Boussole : quand SUD perd le nord ou le réformisme, le fond ou(et) la forme, exemple par le BHV

Publié le 8 Mai 2016

De la méthode Berger (ou PS 2005)

pour contourner

la démocratie.

Boussole : quand SUD perd le nord ou le réformisme, le fond ou(et) la forme, exemple par le BHV

Consultés à bulletin secret la majorité des salariés du BHV Paris a rejetté l'exigence patronale d'imposer le travail du dimanche.

En vertu des moeurs politico sociaux en vigueur la CGC et SUD signent un accord félon , la CFTC dans une surprennante conversion à l'argument de  laïcité du calendrier ne s'y opposera pas.

Un jour peut-être nous saurons dans quelles escarcelles seront tombés les 30 deniers et sous quelle(s) forme(s).

Si pour les patrons du commerce parisien de grande distribution ce n'était pas la norme d'être ainsi servis, ils auraient bien des emplacements, de la Nation à la place de l'Etoile, pour élever des ex voto à la gloire de ceux qui savent si bien les servir.

Juda et Ganelon se sont trouvés des héritiers.

En écrivant cela Canaille le Rouge a une pensée pleine de sympathie pour les camarades de la CGT du BHV qui il y a vingt ans déjà menaient le combat contre toutes les tendances réformistes qui s'acharnaient de dehors comme du dedans à prendre d'assaut un des bastions du syndicalisme de lutte du commerce parisien.

 

 

Extrait de l'article de Libé à ce sujet 

... un accord sur l’ouverture le dimanche a été signé, mardi, par deux centrales : SUD Solidaires, qui pèse 33 % des voix aux élections professionnelles, et la CFE-CGC (8 %). Un alliage plutôt étonnant puisque SUD Solidaires a toujours fait entendre, dans l’entreprise comme au niveau national, son opposition au travail dominical. Tout comme les salariés du BHV eux-mêmes, qui s’étaient exprimés à une courte majorité, en novembre, contre un premier projet d’accord à l’occasion d’un référendum tel que prévu par la loi Macron.

Cité par l’AFP, François Le Menuet, représentant de SUD Solidaires BHV, défend sa décision, expliquant avoir voulu«négocier au mieux pour les salariés» face à une évolution à laquelle«on ne va pas échapper». Conclu pour trois ans, l’accord prévoit un plafond annuel de 15 dimanches travaillés payés double avec récupération pour les salariés habituellement en poste la semaine. Pour ceux de fin de semaine, les 15 premiers dimanches seront majorés de 100 %, les suivants de 50 %, sans récupération. La direction s’engage aussi à ne pas fermer trois magasins en région parisienne et à Lyon pendant la durée de l’accord.

Interrogés par Libération, les salariés du BHV-Marais sont partagés.«C’est une bonne chose. Etre payé double, avec un jour de récupération, ça met du beurre dans les épinards à la fin du mois», souligne un vendeur à dix ans de la retraite après seize passés au BHV. «Sur le principe, pourquoi pas, mais à condition que les horaires soient raisonnables», nuance une vendeuse. Et d’ajouter : «Le dimanche, c’est sacré. Ça permet de se reposer, de manger en famille… De vivre quoi !»Même discours d’une démonstratrice fraîchement recrutée, pas fermée au travail dominical mais qui s’inquiète toutefois de sa «banalisation» et du respect du principe de volontariat, pourtant garanti par la loi Macron.«On nous dit que ce sera sur la base du volontariat. En réalité, ce ne sera pas vraiment le cas», poursuit-elle. Sa crainte : que les salariés refusant de travailler le dimanche soient déplacés sur des postes 100 % semaine sur lesquels «il sera plus dur de réaliser les objectifs de ventes». «Si on refuse, ce sera mal vu», abonde une autre.

Des inquiétudes partagées par la CGT (34 % des voix aux élections professionnelles). Vendredi, le principal syndicat du magasin a fait savoir qu’il s’opposerait au texte et ferait jouer son droit d’opposition. Or, pour que ce dernier soit valable, il doit émaner de syndicats représentant plus de 50 % des voix. D’où l’appel du pied de la CGT à la CFTC (25 %) pour l’inviter à faire de même. «Il serait incompréhensible que notre syndicat soit le seul à faire respecter l’avis majoritairement exprimé par les salariés lors du référendum de novembre 2015», appuie la CGT. Sans convaincre sa cible, qui a finalement fait savoir qu’elle ne s’opposerait pas à l’accord. Ce qui, de fait, laisse la voie libre à sa validation. Et donc à l’ouverture sept jours sur sept du BHV, qui deviendrait alors le premier grand magasin parisien à appliquer les nouvelles règles de la loi Macron.

Moralité:

comme le disaient en leur temps deux humoristes :

Quand les Sudistes sont trop nombreux c'est la démocratie qui prend la pâtée 

Rédigé par Canaille Lerouge

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