Terrorisme, barbarie fasciste. Réfléchir.

Publié le 28 Mars 2016

Tenter de comprendre

pour combattre efficacement.

Racine et culture

de ces politico-psychotropes 

Qui a semé ,

Où ?

Qui cultive ?

Pour qui ?

Terrorisme, barbarie fasciste. Réfléchir.

Un papier un peu long mais le moment le permet et l'urgence se prête à l'exercice : 

 

Et si plutôt que de se laisser bercer par les explications pseudo scientifiques et autres pujadasseries du café du commerce on allait regarder pourquoi et comment la barbarie fasciste arrive à trouver des supplétifs dans l'UE à partir des bases géographiques déstabilisées par un tiers de siècle d'opérations guerrières impérialistes ?

Cela va nous obliger à faire un détour par l'histoire coloniale française, les pratiques impérialistes du capital belge de Tanger à Molenbeek sœurs siamoises de celles françaises de Sétif à Poissy, du rôle des monarchies et bourgeoisies compradores, sans perdre de vue le rôle, comme serre-livres, depuis 70 ans des groupes factieux en Europe,  tel que l'OAS et le f-haine en France et ceux vus à Bruxelles ce 27 mars.

Depuis des années, la Belgique, un des principaux réceptacles et victimes de la barbarie fasciste est dans le collimateur des commentateurs, analystes et autres officines publiques ou privées policières. Outre Quiévrain se déploieraient comme génération spontanée des foyers de radicalisation et de narcotrafic d'Anvers (Flandre) à Liège (Wallonie) en passant par Bruxelles ou Bruges. Oui, ils existent mais Pasteur l'a montré, la génération spontanée n'existe pas. Tout ce qui converge vers les ciselleurs d'opinion, montre du doigt les belges issus de l'immigration marocaine, comme ici il pointe les Algériens en France, les Turc en allemagne ou... les irlandais du côté de Cambridge.

Hypocrisie majeure, les autorités marocaines se disent très inquiètes devant "la radicalisation hors de contrôle de leurs ressortissants, qui versent dans le crime organisé, le salafisme voire le chiisme, en rupture complète avec leur islam". Conclaves de politologues et spécialistes, experts et autres gourous. Et que je te convoque des géographes pour "questionner la dynamique de la communauté marocaine de Belgique, majoritaire dans les berceaux du grand Bruxelles," mais surtout pas de sociologues encore moins d'historiens qui pourraient non pas excuser mais expliquer. Normal ; ils risqueraient en faisant sauter la croûte de montrer les racines d'une infection purulente.

L'histoire, l'origine et les activités des Marocains de Belgique expliquent le terreau potentiel pour une incrustation salafiste de Molenbeek, mais pas que cela même si le socle historique explique cela. Il faudra aussi parler industrie, impérialisme, France etc...

Petit détour, une fois n'est pas coutume, par une tribune de novembre 2015 publié par un historien, Pierre Vermelen[i], dans le …Figaro. Pas pour s'inscrire dans le sillage du titre mais pour aider à donner quelques repères qui vont aider à aller plus loin.

Voici son papier suivi d'un article tiré de Médiapart puis de deux ou trois idées que vous propose La canaille.

" On nous dit qu'à l'inverse de la France et de l'Espagne, la Belgique n'a pas de passé colonial marocain. Pourquoi alors la Belgique compte-t-elle plus de 500 000 Marocains, 1 habitant sur 20, et pourquoi sont-ils nombreux à verser dans un radicalisme hors de contrôle ? En mars 1912, écrit ¨Vermelen, la France place l'Empire chérifien sous « protection », et concède le nord du pays, le «Rif», à l'Espagne.

Ce Maroc espagnol est coupé en deux : le pays jebala arabophone à l'Ouest, le pays berbère du Rif à l'Est. Cette montagne méditerranéenne pauvre et très peuplée vit d'expédients et de trafics marchands, à l'instar de la Corse ou de la Kabylie. Des dizaines de milliers de Rifains s'embauchent chaque année en Oranie française pour travailler la vigne ou dans les mines de la région. Les Espagnols laissent faire.

