C'est la guerre

Publié le 18 Février 2016

La guerre sociale.

Après ses opérations commandos

comme l'ANI, les lois Macron,

le PS vient de frontalement

déclarer la guerre

au monde du travail.

C'est la guerre

Ce n'est pas une refonte, c'est une débâcle sociale voulue par le Parti Socialiste pour répondre aux exigence du patronat. Notez le silence de Cambadélis sauf quand il s'agit de menacer d'éventuels septique de l'ancrage à gôoche des projets médéfiens*.

Relevez le silence matois du Medef qui retend l'écuelle avec une gourmandise non dissimulée tant c'est bon pour lui.

Derrière les sourire des uns les rictus provoquant des autres, le gouvernement à décider de faire sauter toutes les barrières qui limitent les prétentions patronales

Si le monde du travail ne réagit pas à cette déclaration de guerre frontale qui vient après des opérations commando d'une grande brutalité, c'est un recul social de 81 ans qui se met en place.

Pourquoi 81 ans ? Parce que le projet du parti socialiste (lui donner le nom des porte flingue qui le mette en œuvre conduit à dédouaner les commanditaires) nous ramène à avant les lois de 1936 instaurant la semaine de 40h0 que la loi va installer de fait pour 60, supprime le droit syndical, s'affranchit des conventions collectives, abat les protections qui encadrait les travaux dangereux pour les mineurs et apprentis rabaisse l'âge de la scolarité.

Oui, il s'agit de la version rose d'un plan Juppé tel que Sarkozy et Fillon n'avaient pu le mener à bien, un projet aussi socialement liberticide que le programme du f-haine qui veut en finir lui aussi avec les garanties sociales et les syndicats.

C'est à combattre massivement, sur tous les terrains.

Dans cette guerre que le PS tente de mener en Blitzkrieg, s'ils se permettent tous les coups, peut-on laisser l'adversaire qui se dévoile comme un ennemi vaquer tranquillement à ce démembrement du socle républicain que sont ses lois sociales ?

Maires, Conseillers de toutes factures, députés sénateurs et autres hiérarques solfériniens qui prennent du poids à mesure qu'ils nous mettent au régime sec, va-t-on les laisser tranquille ?

Les chambres de commerces, d'industries, d'agricultures qui canalisent l'activité des cabinets des préfectures dans les départements, ces centres d'hébergement pour patrons en extase et vivant pour partie sur fond public, va-t-on les laisser persister ?

Valls à raison "on est en guerre" n'arrête-il pas de clamer. Sauf que l'ennemi pour lui, c'est le peuple, celui qui produit les richesses et ne doit pas en bénéficier pour pouvoir toujours plus gonfler les coffres du capital.

Ce gouvernement se révèle être un Etat Intégriste du terrorisme social au service du capital. C'est là qu'est le vrai cœur de la bataille.

Va-t-on attendre sans demander de comptes à ceux qui demandé vos suffrages qu'ils s'en servent pour vous asservir aux volontés patronales ?

 

*Symbole, cela se produit le jour ou une fonctionnaire du ministère de l'agriculture est assassinée dans le cadre de son activité professionnelle sans que son ministre de tutelle ne pronnonce le mot assassinat (il parle d'évènement grave ; on sait que c'est lui qui l'est).

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #code du travail, #syndicalisme

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jean-marie Défossé 19/02/2016 09:05

