histoire sociale et du mouvement ouvrier , sa volonté de lier travail des militants et des historiens pour bénéficier des connaissances des uns et de la science des autres...et de les faire échanger et partager, il serait prétentieux de dire qu'ils étaient partagés alors qu'ilnous les a proposé et ainsi transmis.

Les lecteurs réguliers de Canaille le Rouge savent aujourd'hui qui est à l'origine des moments où l'histoire apparait sur ses p@ges sans qu'il soit utile de s'y référer où d'en faire une icone qu'il aurait à coup sûr brisé.

Sur toute cette durée il n'y a pas eu que des points d'accord, il y a même des questions qui depuis le congrès de Grenoble de la CGT restent en débat. Mais débats, discussions, voire désaccords ne pourront supprimer l'actif au nom de ce que certains pour le salir appelleront le passif. Canaille le Rouge est ainsi fait qu'avec les deux Georges, si differents, Séguy et Marchais, ces points ne font ne peuvent faire adversité et formés toute une génrétion de militants.

La création de l'IHS de la CGT et de ses réseaux est le fruit de ce travail. 

Un repère s'en va. Parmi toutes celles et tous ceux qui aujourd'hui sont tristes, une galerie de portrait de camarades et amis certains disparus, d'autres présents peut-être perdu de vue s'imprime dans la tête de La Canaille.

Le plissement de ton coin de l'oeil quand tu allais coincer un adversaire, fermer son bec à un contradicteur un peu trop sûr de lui, ou faire sourire tes amis par une anecdote qui te revenait vont définitivement nous manquer. 

Tristesse, amtiés et respect camarade Georges.

Rédigé par Canaille Lerouge

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