Quand, après la Grande guerre, ils se décident à «pacifier» la région, leur armée se fait massacrer à Anoual en juillet 1921 (12 000 morts). Avec les armes récupérées, Abdelkrim proclame un Etat, la République du Rif, et son armée. En cinq ans de guerre, l'Espagne se déchaîne contre les Rifains, qui reçoivent les surplus de gaz moutarde bradés par l'Allemagne. Mais rien ne venant à bout des Rifains, ils portent la guerre au Maroc français. Lyautey est destitué, remplacé en urgence par Pétain, qui mobilise une armada franco-espagnole ultra moderne, qui débarque à Al Hoceima, répétition du 6 juin 1944.

Les Rifains, écrasés par des centaines de milliers d'hommes, reprennent leur exode saisonnier vers l'Oranie. Toutefois, Franco sait les utiliser par dizaines de milliers dans sa guerre d'Espagne pour nettoyer et conquérir au couteau les tranchées et les villes républicaines.

Pire, à l'indépendance du Maroc, quand le Rif se soulève pour ses libertés, le Rif fait l'objet d'une guerre livrée par les forces armées royales d'Oufkir et du futur Hassan II, en 1958 et 1959, aidées par l'armée française. Le Rif reçoit cette fois du napalm. On relève des milliers de morts. La haine que se vouent les Rifains et le roi du Maroc est si forte qu'en 38 ans de règne (1961-1999), Hassan II ne se rend pas dans le Rif, refuse d'y investir et d'équiper le pays. Il ne lui laisse que le monopole du kif accordé par son père. (Souligné par Canaille le Rouge)

Peuple abandonné et livré à lui-même, les Rifains émigrent comme leurs aînés. Ils s'installent dans le nord, puis suivent l'emploi vers les houillères de Wallonie, et enfin dans les Flandres et aux Pays-Bas en plein boom. Le Benelux et le Nord Pas de Calais comptent en 2015 près d'1,5 millions de «Marocains», en majorité Rifains.

Après 1968 et la chute de la French Connection, les chimistes corses passés dans le Rif transforment le chanvre en pâte base pour l'exportation. La commercialisation du haschisch (produit sous label "made in maison royale du Maroc note Canaille le Rouge) suit l'émigration rifaine, ouvrant les portes des marchés européens en Espagne, en France et au Benelux. Avec Anvers, la Belgique devient une plaque tournante.

Le commerce et le trafic de drogue deviennent inséparables, et ces activités pallient les licenciements qui frappent en masse mineurs, sidérurgistes et salariés du textile. Les Rifains se concentrent dans des quartiers qui s'homogénéisent à Roubaix, Tourcoing, Bruxelles-Molenbeek, Rotterdam, Liège… Une partie de cette jeunesse belge frappée par le chômage et la crise se tourne vers le fondamentalisme religieux, alors que la police belge n'a aucune expérience en la matière, à l'inverse de la police française plus expérimentée, et qui laisse travailler les services marocains auprès de leurs ouailles. (Note de Canaille le Rouge : Les liens barbouzards qui expliquent l'affaire Ben Barka)

Austérité ancestrale et culture insulaire, hostilité viscérale au régime marocain et à son islam, rejet de l'Etat qui rappelle la Sicile, liberté religieuse à tous vents, réseaux mafieux structurés par 40 ans de business (10 milliards de $ de chiffre d'affaires annuel) au profit des maffias du Rif et de leurs obligés, du Maroc au Benelux, liberté de mouvement depuis Schengen, absence de surveillance policière efficace, antécédents historiques désastreux, ressentiment, culture de la violence dans un univers hostile, chômage de masse… la base arrière de Molenbeek a une très longue histoire. Pour la première fois, il va peut-être falloir poser la question de l'économie de la drogue."

 

Avec cette première approche on y voit déjà plus clair.

Quand les choses sont expliquées clairement, pas besoin de réinventer, Canaille le Rouge maintenant vous propose un autre article qui complète bien le premier, puisé dans Médiapart de ce samedi : au-dela-de-molenbeek-la-realite-de-limmigration-turque-et-marocaine-en-belgique de Vincent Doumayrou

Un papier qui escalade un autre versant de ce terril permettant arrivé en haut d'y voir plus clair et plus loin :

" Au cours des années soixante, commence le déclin de la sidérurgie et des mines en Wallonie.« Les années 1959 – 1961, selon une spécialiste, constituent la charnière entre une immigration localisée sur le charbon et l’industrie lourde et une immigration dirigée vers des emplois beaucoup plus diversifiés, principalement localisés dans les grandes agglomérations. L’immigration plus tardive des Turcs et des Marocains est donc plus marquée dans les grandes villes (…) ». La Campine, région située à l'Est d'Anvers, qui va abandonner les mines mais retrouver une prospérité dans cette nouvelle économie, va être au cœur des deux phénomènes. Enfin, des villes comme Bruxelles attirent une main d’œuvre de cadres liée à son statut de capitale de l’Europe et de siège de multinationales.