Je me suis souvent posé la question si cette velléité chronique du peuple français ne cachait pas en réalité une certaine complaisance du plus grand nombre à souhaiter et même à favoriser le retour d'une Droite française "forte" , "sécurisante" , "prestigieuse" voire "préservatrice" des petits prés carrés personnels , et ceci aux détriments d'un intérêt général , collectif , coopératif ... et international .
Aussi longtemps que mes concitoyens ne sont pas touchés directement par la crise , peu leur importe la couleur de l'étendard , seule importe la couleur des billets de banque . C'est méchant ce que je dis , mais c'est avéré . C'est tout juste si étant communiste dans ce pays , on ne vous traite pas d'homme de Cro magnon ou d'arriéré mental .
Nous avons troqué la Paix à l'intérieur de notre Hexagone ainsi que nos acquis sociaux durement obtenus par nos anciens ... contre l'exportation des guerres hors Europe , contre une cécité collective et complice à laisser le Grand Capital oeuvrer comme bon lui semble tout en buvant ses promesses qu'il ne tiendra JAMAIS .
Une preuve évidente que nous ne sommes pas encore maître de notre destin de citoyen et que l'adversité est à même de nous imposer soit la guerre soit la Paix suivant notre disposition à se rebeller ou à plier l'échine devant ses caprices stratégiques de Grand Capital .
De mon retour de l'étranger , aux alentours de 1992 et les années suivantes , j'ai souvent avancé dans différentes réunions politiques , l'hypothèse probable à venir d'une multiplicité des problèmes d'alors (chômage , perte des acquis etc ... ) en ayant chaque fois l'impression de parler dans le vide ou en étant ouvertement contredit sous le fallacieux prétexte que j'étais pessimiste , que j'étais à côté de mes pompes , que je n'avais pas de leçon à donner à CEUX QUI SAVAIENT !
En réalité et avec le recul , je m'aperçois maintenant que la majorité de ces dirigeants de l'époque prétendument de gauche ou prétendument communistes n'avaient pour seuls objectifs que de MINIMISER les événement à venir dont ils connaissaient d'avance les conséquences que nous allions subir et que nous subissons aujourd'hui .
De longue date et certainement de beaucoup plus loin que l'on puisse imaginer , les traîtres à la cause des salariés , ou communément appelées les "taupes" , ont creusé leurs galeries dans la terre de France et pourtant , nous continuons pour le plus grand nombre à les écouter quand ce n'est pas de surcroît à les encenser ... et à nous désarmer toujours plus .

Thoraise 18/02/2016 09:48

Ce n'est pas nouveau Camarade, la seule façon d'être un capitaliste conséquent, c'est de faire aux travailleurs pour augmenter son profit et accumuler (accumulation primitive, accumulation puis sur-accumulation, au risque de voir le taux de profit baisser [c'est ce qui se passe, d'où la volonté de guerre])
Mon opinion c'est pour reprendre le titre du Livre de Mischi, les communistes, qui devraient être les fers de lance des salariés (qui tous ensemble constituent la classe ouvrière) sont "désarmés".
Plus: infiltrés par des traitres, et trompés par la marteau pilon de l'idéologie dominante, ils ont déposé les armes!
Ça doit cesser ces reculs que nous faisons depuis 1972,1981,1983, 1995, 2002, 2012: la contre-offensive (comme les soviétiques à Stalingrad) doit commencer.
Il ne faut plus rien perdre et commencer a regagner le terrain perdu dans la perspective de l'instauration du socialisme pour les plus conscients d'entre nous, mais sans sectarisme, dans une logique de Front Populaire.

Canaille Lerouge 18/02/2016 14:24

Que cela ne soit pas nouveau, nous serons d'accord. Reste à voir comment donner le choc qui va aider à réagir. Dire il font pire ? c'est vrai. mais cela ne mobilisera pas donc qualifier le plus réellement pratique est plus efficace de mon point de vue...d'où ce titre
Cela dit je suis plus que réservé sur "construire dans la logique de". Ce qui fait la richesse de toutes les périodes de bousculement transformateur (voire parfois révolutionnaire), c'est la capacité d'inventer des solutions. Reproduire ce qui fut efficace nous cantonne sur le terrain où le capital a su tirer enseignements. C'est là que se mesure la stérilité de ceux qui prétendent avoir une alternative alors qu'ils ne s'inscrivent que dans une alternance.