Souche ? c'est quoi ? Se servir de l'intelligence et de la connaissance pour combattre la bêtise.

Publié le 28 Février 2016

Souche,

un terme politiquement

et

culturellement marqué

 

Souche ? c'est quoi ? Se servir de l'intelligence et de la connaissance pour combattre la bêtise.

Surtout quand ceux en parlent en sont tel que définit le Larousse :

 

Dans le langage commun tel que pratiqué dans le quartier populaire d'où sort La canaille, quand on dit c'est une souche , cela renvoit à la définition du larouse : 

  • "FamilierPersonne lourde, d'esprit épais."

Finalement tout ce qui renvoi a l'idée de "français de souche" n'est que l'expression de cette lourdeur bornée.

Il ne s'agit pas ici de convaincre les lecteurs de La Canaille ; il y a plus que certitudes sur ce que les souches ne se recrutent pas parmi les canaillophiles.

Mais comme des souches et autres boulets perclus de bêtise crasse, nous en croisons tous, comme en public à la cantinnade leur réthorique peuvent ébranler par leur pseudo bon sens, autant avoir le texte qui suit sous le coude. Il est clair et renvoi dans leur grotte les antédiluviens de la pensée imbécile. 

Pour preuve, l'article repris par Loïc Damiani sur son Blog, un article de Didier Raoult, biologiste exerçant à Marseille qui montre que cette expression est un non sens scientifique...

Didier Raoult tord scientifiquement le cou au mythe du "vrai Français" dans un pays où le métissage est généralisé.

Le Français de souche n'existe pas


Les créations de mots et de concepts peuvent servir à déguiser des termes dont l'usage est interdit par la loi ou par l'évolution des moeurs. Au cours de la dernière campagne électorale, la question des "Français de souche" a émergé comme une évidence pour ceux qui ont employé l'expression. Habitant à Marseille, la croisée du monde méditerranéen, et ayant eu la chance d'y voir arriver un des meilleurs spécialistes scientifiques mondiaux de l'étude génétique des origines humaines, j'ai naturellement examiné cette question du point de vue du scientifique.

Il est d'abord bien difficile de définir géographiquement ce qu'est la France. En effet, ses frontières n'ont cessé de changer au cours des siècles. Marseille pendant longtemps n'a pas été française, le comté de Nice et la Savoie n'ont rejoint la France qu'il y a peu de temps, et l'Algérie a été un département français de 1830 à 1962. L'Alsace et la Lorraine étaient allemandes pour une partie du XIXe siècle et du XXe siècle. Les habitants de Saint-Louis au Sénégal eurent un statut de citoyens français dès la Révolution française, et cette citoyenneté s'étendait à quatre communes du Sénégal en 1916 ! Qu'en est-il des Français des Comores ? Ceux de Mayotte restés attachés à la France sont français, pas ceux des autres îles devenues indépendantes. Ainsi, la France est une variable géographiquement instable, un mythe.

Le droit du sang génétiquement infondé.

Concernant la génétique, les choses sont beaucoup plus complexes. Ainsi comment différencier la part de la population française vivant en Europe qui est issue des vagues d'envahisseurs celtes, germains, romains, huns, arabes (lors des grandes invasions du Moyen Âge,) Normands ou de tous les peuples méditerranéens dans le sud de la France, et la part née des migrations économiques des autres pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie ? Il existe seulement quelques îlots ayant conservé une certaine homogénéité génétique, dont les Basques qui ne sont regroupés dans aucune nation unique.

La réalité est qu'il n'y a aucune superposition entre le territoire français et son origine génétique. D'ailleurs, les récentes études génétiques ont montré qu'on trouvait en France un mélange des trois grands groupes d'hominiens archaïques que nous connaissons actuellement : Neandertal, Cro-Magnon et l'homme de Dénisova, originaire de Sibérie, dont les gènes nous ont peut-être été apportés par les Huns. Dans tous les cas le métissage est généralisé.

Ainsi le "droit du sang" n'est pas génétiquement fondé. D'autant que l'on estime que 5 à 10 % des enfants ne sont pas du père officiel, mais d'un inconnu, dont on ne connaît pas les gènes ! La définition retenue en France et aux États-Unis du "droit du sol" dépend du périmètre du pays au moment où l'enfant naît ou de la nationalité des parents.

Je redoute que le terme "Français de souche" ne serve qu'à exclure ceux que l'on ne veut pas comme Français...

Rédigé par Canaille Lerouge

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jean-marie Défossé 28/02/2016 13:03

Merci à Didier Raoult (et à toi également) pour nous rappeler cette importante étude qui replace bon nombre de membres de ma propre famille dans leur véritable appartenance de citoyens français .
Ben oui , j'en ai de toutes origines et de toutes couleurs dans cet arc-en ciel familial dont je suis très fier ; arc en ciel familial que j'aime beaucoup justement par sa grande diversité , comme on peut aimer les différences morphologiques existantes entre ses propres enfants mais aussi les différences évidentes entre garçons et filles.