… L’accord que la Belgique conclut avec le Maroc, en 1964, pour organiser l’immigration, dans le même esprit que l’accord conclu en 1946 avec l’Italie, est peut-être injustement célèbre, car il a pour effet principal de légaliser une tendance déjà avérée dans les faits, en régularisant la situation de marocains venus travailler l’année précédente avec des visas touristiques(…) l’immigration maghrébine a été multipliée par dix entre 1961 et 1968, avec une très forte prédominance du Maroc, la part de l’Algérie et de la Tunisie étant résiduelle. C’est une différence d’avec la France : quand on parle de l’immigration maghrébine, on parle surtout du fait marocain ; le terme générique de « marocains » est souvent employé pour désigner les maghrébins en général. La remarque vaut aussi aux Pays-Bas (…)

(…) Plusieurs éléments expliquent ce phénomène de priorité accordée aux marocains. Les liens économiques étaient beaucoup plus forts avec le Maroc qu’avec les autres pays du Maghreb. L’Algérie, confrontée au départ des 800 000 colons, était en situation de pénurie de main d’œuvre, et donc plus exigeante envers les pays tiers sur les contreparties à la fourniture de main d’œuvre, notamment en termes de formation en cas de retour au pays. Enfin, l’Algérie venait de connaître une révolution nationaliste, qui pouvait donner aux employeurs l’image d’ouvriers peu dociles, voire communistes (sic).

Continuons l'article de V Doumayrou :



(…) En 1967, un arrêté royal en date du 6 novembre accorde le permis de travail à l’épouse et aux enfants d’un étranger déjà titulaire d’un permis de travail ; par ailleurs, il libéralise complètement le travail et le séjour des travailleurs originaire d’un autre pays de la Communauté économique européenne.

Au début des années 1970, les travailleurs immigrés s’invitent dans l’actualité des rapports sociaux. En novembre 1969, éclate une grève aux usines Citroën de Forest, près de Bruxelles ; ses revendications sont relatives aux salaires et aux cadences de travail, et sont donc purement sociales, mais la direction va discréditer le mouvement et jouer sur le racisme, en misant sur le fait que 70 % des grévistes sont des travailleurs étrangers. La police investit l’usine et les meneurs sont licenciés. En février 1970, une grève éclate à l’usine Michelin de Leeuw-Saint-Pierre, près de Bruxelles, et la direction de l’usine joue sur les mêmes ressorts. 50 personnes sont licenciées. Cette ethnicisassions de la lutte de classe par la direction n’est pas sans rappeler les événements aux usines Talbot (aujourd’hui Peugeot) de Poissy, en 1983, à cette différence près que l’époque avait changé, et la lutte était alors défensive. Le 17 février 1970, une loi donne aux travailleurs étrangers le droit de vote et d’éligibilité dans les conseils d’entreprise et les comités d’hygiène et de sécurité.

(...)

Les vagues d’immigration de l’après-guerre ont conduit le gouvernement à une adaptation de la législation sur la nationalité, à travers le nouveau Code de la nationalité adopté en 1984. Jusqu’à présent en effet, les lois régissant la nationalité dataient de 1922, et avait été promulguée par le désir de punir les collaborateurs, en particulier issus de la communauté germanophone, en ouvrant la possibilité d’une déchéance de la nationalité belge. Le nombre de naturalisations a donc été particulièrement faible en Belgique jusqu’au début des années 1980.

