Libération immédiate différée

Publié le 1 Février 2016

Nouveau coup de Jarnac

de Blummollet.

Libération immédiate différée

A grands renforts de projos et de roulement de tambours médiatiques, le résident élyséen de la monarblique a fait savoir qu'il accordait une remise gracieuse de peine à madame Jacqueline Sauvage.

Que celles et ceux qui se sont mobilisés, que toutes celles et ceux qui les ont accompagnés soient félicités, c'est dans la nature des choses. Il ne faut pas en rabaisser sur ce que peut la solidarité militante face à la brutalité d'une injustice campée dans son ordre moral.

Immédiatement, La Canaille s'est réjoui cette mobilisation de masse. Sa volonté d'imposer des recul à la morale machisto bourgeoise qui préside au fonctionnement de la justice française.

Et puis...et puis les camions régies repartis dans leur garage, le contenu qui encore une fois montré la fondamentale dégueulasserie du patron de la sociale démocratie réjouie aux affaires (ça peut se lire dans tous les sens; c'est même fait pour cela).

Profit immédiat pour la cote de popularité. Mais libération immédiate ? Que nenni.

Les juristes de tout horizon disant en choeur : pas avant des semaines... qui coincident avec le fonctionnement normal des libérations conditionelles dans un tel cas.

Rejoignant en cela le moeurs politique de ses prédécesseurs, il surfe sur l'indignation faisant semblant d'y répondre en donnant des gages au cadre légal qui a suxcité la colère et fait exploser l'indignation. 

Un peu comme Darty ou la FNAC distribuent leurs bons d'achat pour emplettes du dimanche, le méphistolférinien en chef, monarque de la monarblique accorde « une remise gracieuse de sa peine d’emprisonnement de deux ans et quatre mois ainsi que de l’ensemble de la période de sûreté qu’il lui reste à accomplir ». "Remise gracieuse" ; rien que la formulation est à gerber.

En vertu de quoi madame Sauvage pourra peut-être regarder défiler les nuages et embrasser ses enfants au mieux pas avant d'ici la fin avril.

Mais pire, madame Sauvage ayant été condamnée pour meurtre aggravé. Pour une telle infraction et une condamnation qui atteint ou dépasse les dix ans de prison, l’article 730-2 du code de procédure pénale oblige les condamnés à franchir plusieurs étapes judiciaires avant de pouvoir espérer une libération conditionnelle inscrite dans la gratuité présidentielle. Un parcours qui pourrait prendre encore neuf mois selon les avocats pénalistes.

En gros, madame Sauvage ne reverrait la liberté qu'une poignée de jours avant le premier tour de la présidentielle, si un juge d'application des peines y cionsent (l'USM qui est au syndicalisme judiciaire ce que la CFDT est à un cahier revendicatif s'y opposant). Digne du francisqué 1er du prénom, la froide abjection égoïste et ordurière des eaux glacées du calcul socialiste. 

Et vous voulez que Canaille le Rouge applaudisse ? 

Les patrons de SAFT, tueurs en série par empoisonnement délibéré au cadmium sont libres, et pour l'instant, n'ont que 10 000 € d'amende à payer.

En cas de libération conditionnelle, Mme Sauvage pourrait se voir obligée de porter un bracelet électronique, vivre sous un régime de semi-liberté ou bien bénéficier d’un placement à l’extérieur.

Dassault, mis en examen pour des raisons pour le moins plus sordide ne risque pas le bracelet et fait ses placement à l'extérieur avec l'aide du même Blummollet qui fait les avances de trésorerie.

L'huma a titré : "Victoire pour Jacqueline Sauvage" .

Ou il sont cons ou complices.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #justice, #politique, #calculs, #ignominies

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