Discours sur leurs méthodes

Publié le 12 Mars 2016

Démocratie

et courroie de transmission

Discours sur leurs méthodes

Nous ne sommes pas au bout des petites phrases qui jalonnent le parcours pour faire d'un berger le principal chien de garde de la solférinocratie.

Mais pendant ces quasi officiels travaux, dans les coulisses des guignols de Lavalls, il s'en passe d'autres et des belles que fait rebondir avec gourmandise Le Figaro  :

"Selon les Echos, Pierre Gattaz, président du Medef a menacé la présidente de la CGC de ne plus la soutenir « dans son combat pour les cadres » si elle « plante la loi El Khomri » .
Deux SMS adressés par Pierre Gattaz à la présidente de la CGC, Carole Couvert mercredi 9 mars, au lendemain du rendez-vous de cette dernière à Matignon, ont été dévoilés. 
« L’attitude de la CGC est incompréhensible et nuisible. Vous avez déjà planté la loi Modernisation du dialogue social. Vous n’allez pas nous planter la loi Myriam El Khomri », a écrit Pierre Gattaz qui ajoute « Si vous persistez dans cette attitude « cgtiste » sur cette loi, le Medef en tirera toutes les conséquences sur nos discussions en cours ». « Je ne fonctionne pas à la menace, je suis la porte-parole de 160.000 adhérents et mon mandat sur le projet de loi a été voté à l’unanimité », a répliqué Carole Couvert. " On ne dévoile pas une conversation privée entre gens de bonne compagnie" a répondu Pierre Gattaz en voyage au Maroc. "  

Pour le patron du Medef, contester la Loi Myriam La Thatcher, c'est avoir une attitude "cgtiste".

Une fois n'est pas coutume, qualifier ainsi qui est efficaces, hommage du vice à la vertu, Merci patron ! 

Toi qui te demande à quoi sert la CGT tu as la réponses : à t'aider à te défendre.

Gattaz avoue que la démarche mise en lumière par le Figaro est bien réelle, conforme à des moeurs politique qui pourrissent le débat démocratique. Il confirme ainsi son pacte avec le gouvernement pour une loi que le PS parmi ses dirigeants les plus RRRRrrévolutionnaires proposent ...au mieux d'amender quand il ne la soutiennent pas. Tandis que d'autres sur les marges battent la campagne préélectorale pour tresser une hypothétique solution de rechange.

Mais nous voudrions bien connaître le détail de ces discussions en cours et les lubrifiants qui parraissent devoir être utilisés pour les faciliter.

Autre donnée de cet échange de communication : quand le patronat soutient un gouvernement avec une telle véhémence, cela ne pose-t-il pas la question des relations de ceux qui veulent persister à "travailler "avec le parti gouvernemental ?

Participer à la préparation d'une élection avec les soutenus par le patronat, si ce n'est pas pactiser avec l'ennemi de classe qu'est-ce alors ?  

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #LIASONS, #POLITIQUE, #SOCIAL, #CFDT, #Medef

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