Pendant que la CES est aux abonnés absents (la FSM, il faut le noter, est venue exprimer sa solidarité)

Publié le 9 Juin 2016

La CGT,

devant l'ONU,

interpelle le gouvernement français

Pendant que la CES est aux abonnés absents (la FSM, il faut le noter, est venue exprimer sa solidarité)

Libertés syndicales

La CGT interpelle la France devant l’ONU sur les répressions et violences anti-syndicales !

mercredi 8 juin 2016

La CGT était lundi 6 juin à Genève pour dénoncer devant le Comité des droits économiques et sociaux des Nations unies la répression syndicale et le climat social délétère en France.

A l’occasion du 58ème examen de la France dans le cadre de l’application du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (« PIDESC ») - le texte de référence en la matière-, la CGT a exposé devant cette instance internationale la discrimination et la criminalisation de l’action syndicale dans notre pays : acharnement judiciaire, peine de prisons fermes à l’encontre de syndicalistes.

La CGT est également revenue sur le projet de loi travail (dit El Khomri) évoquant les dispositions dangereuses et régressives pour les travailleurs qui flexibilisent et insécurisent l’ensemble de nos concitoyens, sans processus parlementaire et avec usage d’une procédure d’exception.

Suite à notre intervention, plusieurs membres du Comité des Nations Unies ont interpellé les représentants du Gouvernement français pour qu’ils s’expliquent sur la stigmatisation du fait syndical et les possibles conséquences sociales du projet de loi El Khomri, ainsi que sur les limitations des droits fondamentaux des travailleurs et citoyens.

Alors que la France traverse une période de tensions sociales sans précédent, la prolongation de l’Etat d’urgence compromet la liberté de manifester pacifiquement, en toute sécurité physique, le droit de grève et la liberté syndicale. A chaque manifestation, aujourd’hui, il y a des blessés, parfois très grièvement. L’usage indéterminé de la violence ainsi que l’utilisation d’un langage guerrier à l’encontre de représentants syndicaux ou de manifestants est en soi une atteinte grave aux droits fondamentaux. On neutralise les manifestants et contribue à porter atteinte à l’exercice effectif de ces droits.

Le gouvernement français s’est retrouvé en difficulté pour répondre aux questions, et a choisi l’esquive, en demandant une suspension de séance.

La CGT reste mobilisée et agit sur tous les fronts pour combattre le projet de loi El Khomri et faire respecter les acquis sociaux, les droits et les libertés publiques en France.

Montreuil le 8 juin 2016

Certes, ce n'est pas à Genève que se trouvent les leviers qui feront reculer le Medef et basculer la solférinocratie, mais que le pouvoir soit contraint à la fuite dans les couloirs de l'ONU montre combien sa position est intenable.

Quelles responsbilités historiques de ces remugles du pacte vichyssois de mettre ainsi notre pays sur le devant de la scène avec de si pénibles pratiques.

Quelle honte que la France soit ainsi sous les projecteurs.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #luttes, #répression, #onu

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jean-marie Défossé 09/06/2016 21:21

Si même le gouvernement français était officiellement condamné par l'ONU , ce gouvernement ou tout autre similaire n'hésiterait probablement pas ENSUITE à utiliser les méthodes Nord-Américaines : celles d'unités "anonymes" de ... BRISEURS DE GREVES avec des méthodes violentes et de voyous , genre battes de base-ball etc ... bien entendu sans condamnation réelle de justice pour ces "mercenaires" improvisés anti-grévistes .