Yapad’sous, yapud’sou ! Mais yapa-yapud'sou qu’on vous dit.

Publié le 10 Janvier 2016

Enfin si,

mais à conditions.

Yapad’sous, yapud’sou ! Mais yapa-yapud'sou qu’on vous dit.

La complainte des yapa-yapu

Yapad’sous, yapud’sou ! Mais yapayapud'sou qu’on vous dit.

Pour les salaires, ce sera 0.1% et rien d’autre.

Mais; mai, mai, mais … Après un doublement des salaires proposé dans les grands magasins parisiens (qui n'ont pas encore d'accord) ou chez Darty (qui lui en a un), lundi, nouvelle offensive. Une enseigne va proposer -- aux partenaires sociaux -- aux éventuels signataires, un triplement « des émoluments » pour les employés acceptant de travailler le dimanche.

Vous noterez le terme recherché dans l’appellation. Émoluments. Pas souvent qu'il ressort celui-là.

Est-ce pour ne pas parler de triplement des salaires, preuve que cela est possible ?

Pour ne pas avoir à payer de cotisation sur les - terme bordé - salaires ?

Mais au pays de la librairie sélective intensive, de la vidéo recyclée bobo, de la photo de famille branchée, de l’informatique ébouriffée, à la FNAC pour ne pas la nommer, parce qu’avant de convoler avec Darty on veut remplir de pépettes la corbeille de la mariée, les parents veulent ouvrir le dimanche et propose une incitation :
40 dimanches payés double soit 80 jours de salaire sur la table, 12 payés triples soit 36 jours de salaire. Au total, 116 jours de rémunération alors que le nombre légal de jours travaillés est en gros de 365 – (104repos-28congés-10fériés) = 223 journées travaillées (hors RTT).

Ce qui veut dire que pour faire travailler le dimanche dans les zones macron-géographiquement désignées la FNAC est prête à mettre au pot un supplément de masse salariale soit 50.22%.

Tient donc, yorédonkdésous?

Et ceux qui s’y refusent, parole de Pujadas, sont de vrais dégueulasse qui veulent affamer le petit peuple des gondoles et des caisses, les forçats du SAV ou du retrait des colis.

L'enseigne qui vend de la culture comme optitruc des lunettes ou bricomachin des tournevis entamera ce lundi une séance de négociations présentées comme "cruciale" avec les syndicats. La surenchère se poursuit pour les convaincre de signer les accords indispensables pour pouvoir ouvrir 52 dimanches par an dans les zones touristiques internationales.

Et pour cela pont d'or qui se révéleront à terme château en Espagne : 100%; 200%, 300%.... Une surenchère indispensable pour pouvoir ouvrir 52 dimanches par an dans les zones touristiques internationales (ZTI) créées par la loi Macron (et rejetées tant par les syndicats que par la Ville de Paris).

La presse nous apprend que ce pot de miel butiné sur les fleurs vénéneuses des lois macron entretenu par un Berger pépiniériste patronal a pour but d’obtenir la signature des syndicats qui avec raison s’y refusent.

Déjà, l’agent orange commence à répandre son brouillard : Gilles Desbordes, le secrétaire général de la "CFDT Services", d’après le Monde, indique qu’avec ce nouveau texte, « un point de progrès très net »(sic)  et «ne ferme pas du tout la porte à une signature »(resic).

Le monde ne disant pas que le dit Desbordes pour avoir les coudée franche dans ses ébats avec le MEDEF vient de virer les syndicats CFDT des grands magasins qui refusent le travail du dimanche*.

 

Yapad’sous, yapud’sou ! Mais yapa-yapud'sou qu’on vous dit.

La CFTC plaide pour le doublement des salaires, mais veut aussi obtenir l'assurance d'un repos compensateur pour les volontaires travaillant le 7e jour de la semaine.
Mais, problème. À la FNAC, comme à la SNCF, les organisations opposées aux plans patronaux sont majoritaires.

La CGT, première force au sein de la Fnac reste fermement opposée par principe aux ouvertures dominicales, tout comme FO et Sud. Les salariés de la FNAC ont la possibilité de bloquer, comme dans les grands magasins, l'application d'un éventuel accord. Car à eux trois, ces trois syndicats dépassent les 50% suffisants pour s'opposer à la signature d'un texte.

Parions qu'à l'occasion de son offensive pour laminer le code du travail le maquignon de Matignon et ses servants vont s'employer à rassurer les patrons du secteur. La démocratie ne peut être opposable aux intérêts patronaux et pourquoi pas le socialisme tant que vous y êtes ?

 

* " ce mardi 6 mai, Alexandre Togormian, secrétaire général du syndicat commerce Ile-de-France de la CFDT, se rend au local de son organisation. Un comité d’accueil l’attend dans le hall. A lui et aux 19 autres militants qui occupent le bureau, on refuse l’accès. « Des personnes des instances de la confédération et de l’union régionale nous ont fait barrage. On ne pouvait pas accéder à nos propres bureaux ! Même les serrures de notre local ont été changées ! ». Un huissier leur signifie leur expulsion et la police intervient. La Fédération CFDT des services, à laquelle le syndicat commerce d’Ile-de-France est rattaché, décide de suspendre le syndicat. Concrètement, ils n’ont plus ni accès aux bureaux, ni les moyens de travailler, ni la possibilité d’agir au nom de la CFDT jusqu’à nouvel ordre" médiapart 

des-syndicalistes-cfdt-expulses-et-suspendus-par-leur-propre-federation-81769

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #lutte de classe, #Capital, #exploitation, #syndicat, #trahison

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RBOBA 10/01/2016 20:47

Décidément, il s'en passe de "drôles" au "Royaume de France". Savez-vous que le 16 janvier (de l'an de grâce 2016), la "bonne ville de Nantes" va recevoir en ses murs le.............Bataillon Azov !
Réunion ou défilé, pour l'instant, le mode de représentation n'est pas encore arrêté parait-il. En avez-vous entendu parler ? Que disent les anciens Résistants, les anciens Combattants ? Est-ce vrai ? Ou est-ce ce que nos "amis" anglo-saxons appellent un "fake" ?

Canaille Lerouge 10/01/2016 21:03

des échos dont je dispose une riposte antifasciste se construit attend des info mais sur les complicité intra française avec les fachos de Dunkerque à port vendre de Menton à Ploermel, ou d'Hendaye à Strasbourg, voila des années qu'ici la canaille s'efforce d'alarmer....et continuera.