Monstres oui, qui les a enfantés ?

Publié le 26 Mars 2016

Ne pas s'égarer

et tirer enseignement de l'histoire

pour combattre efficacement

tous les barbares.

Monstres oui, qui les a enfantés ?

Comme Canaille le Rouge ne pratique pas de coupe aléatoire dans les articles, voici la reprise intégrale d'un article de José Fort.

Si La Canaille se retrouve dans les quatre premiers paragraphes dont la conclusion du quatrième qu'il faut dire, redire et faire partager : "Il faut désigner les véritables coupables : les gouvernants nord-américains et leurs fidèles caniches membres de l’Otan sont à l’origine de ce déferlement de violences, de peur et de haine," le dernier s’adressant aux adhérents du P"c"F ne relève pas de son espace d’intérêt mais il reste ici pour ne pas caviarder. 

"Je rentre d’Espagne où l’Alliance française a bien voulu m’inviter pour deux conférences-présentations de mon livre «  Trente ans d’Humanité, ce que je n’ai pas eu le temps de vous dire » (1). À Oviedo et à Llanes, les débats ont porté sur la liberté d’expression, le pluralisme et le terrorisme qui s’est abattu sur Paris au mois de novembre dernier. Un public attentif, de nombreuses personnalités locales rencontrées et une «  couverture » médiatique radio et presse écrite au delà de toute espérance. Merci à tous pour leur accueil.

Nous venions à peine de franchir la frontière à Irun que la radio crachait l’annonce des ignobles attentats de Bruxelles. Ana, ma jeune guide-hôtesse de ces jours délicieux, dans le civil cantatrice de talent, femme espagnole jusqu’au bout de gentillesse, d’intelligence, de culture, d’humour et d’engagement social a repris sur Facebook une de mes phrases prononcées la veille : « Les terroristes sont des monstres mais ce sont nos (l’Occident) monstres. »

Je persiste et je signe : les guerres organisées par la famille Bush en Irak, celle du sinistre BHL reconverti en ministre de la guerre de Sarkozy en Libye, les aventures militaires occidentales menées ici et là, particulièrement en Syrie sous la houlette de Hollande, toutes menées au nom de la prétendue «  démocratie » par les héritiers des croisés qui ont sali l’histoire lors des Croisades ou plus près de nous pendant les guerres coloniales, ont provoqué la totale déstabilisation du Moyen-Orient et alimenté l’irruption du fanatisme.


S’en tenir à la compassion ne suffit pas. Il faut désigner les véritables coupables : les gouvernants nord-américains et leurs fidèles caniches membres de l’Otan sont à l’origine de ce déferlement de violences, de peur et de haine.


Et puis voilà que sur mon ordinateur orphelin depuis quatre jours apparaissent des textes, des appels de communistes en errance à la recherche de signatures pour une pétition, celle voulant le retour au franc, celle « plus « bolcho que moi tu meurs », celle affirmant que Mélenchon est «  notre candidat », celle souhaitant un Front de gauche ragaillardi et cachant son candidat choisi, le précité. Ou encore celle qui veut et qui en même temps ne veut pas. Une série de calembredaines qui, si elles n’émanaient pas en partie d’anciens responsables du PCF ou de leurs porte-plume à tout faire qu’on n’a pas connus aussi vifs du temps de la mutation-désagrégation de M. Hue alors qu’ils étaient aux affaires, ne pèseraient pour rien. La vision communiste ne se construit pas avec d’anciens membres de l’appareil. La nouvelle génération de militants et de dirigeants communistes peut s’appuyer sur l’expérience des plus anciens. S’appuyer, sans plus. Ce ne sont pas les anciens dirigeants qui feront l’histoire de demain. À eux de rester discrets et humbles, leur bilan ne relevant pas de l’exploit."


José Fort

Pour ceux qui auront été au bout de ce dernier paragraphe, l'opinion de Canaille le Rouge :

 

Outre que le retour au Franc n'est pas forcément une incongruïté pour quiconque se positionne dans une logique de souveraineté populaire, une phrase retient l'attention : "Ce ne sont pas les anciens dirigeants qui feront l’histoire de demain".

Là, d'accord. Poursuivons le débat : urgent de ne pas vouloir construire avec de vieux outils il faut une organisation oui mais à la jeunesse de 2016 de s'en doter de le penser et le construire en tirant enseignement de l'expérience pour bannir ce qui a donné naissance au carriérisme, népotisme et autres surgeons hors-sols.

C'est en cela que le combat communiste engagé en grand par l'épopée de la Commune sur ses valeurs, poursuivi par celle d'Octobre 17...ses avancées incomparrable puis son échec et ses causes, sans être modèle pret à porté est aussi garantie de lutter efficacement contre les géniteurs de la monstruosité... à condition de vouloir s'affranchir du système qui a besoin de ses monstres pour se maintenir y compris par la terreur.

Le terrorisme salafiste est un fait mais il n'est pas le seul. En cela, comme tout fascisme, il est outil de l'impérialisme dont la France est un des fers de lance. Comment et avec qui ici le combattre de l'intérieur sans organisation révolutionnaire ? 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #monstres, #fascisme, #terrorisme, #impérialisme, #alternative

Repost 1
Commenter cet article