A deux pas de chez Cahuzac... qui lui est toujours payé

Publié le 27 Février 2016

Le patronat, au quotidien

dans ses oeuvres.

A deux pas de chez Cahuzac... qui lui est toujours payé

La mobilisation se poursuit à Agen et au-delà pour obtenir la réintégration de Rajae Gueffar licenciée en octobre dernier par la société Onet sous-traitant à la gare SNCF.

Sa faute ? Avoir traversé les voies de la gare SNCF sans emprunter les passages souterrains. Depuis, la vie de Rajae Gueffar est un enfer. Licenciée pour faute, elle a perdu le travail qu'elle exerçait depuis plus de 15 ans au sein de la société ONET entreprise sous-traitante de la SNCF. Rajae Gueffar était chargée de l'entretien au sein de la gare et en particulier du nettoyage des voitures des TER en terminus à Agen. Depuis le début, Rajae Gueffar reconnaît avoir fait une erreur. Ce qui scandalise l'employée d'ONET c'est la dimension de la sanction.

Depuis que l'affaire est connue, les voix se multiplient pour obtenir la réintégration de Rajae Gueffar. Dernier soutien en date, celui de François Ruffin, de passage aux «Montreurs d'images» au début du mois de février. Le réalisateur de «Merci patron» s'est ému lui aussi du sort réservé à Rajae Gueffar. Les militants de la CGT-Cheminots se sont mobilisés, eux aussi, de même que les adhérents du Mouvement des jeunes communistes qui furent, d'ailleurs, les premiers à évoquer la situation de Rajae Gueffar et la détresse dans laquelle elle se trouve aujourd'hui. Nouvelle étape dans cette campagne au long cours, la création d'un comité de soutien. «Scandalisés et alarmés par le licenciement injustifié de Mme Gueffar, le 18 décembre 2015, par la société ONET, plusieurs organisations syndicales, partis politiques, organisations de jeunesses, mouvements associatifs et citoyens se sont retrouvés, à l'appel de la CGT-Cheminots au local du syndicat pour faire le point sur la situation.» Après avoir discuté de la situation et envisagé de futures actions, les diverses organisations présentes ont acté la création officielle d'un comité de soutien autour de Mme Gueffar. «Ce comité de soutien se réunira de façon régulière et continuera de maintenir la pression» sur la société ONET comme sur la SNCF.

«Nous ne laisserons pas faire», expliquent les soutiens de Rajae Gueffar. «Devant la gravité de la situation, financière et psychologique dans laquelle se trouve Mme Gueffar, le comité de soutien appelle à amplifier la mobilisation afin d'obtenir sa réintégration. Le scandale n'a que trop duré.»

La première urgence soulevée par le Comité de soutien est «de permettre à Mme Gueffar de pouvoir vivre dignement, elle est sans aucun revenu depuis son licenciement. Nous appelons à organiser une collecte citoyenne pour mettre en place une solidarité financière». Les dons sont à adresser à l'ordre du syndicat CGT-Cheminots du 47 (29, quai Calabet 47 000 Agen) qui les transmettra ensuite à Mme Gueffar.

«Plus que jamais la mobilisation est nécessaire. Le comité de soutien se donne pour mission principale d'exiger la réintégration immédiate de Mme Gueffar», ajoute Thomas Portes, membre de la CGT-Cheminots et responsable du comité de soutien.

Contact : comitesoutiengueffar@gmail.com ; téléphone : 0 670 362 973 ; page Facebook : https ://www.facebook.com/Soutenons-Mme-Gueffar-1054997921187052/

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #solidarité, #patrons voyous, #luttes, #social, #cheminots

Repost 1
Commenter cet article

Balek 12/02/2017 09:20

Belle faute qd mm. Purée ... Marcher sur les voies ferrées...!!!!??????? Et s'il était arrivé qch....
Et vous réagissez? Ah.


Si on devait manifester pr chaque pers licenciée... Pour faute...On n'en finirait pas. Faire une quête. Moi je suis sans emploi et sans aucune ressources,aides..Et un bb.
On est nombreux/ses à être ds une situation difficile. Et pas de faute. Où êtes vous?
Pourquoi s'attaquer à cette boîte en particulier? Aider cette pers en particulier?
Pkoi vous faites pas ça pour les centaines de milliers d'autres pers ds la mm situation? Ils peuvent crever? C vachement arbitraire!? Merci. >:(