Qui arme et comment l'islamo-fascisme ?

Publié le 29 Juillet 2016

Une enquête de Médiapart

qui va (du moins devrait normalement)

faire du bruit.

Voila des mois qu'avec trop peu d'autres Canaille le Rouge clâme sur tout les tons que les monarchies ultraréactionnaires du Golfe et les régimes Turcs et autres qui le sont tout autant sont les financeurs er fournisseurs d'armes de l'internationale noire du crime théofasciste.

Il y a encore deux jours, LaValls a publiquement prétendu le contraire.

L'enquête de médiapart dont La Canaille vous fournit ci dessous le lien et extrait quelques arguments incontestables prend à revers les déclarations du maquignon de Matignon et l'éclaire sous son jour réel de menteur d'état.

Il y a ceux qui achètent, ceux qui produisent et ceux qui assurent la logistique.

Parmi ceux qui produisent, les pays qui organisent le rejet des réfugiés des pays qui fuient la terreur portée par les destinataires finaux de ces contrats juteux.

Dans les années 2000, selon une note du ministère de l’intérieur français, on estimait entre 330 000 et 460 000 le nombre d’armes détenues illégalement au Kosovo (pour une population de moins de deux millions d’habitants), entre 350 000 et 750 000 en Macédoine (pour moins de deux millions d'habitants) ou encore à trois millions en Serbie. Celles-ci alimentent aujourd’hui les réseaux criminels d’Europe de l’Ouest et, même si elles peuvent parfois être utilisées sur les théâtres d’opération du Moyen-Orient, c’est avant tout par les chaînes de production des usines de l’ancien complexe militaro-industriel yougoslave que les belligérants sont aujourd’hui alimentés.

Autre lien : l'étude du ministère de l'intérieur montrant que le gouvernement dispose des outils fins de connaissance des trafics de tous niveaux

Médiapart éclaire brutalement les responsabilités dans la chaine logistique de l'islamofascisme :

Selon le journal croate Jutarnji List, c’est en fait 3 000 tonnes de matériel financé par l’Arabie saoudite qui auraient été acheminées vers la Jordanie en 2013, un transport organisé par les États-Unis avec l’aide de sociétés de fret turques et jordaniennes. Théoriquement destinées aux rebelles syriens s’opposant à l’armée régulière de Bachar al-Assad, ces armes seraient finalement tombées dans les mains de combattants islamistes aux alentours d’Alep. (Ceux dont fabius déclarait qu'ils faisait du bon boulot, les mêmes qui décapitent des gosses dans leurs zones sous controle note de CleR). Deux options semblent probables : soit ces armes ont été consignées directement à des formations islamistes, soit les miliciens s’en sont emparés durant les combats.

De fait, la collaboration historique des fournisseurs yougoslaves avec les pays du Moyen-Orient ne s’est jamais démentie, ni durant l’embargo qui touchait la Yougoslavie de Slobodan Milošević durant la décennie 1990, ni durant celui qui frappait le régime de Saddam Hussein. Jusqu’à la chute du président serbe en octobre 2000, Belgrade aurait vendu au régime irakien des armes chimiques et des missiles, notamment par l’intermédiaire de l’entreprise publique serbe Jugoimport. Le pays aurait aussi servi d’intermédiaire à Bagdad pour des commandes passées à certaines entreprises bosniennes, rapporte l’International Crisis Group.

Cet ancrage historique explique en partie la reprise des échanges avec le Moyen-Orient, en sus de la bonne qualité et du tarif compétitif de ces armes. Selon le rapport du BIRN et de l’OCCRP*, ce sont aujourd’hui les États-Unis, la Turquie et les États du Golfe qui organisent la livraison des produits des Balkans et d’Europe centrale. D’après les données récoltées par les deux médias, l’Arabie saoudite aurait signé depuis 2012 des contrats à hauteur d’au moins 829 millions d’euros, la Jordanie pour 155 millions d’euros, les Émirats arabes unis pour 135 millions et la Turquie pour 87 millions. Mais ces estimations sont certainement encore éloignées de la réalité. Selon les journalistes participant à l’enquête, pas moins de 68 avions cargos chargés d’armes auraient ainsi décollé des aéroports d’Europe centrale et des Balkans ces douze derniers mois. Trois navires, au minimum, seraient aussi arrivés en Turquie et dans les ports de la mer Rouge.

Concernant les pays "producteurs" il est à noter que "la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, le Monténégro, la Serbie et la Slovaquie sont signataires du Traité sur le commerce des armes des Nations unies, entré en application en décembre 2014 pour limiter le commerce illégal "(Mediapart article cité)

Qui arme et comment l'islamo-fascisme ?

Robert Ford, ancien ambassadeur des États-Unis à Damas (2010-2014) déclare que "Riyad et Ankara fourniraient aussi du matériel à des groupes islamistes non soutenus par les États-Unis, entraînant des affrontements sur le terrain pour le contrôle de la marchandise".

Médiapart de conclure : "L’industrie Igman de Konjic, qui a survécu à la guerre en Bosnie-Herzégovine et qui était au bord de la faillite il y a encore quelques années, exporte désormais en Irak et en Afghanistan. Pour ce faire, elle a dû augmenter le nombre de ses ouvriers, passé de 360 en 2010 à plus de 1 000 en 2015. Avec la multiplication des conflits ces dernières années (Irak, Syrie, Libye, Ukraine, etc.), les fabricants d’armes peuvent se frotter les mains, l’avenir leur appartient".

Reste une question qui devrait faire sauter de colère les parlementaires nous vantant le rôle pacificateur (Wouaff wouaff wouaff !) de l'UE :

Les pays producteurs sont soit membres de l'UE soit en attente d'entrée. Que fait le gouvernement français ?

Comment expliquer (naïf va!) ce curieux silence de la diplomatie française (entre autres), ceux de Bruxelles Luxembourg etc.

* Balkan Investigative Reporting Network (BIRN) et l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), 

Rédigé par Canaille Lerouge

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