Alors que LaValls se fait huer partout où il passe.

Publié le 2 Juillet 2016

Que du nord au midi

résonne la colère,

nous assistons

au triste quadrille

des piteux

préparation des primaires et leur suite.

préparation des primaires et leur suite.

 

Alors que les membres du gouvernement ne peuvent plus aller nulle part dans le pays sans se heurter à la saine colère sociale, populaire, ouvrière, syndicale. Alors que fonctionnaires et salariés du privé ou du public du manœuvre à l’ingénieur organisent une gigantesque course à l’échalote pour dire leur colère à ce pouvoir thatchérien. Il apparait de plus en plus que ceux qui n’ont pas le temps à perdre dans la proposition de construire une alternative populaire, progressiste immédiate, s’attaquant officiellement au capital, racine du mal, vont passer l’été, leurs universités et leurs suites, à s’invectiver haut et négocier bas autour du droit à être du tour de table lors du rendez-vous électoral d’avril 2017.

"Primaires à gauche" ils n'ont que ce mot à la bouche. Le mot est bien trouvé, ils sont réellement…primaire tant l’immédiat leur est secondaire.

Disons le clairement : quand le peuple manifeste sa colère, en laissant le vide politique sans autres projets que l’eau tiédasse de leur congrès gardée sur le coin du poêle dans la vieille casserole d’une UE éventuellement rétamée, ce sont eux qui font le jeu du f-haine et non pas ceux qui, écœurés par des désertions devant l’ennemi de classe, refuse par l’abstention ou le vote blanc à participer à la mascarade.

Entre un anticommuniste napoléonien se grimant en Jean Moulin rouge à l’égo surdimensionné se fabriquant sa cour, des pécééfiens nostalgiques d’une grandeur qu’ils ont avec application depuis trente ans travaillé à lui faire perdre, des explorateurs de passerelles pour les rassembler malgré eux, une seul constante : donner rendez-vous en 2017 plutôt que d’en appeler à la construction par cette avant-garde des millions de gens mobilisés, rejetant la loi travail, honnissant ce pouvoir, à un rassemblement pour penser maintenant et construire maintenant une alternative non inscrite dans le piège institutionnel. Pas une alternance mais une alternative qui passe pour être efficace par la marginalisation voir la mise sur la touche de tout ceux qui ont failli à vouloir garder ce cadre qui tend le piège.

S’ils savent dénoncer (et c’est bien) les chiens de garde du système et leur Berger, ils se révèlent par leurs querelles byzantines comme n’étant ni les Belle de la mobilisation politique, ni des Rintintin de la révolution, tout juste des rantanplan du mandat.

Ceci explique peut-être cela. Changer oui, mais faut bien manger. Et comme leur seul CAP –leur metier est de "faire de la politique » comme un exploitant agricole beauceron "fait de la céréale" — est celui de chasseur de mandat ou porteur de sacoche élective, ça fait court pour se recycler.

Donc, sauf à leur confier les rennes, il faut renvoyer le changement ...aux générations futures.

Et avec le népotisme ambiant... avec eux, ce n'est pas du futur proche.

Rédigé par Canaille Lerouge

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Musée de l'Europe & de l'Afrique 02/07/2016 12:31

Excellent article (repris sur le blog du Musée). Et si on élisait un référendum de sortie de l'UE plutôt qu'un président ? Avec une vraie campagne populaire en ce sens comme en 2005, non confisquée par les partis ? ça permettrait de remettre les pendules politiques à l'heure, non ?