Crise agricole

Publié le 7 Février 2016

Les gros exploitants, les éleveurs, la FNSEA etc.

Mais qu'en disent

les salariés

de ces patrons là ?

Crise agricole

L'opinion de la Fnaf-CGT.

Vous allez voir, on change de registre.

(reprise d'un article de la presse professionnelle dans l'attente de retrouver l'original.

 

CRISE AGRICOLE
Un « sabordage organisé » 


Alors que le syndicalisme majoritaire explique vouloir défendre l’emploi dans les filières, le syndicat de salariés des industries agroalimentaires Fnaf-CGT dénonce dans un communiqué les « stratégies de restructurations acceptées par la FNSEA ».

« Les crises des filières porcine et laitière prennent un caractère récurrent par l'intégration toujours plus poussée de l'agriculture au système capitaliste, dénonce la Fnaf-CGT dans un communiqué. Le pilotage par l'aval et les politiques européennes de restructuration acceptées par la FNSEA depuis des décennies produisent leurs effets dévastateurs. Les salariés en sont les premières victimes. Ils sont pourtant les grands absents des campagnes médiatiques et démagogiques actuelles. »

« Les stratégies de restructuration, menées de concert par les organisations patronales et professionnelles agricoles, s'inscrivent dans les orientations de l'Union européenne appliquées par le gouvernement français, partie prenante de la libéralisation des marchés agricoles mondiaux. La déréglementation a supprimé tous les outils de régulation de la Politique Agricole Commune, à l'image de la suppression des quotas laitiers et sucriers, qui exacerbe la concurrence entre agriculteurs et vise à baisser le prix des matières premières agricoles. Le Traité transatlantique entre les États-Unis et l'Union européenne et les divers accords de libre-échange vont encore accélérer cette mise en concurrence. Ces stratégies bénéficient à l'agrobusiness, aux groupes de l'agroalimentaire et de la distribution avec pour conséquence la disparition de nombre d'agriculteurs et d'emplois salariés en agriculture et dans nos industries. De plus, est ainsi visée à travers le monde une baisse du « coût du travail » et donc des rémunérations des salariés et petits et moyens paysans. »

« Les solutions ne sont pas dans une fuite en avant « au nom de la compétitivité » trop facilement relayée par des organisations paysannes. Les plans dits « d'urgence » se succèdent année après année sans régler aucun des problèmes parce qu'ils sont avant tout, des plans de sabordage de l'emploi et à moyen terme, de toute notre agriculture nationale. Sans politique nationale, sans maîtrise publique des filières de production, sans souveraineté alimentaire affirmée, sans réponse aux besoins populaires, sans prise en compte des exigences sociales, tournant le dos aux stratégies de domination capitaliste et d'abandon national, les crises se perpétueront et les révoltes désespérées alimenteront les Unes des médias. »

« Les salariés de l'agriculture et des IAA ont toute leur place dans la conception de la politique agricole et alimentaire nationale et l'avenir du secteur. Des convergences existent entre salariés et petits et moyens agriculteurs pour répondre à leurs exigences sociales et aux missions de l'agriculture : nourrir la population en imposant un type de développement agricole sauvegardant l'environnement et les ressources naturelles pour des produits de qualité. »

Un point de vue qu'il serait bon de faire connaitre parmi les travailleurs abusée par la galaxie pujadas lenglet et autres pernaud.

Vous ne croyez pas ?

Aller, faites rebondir !

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #agriculture, #crise, #syndicalisme patronal, #CGT

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