Pas d'état d'urgence pour la délinquence financière : la justice va son train de sénateur

Publié le 22 Juillet 2016

"Toute négligence

peut être fatale

à une petite fortune".

(Condorcet Pensées et maximes (1794).

Apparament,

la patronne du FMI,

n'est pas dans le besoin

 Pas d'état d'urgence pour la délinquence financière : la justice va son train de sénateur

La Cour de cassation a rejeté, vendredi 22 juillet, le pourvoi de Christine Lagarde contre son renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR).  La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) devra répondre de « négligence » dans l’affaire de l’arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie, en 2008.

C’est en tant qu’ancienne ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy, de 2007 à 2011, que Christine Lagarde, mise en examen par la CJR pour « négligence » dans l’utilisation des fonds publics en août 2014, va devoir répondre de son rôle dans la mise en place d’un arbitrage privé entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais.

Le ministère public avait préconisé, le 1er juillet, le rejet de son pourvoi.

En 2007, sur incitation forte de l’Elysée, Lagarde avait donné  son aval à la mise en place de cet arbitrage qui avait fini par accorder, en juillet 2008, 405 millions d’euros à Tapie dans le cadre de son bras de fer avec le Crédit lyonnais, lié à la vente d’Adidas – cette sentence arbitrale a, depuis, été annulée.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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