Paris et ses terrains de sport

Publié le 23 Juin 2016

Pendant l'Euro foot,

 

Un nouvel espace est né.

Paris et ses terrains de sport

A Paris, nous avons trois hipprodromes pour améliorer la race chevaline, la ville, la pref de police au service de la Fédé de sport automobile, en plein état d'urgence au coeur des beaux quartiers savent transformer l'Esplanade des Invalides en autodrome de 2km .

A Paris, il n'y a plus d'aérodrome,nous n'avons plus de vélodrome, pas de boulodrome.

Mais grace à la camarilla hollandienne et son caudillo de Matignon nous avons maintenant un manifestodrome.

Un manifestodrome avec ses lignes droites, ses courbes et surtout ses chicanes. 

Judicieusement choisi, sans appel d'offre ni concurrence, notre nouveau lieu festif mais enacdré dispose du réservoir inépuisable du bassin de l'Arsenal pour alimenter en permanence les canons à eau des lances de répression. A proximité, la caserve du boulevard Henri IV de la garde mobile dite républicaine pour stocker ses mini blindés anti-insurrection et ses grilles anti-emeutes. Sur les bords du parcours, le commissariat central du 4e idéalement placé pour offrir l'hospitalité ses provocateurs en "civil" si en difficulté. Et directement du producteur aux consommateurs, enchrister quelques dizaines de syndicalistes histoire de faire régner une salutaire terreur repressive. Le préfet Cadot connait bien sa ville : Ils ont même si nécessaire, , atout suprême, l'institut médico-légal au bout de la première ligne droite. De quoi pratiquer la repression à flux tendu.

Ce ne sera pas la première fois que la bourgeoisie française et son avant garde politique cherche à intimider et réprimer. Les conditions de la manif de ce 23 juin montrent dans quel sauve qui peut idéologique  la social démocratie fait son retour précipité au bercail douillet des soumis à l'Impôt sur la Fortune.

Le PS a fait de ce pouvoir les héritiers des Frey et Papon. Hollande ne pouvant, tel un De Gaulle, se servir des illusions crées par son passé. Le Bourget 2012 n'est pas Londres 1940. D'autant qu'avec son LaValls dans son intendance au service de notre actuel Comité des Forges il aura du mal à faire passer le message et seule l'image de Papon et ses brigades spéciales de la PP perdurera au coté des CRS et BAC de Cazeneuve. On a les icones qu'on mérite.

Le pouvoir va savoir qu'on ne contient pas la colère du peuple même confiné au coeur du Boboland. Un jour ou l'autre, le starter et ses stadiers casqués et armés que les autorités prétendent nous imposer vont se rendre compte que ce qu'ils ont été obligé de céder dans la débandade ne sera pas une procession, mais risque pour les côtes du starter et son drapeau bleu et brun se transformer en rodéo.

Tenter de faire tourner en bourrique le monde du travail, lui montrer son mépris en l'enfermant dans le quartier de la Bastille, devrait rappeler à nos très lavalien vallseur le sort de Réveillon réfugié chez De Launay gardien de la forterresse le 13 juillet 1789. Aux fortes têtes de la répression : "qui s'y frotte s'y pique".

C'est peut-être pour s'en être rendu compte que le très girondin député de Paris solférinocrate Caresche aussi méprisant que méprisable a sorti en direct sur LCP son historique "moi, j'me tire". 

De toute façon la population parisienne, ses travailleurs qui si pour le plus grand nombre ne peuvant plus y habiter y travaillent, sauront aller lui demander des comptes. 

 

 

 

Pour le canaillophile intéressés par l'histoire, clin d'oeil et repère :

En Avril 89, Reveillon, précuseur  à l'époque des Gattaz d'aujourd'hui, pour faire face à la concurence internationale décide de réduire les salaires et d'intensifier le travail, c'est l'émeute dans le faubourg St Antoine. Sur ordre du Louis Hollande et ses conseils installé à Versailles, élysée de l'époque, Pierre-Victor de Besenval, le cazeneuve du moment  préfet de police de l'époque avait fait durement charger en Avril  200 tués et 300 blessés.Il persiste au Tuileries de 13 juillet. faisant sabrer homme femmes et enfants. C'est la naissance de la Papon's connection qui tente de s'illustrer de nos jours.

La prise de la Bastille commença par l'arrivée des insurgés du faubourg St Marceau par le fossé de l'Arsenal (ceux du faubourg St Antoine convergeait venant de la rue de Montreuil ou se trouvait la manufacture de papiers-peint Réveillon). Ce fossé de l'Arsenal devenu bassin puis port est le lieu d'implantation du manifestodrome. Mais les plus au sud de nos concitoyen le savent bien ce n'est pas dans les arènes que se déroule la partie la plus belle de la féria mais dans ses alentours.

A suivre pour savoir comment le pouvoir va devoir battre en une retraite qui, commémoration de la prise de la Bastille oblige, ne pourra pour lui ne jamais être une retraite aux flamneaux.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #lutte de classe, #repression, #ps, #manifestation, #Liberté

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