Le bacille financier

Publié le 14 Mai 2016

Ou comment le capital

est responsable

 la mortalité de la tuberculose.

Et surtout pourquoi sortir

la recherche et la santé

des griffes du marché.

Le bacille financier

Ce qui suit est tiré du quotidien Belge "Le Soir" du 13 mai 2016.

Canaille le Rouge se premet de mettre en rouge et en gras un éléments qui devrait conduire pour qui dit combattre le capital à faire de cette question une des armes pour stoppoer le pillage de la Sécu et porter une véritable politqie de santé en rappelant qu'en France comme au Rwanda ou au Bengladesh, la tuberculose est lLA maladie de la misère et celle due au ravage du capital.

 

... Jusqu’à ce vendredi, une personne atteinte de tuberculose multirésistante devait officiellement suivre un traitement de quasiment deux ans, notamment par des médicaments aux effets indésirables toxiques. C’est ainsi qu’un patient sur trois développe une surdité qui en est la conséquence et seule la moitié des patients atteints de cette maladie survivent.

Mais depuis vendredi, ces résultats sont améliorés de manière impressionnante. Van Deun a travaillé en Tanzanie, au Rwanda puis au Bangladesh. Entre 1996 et 2008, l’IMT d’Anvers a analysé l’ensemble des échantillons bangladais pour rechercher une éventuelle résistance contre les médicaments. « En nous appuyant sur les données provenant de milliers d’analyses de laboratoire, nous avons été en mesure de mettre au point peu à peu notre traitement », raconte Van Deun. Les expériences lui ont également suggéré d’ajouter la clofazimine au traitement. « Ce médicament n’était cependant pas reconnu à cette époque par l’OMS. De plus, il se révélait inefficace à court terme. Toutefois, certains signes montraient que ce médicament commençait à agir après quelques semaines d’utilisation pour la durée totale du traitement. »

Les réussites de la science sont parfois dues au hasard. Les fonds manquent, mais une dévaluation surprise du dollar américain donne aux chercheurs une marge de manœuvre financière plus importante afin de poursuivre leur projet. Dès 2006, le « schéma thérapeutique bangladais » élaboré par les Belges était un fait. Il a été mis au point à partir de sept médicaments existants dont la gatifloxacine à action antibactérienne. La durée du traitement est d’à peine 9 mois au lieu des 18 à 24 mois recommandés par l’OMS. En 2010, le Dr Van Deun et ses confrères ont indiqué que ce traitement permettait d’augmenter le taux de guérison de 65 % à 88 % chez les patients atteints de tuberculose résistante au Bangladesh. Contrairement au schéma thérapeutique de l’OMS, ce nouveau traitement permet d’éviter le développement d’une résistance aux médicaments même en cas d’échec au traitement. De plus, ce traitement à court terme est nettement moins cher. L’OMS vient (enfin !) de le reconnaître et de l’adopter.

CQFD

Rédigé par Canaille Lerouge

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