A propos de l'aventurisme industriel du pouvoir et de son Etat-major d'EDF

Publié le 29 Juillet 2016

à propos de leur projet

en Grande-Bretagne

A propos de l'aventurisme industriel du pouvoir et de son Etat-major d'EDF

Canaille le Rouge met à votre disposition le communiqué de la Fédération Mines et Energies de la CGT  concernant le projet "Hinkley Point" .

Au delà d'une somme d'arguments techniques important de connaitre pour les militants, une dénonciation politique des choix du gopuvernement et de l'état major d'une entreprise à capitaux majoritairement publcs, Canaille le Rouge considère que dans ce débat, comme pour le rail et les autres services publics en réseau, manque dans le débat public la dimension du rassemblement des salariés et des usagers pour reconstruire une véritable maîtrise publique de ces services publics en réseaux.

Une forme à recréer de propriété sociale et économique collective non étatique mais assurant la souveraineté énergétique, la garantissement dans des conditions sociales environementales et industrielles maitrisées, excluant les grands groupes financiers et leurs appendice industriels. 

Un système industriel porteur à partie des garanties collectives des salariés et les droits des usagers domestiques et industriels de véritable coopération internationale et non des stratégie de commandos.

Cela passe par la réappropriation collective de ce que trente année de libéralisme aprivatisé et que le projet Hinkley point soutenu par l'Elysée et Matignon travaillent à rendre irréversible.

Voici le texte de la Fédé CGT Mines et Energies :

 

LA FRANCE N’A AUCUNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE ! SAUF LE DÉPEÇAGE DU SERVICE PUBLIC PAR DES OPÉRATIONS PUREMENT CAPITALISTIQUES !

Le 28 juillet, le président d’EDF convoque un Conseil d’Administration pour la validation du projet britannique très controversé, Hinkley Point. Un projet évalué à 24 milliards d’euros a minima qui risque de plomber financièrement encore plus la filière nucléaire déjà fragilisée par le manque de stratégie industrielle.

Derrière ce projet, et on en parle très peu, en découle un autre, la vente des actifs de RTE filiale à 100% publique – 100% EDF. Réflexion qui tourne autour d’un consortium EDF 51%, la Caisse des Dépôts et Consignations 25% et Hydro-Québec 24%. Sans oublier d'autres montages possibles avec des opérateurs comme State Grid opérateur chinois, incluant des clauses de contrat telles qu'elles permettraient dans tous les cas qu'un repreneur même minoritaire puisse imposer ses options à l'entreprise.

L’ouverture du capital de RTE résulterait d'une décision purement financière et non industrielle alors que les réseaux de transport électrique, monopole naturel, constituent le nœud du système électrique. Une telle décision aurait des conséquences dramatiques sur le plan économique, social et industriel. Il entacherait notre indépendance énergétique et notre capacité à répondre aux besoins industriels et sociaux sans parler de la dégradation de la sûreté du réseau.

Cette vision financière, aux antipodes d'une politique énergétique industrielle, est totalement approuvée par le président Hollande et portée par le Ministre de l’économie Macron et le Président d'EDF dont les seuls intérêts se limitent au champ financier tout en abandonnant les intérêts de la nation et des usagers.

Concernant le projet Hinkley Point, la FNME CGT réfute tout passage en force au Conseil d’Administration du 28 juillet, alors qu’une instruction engagée par le CCE est en cours. Dans ce dossier structurant pour l’avenir du Groupe avec 24 milliards d’euros engagés dont 16 milliards à verser par EDF sur ses fonds propres, c'est toute la filière industrielle du nucléaire qui peut être remise en cause, avec son savoir-faire et ses emplois sur le territoire national.

Saisi par le Comité Centrale d’Entreprise pour obtenir les informations utiles et nécessaires afin de pouvoir rendre un avis éclairé et motivé sur ce projet majeur pour EDF et ses salariés, le TGI de Paris a fixé son audience au 22 septembre prochain. S’asseyant sur cette audience du TGI, Monsieur Lévy, soutenu par le Ministre Macron, qui a décidé de passer outre, est convoqué au tribunal le 2 août par plainte du CCE.

La FNME CGT reste toujours vigilante, habituée à ce que les mois de juillet et d’août soient propices aux décisions dont les conséquences sont généralement très néfastes pour les salariés, en leur absence.

Pour cette fin d’année, la FNME CGT sera en veille permanente car se dessine à l’horizon le traitement d’autres dossiers destructeurs du modèle énergétique Français. Sous couvert de la mise en œuvre de la loi de transition énergétique, elle aura à suivre la fermeture des centrales EDF au fioul, l’avenir du groupe AREVA, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la mise en concurrence des concessions hydro-électriques et le plan d’économie d’EDF de 1 milliard avec la suppression de 4 000 emplois en majeure partie dans le commerce et le tertiaire.

Il est temps que le gouvernement et les pouvoirs publics fassent le choix de réorienter la stratégie du Groupe EDF et plus largement des entreprises du secteur énergétique vers un projet industriel et social au service des usagers et de la Nation

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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