La loi du 28 juin 1984 grave dans le droit la fin de l’illusion selon laquelle les travailleurs immigrés sont des « invités » voués à retourner dans leur pays d’origine. L’année 1985 a été ainsi l’année où les naturalisations furent les plus nombreuses. Une réforme en date de 1991 a permis aux enfants de la troisième génération de devenir belge de droit. Mais c’est surtout la loi du 1er mars 2000 qui facilité la naturalisation, en supprimant le critère de la « volonté d’intégration », le seul critère décisif devenant la durée de séjour, réduite à sept ou à trois ans suivant le cas. Par ailleurs, les procédures sont assouplies, par exemple, s’il lui est impossible d’obtenir un acte de naissance, l’étranger peut montrer un acte consulaire ou de notoriété. Le nombre de demandes est ainsi passé de 2000 par moi en 1999 à 7000 après l’adoption de la loi, pour passer ensuite à un rythme de croisière plus conforme au rythme d’avant la loi. Ainsi, la loi a créé une nouvelle génération de ceux que la presse appelle les « nouveaux Belges », ou « nieuwe belgen ». L’extrême-droite a qualifié cette loi de « snel belg wet », ou « loi belge vite fait ». Cela nous amène à étudier le problème de l’intégration des immigrés, tel qu’il se pose en Belgique.



poursuivons toujours l'article de Media part :


Pas de "cités de banlieue", contrairement à la France
En Belgique comme en France, la notion d’intégration repose en fait sur deux éléments : un élément objectif, à savoir la situation sociale, professionnelle, scolaire des immigrés ; et un élément subjectif, à savoir comment ils sont perçus par la population « autochtone », en particulier du fait de la montée de divers mouvements d’extrême-droite, en particulier du côté flamand.

L’élément objectif confirme, sans surprise, le fait que ces populations sont très surreprésentées au sein des couches les plus modestes de la population. Un certain nombre de statistiques confirment ce fait évident de manière frappante.

(…) A Bruxelles, 73 % des turques et 42 % des marocaines sont employées dans le secteur des « Services aux Entreprises et aux personnes, services intérimaires et nettoyage industriel », soit des postes d’employées peu qualifiées et mal payés. En 2004, le chômage touche 7 % des Belges autochtones ; 16 % des Belges d’origine étrangères ; 12 % des étrangers ressortissants d’un pays de l’Union européenne ; et 29 % des étrangers extérieurs à l’UE. Les Turcs et les Marocains sont cinq fois plus au chômage que les Belges autochtones.

Ce chômage massif génère un désespoir profond dans les milieux des jeunes immigrés. Ainsi, des jeunes d’une commune défavorisée de la région capitale témoignent : « A Molenbeek, il n’y a pas que de la racaille. Il y a des types ici qui ont un diplôme de droit. Eh bien, ces avocats aussi se retrouvent sans travail. Pourquoi est-ce que nous, les gars de l’enseignement professionnel, on se casserait la tête ? ».

Les communautés immigrées vivent surtout dans des quartiers délabrés des faubourgs des villes ; par exemple, à Gand, dans le quartier de la Sleepstraat, situé entre le centre-ville et les installations portuaires ; dans le quartier de Borgerhout à Anvers, ou de Droixhe, sur la rive droite de la Meuse, à Liège. Mais on pense surtout à la ceinture des communes bruxelloises, parfois dite sa « banane pauvre » : d’Anderlecht et de Molenbeek, comme le jeune cité plus haut, à Schaerbeek. Le phénomène des cités de banlieue à prédominance immigrée, avec leurs barres d’immeubles mondialement célèbres, est spécifiquement français et n’existe pas en Belgique, pays dont l’urbanisme se rapproche en l’espèce de celui des inner cities en Grande Bretagne. (…)

(…) « A Gand, confirme M. Maly, les barres d’immeubles comme vous en avez en France sont marginales. L’essentiel des allochtones vivent dans de vieux faubourgs comme la Brugsepoort (Porte de Bruges) au Nord-Est, ou la Sleepstraat, situé entre le centre-ville et les installations portuaires. Les quartiers habités par les immigrés sont souvent dégradés ; d’un autre côté, c’est un moindre mal par rapport à la situation en France, car en matière urbaine, ils vivent près du centre-ville et ne connaissent pas le phénomène d’exclusion spatiale ». Il ne faut effectivement que dix minutes de marche à pied pour relier la Sleepstraat au Beffroi, cœur du centre historique de Gand. « A leur arrivée (...) les immigrés ont remplacé les travailleurs belges, partis vivre dans l’ambiance plus cossue des banlieues pavillonnaires ». Les politiques d’incitation à la propriété les incitaient en effet à aller s’y installer. A Bruxelles, j’ai souvent été frappé de voir les quartiers autour des grandes gares habitées par une part importante d’immigrés, et les quais des mêmes gares remplis de personnes belges d'origine, en fin d’après-midi, quand ceux-ci, après une journée de bureau, regagnent leur chez soi situé en grande banlieue voire dans d’autres villes, parfois à l’autre bout du pays.

(…) l’immigration marocaine, qui se concentre pour plus de la moitié dans la région capitale. En Flandre même, ces deux immigrations se répartissent aussi de manière différente : les Turcs vivent surtout à Gand et dans le Limbourg, alors que les Marocains sont surtout présents dans la province d’Anvers, en particulier dans les villes d’Anvers et de Malines."
                                                                                                        Vincent Doumayrou,

 

Deux textes longs mais qui déjà en eux même donnent des clés mais qui ont besoin d'être montée sur un même anneau pour lier leur cohérence :

En filigrane dans ces deux textes mais pas mises sous les projecteurs, une idée qui demanderait d'être plus et mieux explorer et servir de base de compréhension :

Comment des régions foyer initiaux de la révolution industrielle, bastion du capital et des luttes ouvrières pour s'y opposer se sont retrouvées dans cette situation ? Poids de la saignée impérialiste de 14 18 et rôle de réservoire des empires coloniaux, mise en concurrence des ouvriers. 

Le canal Bruxelles Anvers nommé le petit Manchester, comme Manchester ou Liverpool ; Lille Roubaix Tourcoing, la vallée de la Seine en Aval de Paris ont de grandes similitudes historico économiques, sociales. Ces terrains de Monopoly des grandes compagnies du 19e siècle devenus banques d'affaires à bases industrielles se délocalisant au grès des exigences de captation du profit maximum, sélectionnent leurs terrains d'exploitation puis de désertions industrielles.

Billancourt-Vilvorde, Forest-Aulnay, Roubaix-Anderlecht, Mollenbeck-Poissy…pour ne citer que ces possibles doublettes ou l'UE pointe, la barbarie tire et le capital empoche les points. En attendant, ce sont des gamins qui ont les boules et laissés dans les pattes des héritiers des Franquisto-rifains ou des loups gris de Turquie. Ils sont une masse de recrutement pour des crimes nés de la désespérance où colonialisme, impérialisme et cupidité du capital projette les peuples à travers le monde.

On comprend mieux pourquoi la droite des LaVallso-solférinien aux Sarko-lepénistes n'aiment pas les sociologues : ceux-ci n'excusent pas mais leurs travaux et les références dont ils usent mettent en évidence les causes réelles.

Insupportable pour le capital qui a besoin de formater ses tueurs pour se maintenir dans la terreur quitte à les jeter en pâture une fois qu'ils s'en sont servis.

Quand une crise dure plus d'un demi-siècle, elle n'est plus une crise mais un mode de fonctionnement. Le capital a besoin de ce terrorisme qui ainsi éclaire sa nature fasciste. Gramsci avait énoncé en son temps combien le fascisme était la continuité du fonctionnement de la société bourgeoise en phase avec les impératifs du moment pour le capital.

Pour sortir de la crise pas d'autres issues que de sortir du système et d'abolir ce système construit sur un barbare rapport social d'exploitation y compris par la coercition.

 

[i] P Vermelen : Titulaire d'un doctorat d’histoire contemporaine de l’Université de Paris 8 en 20006,  moniteur et ATER (1992-1996), Maître de conférences en histoire contemporaine (2006)3 puis Professeur d’histoire (2012) à l’Université de Paris Panthéon-Sorbonne. directeur de thèses sur le monde arabe contemporain.  membre de l’Institut des mondes africains ; directeur des études du master professionnel Coopération Internationale en Afrique et au Moyen-Orient (CIAMO)10, qu’il a contribué à fonder à Paris 1 en 2014 ; membre du Comité de pilotage de l’IISMM à l’EHESS, où il co-anime un séminaire de recherche sur les confréries ; et directeur de collection aux Publications de la Sorbonne.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #comprendre, #idées, #fascisme, #impérialisme, #colonialisme, #capitalisme

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