primaires vous avez dit primaires ?

Publié le 25 Janvier 2016

Comme c'est primaire !

primaires vous avez dit primaires ?

Parmi les idées qui circulent en tout sens pour comprendre les raisons de ce qui est vécu comme une accélération de la droitisation du pouvoir, surnage l'idée que Blummolet alias Hollande agirait ainsi pour rassembler en vue de la présidentielle de 2017.

S'il y a une part de vrai dans cette réflexion, ne s'en tenir qu'à cela conduirait à de nouvelles déconvenues pour ceux qui s'illusionneraient encore sur les causes profondes de la nature des choix de c(l)asses tout azimut menés par le pouvoir.

Si le système ne se pérennise qu'en usant d'ambitieux, il sait aussi disposer de cadres dévoués, souvent intéressés. Il a investit dans de l'intelligence à son service et leur a fourni leur feuille de route.

Il ne s'agit pas d'ego ou d'ambitions personnelles, mais de la recherche pour les forces politiques au service du capital de la façon la plus efficace pour briser les repères concrétisés dans un processus historiques, fruit de conquis sociaux et valeurs citoyennes, pour remodeler les pays de l'UE dont le nôtre (et singulièrement le nôtre) pour que le capital puisse trouver un sursis voire imposé une capitulation durable pour continuer l'accumulation permettant d'enrichir les plus riches en écrasant la foule des plus pauvre ou en voie de le devenir.

Personne qui ne réagit aux chiffres officiels mis en perspective par Canaille le Rouge et qui pourtant devraient faire sortir par millions les gens dans la rue si une force politique lucide, cohérente et décider à mobiliser s'en emparait. Constat donc, cette force politique n'existe plus.

Quand un rapport officiel produit par un député pilier de la solférinocratie annonce que chaque année 110 milliards d'argent public sont transfusés des poches des 63 millions d'habitants toutes catégories sociales et d'âge confondu soit du nouveau-né à la centenaire, 1750 euros par an de spoliation pour casser l'emploi, l'économie et piller les services publics et les savoir-faire, que ce n'est pas le chiffre qui motive l'étude mais comment en masquer le niveau, cela traduit bien la nature des agressions.

Devant cette absence de riposte, ils ont le champ libre pour examiner qui sera le plus efficace pour accentuer ? la méthode de la rôtissoire de la droite extrême ou la cuisson au bain-marie de la droite solférinienne ? Cela conduit certes à des postures concurrentielles dans la cuisine, mais le patron du restau reste le CAC à rentes et Gattaz derrière son comptoir règne en maître d'hôtel.

Quel que soit le cuistot de ce tord boyau qui que soient ceux qui vont faire les pluches, parer les morceaux à l'occasion des primaires dans l'espoir d'avoir accès à l'échoppe des regrattiers, c'est le peuple qui devra faire la plonge et vider les poubelles après avoir du dehors assisté à un festin dont par son labeur, il aura fourni les denrées.

On nous propose d'assister à un an et demi de ce master chef où vous aurez l'odeur des plats que vous payez, odeur qui au mieux traversera le crouton rassis qu'ils vous destinent.

C'est ce contexte politique qui ressemble de plus en plus à cette madrague des pêcheurs méditerranéens qui fait tourner le poisson pour l'enfermer dans une spirale où l'étal du poissonnier, sur un lit de feuille et de glace est l'unique perspective qui nous est vantée. Grillades ou court bouillon, variantes de la rôtissoire et du bain marie. Dans ce grand-guignol politique, les egos font rideau de scène ou gôoche ou droite retrouvent leur place : côté cour côté jardin, mais, singularité de l'espace politique, devenues interchangeables.

L'urgent n'est-il pas de revenir à l'essentiel ? Qu'est-ce qui motive les différents cocktails qu'ils concoctent pour capter le blanc-seing dont ils usent ensuite pour renier les conditions de son obtention ? Hollande bien sûr son abjuration est gravée dans la pierre, mais aussi en UE Tsipras et tous ceux qui l'applaudissent, Laurent, Mélenchon and C° et abandonnent ainsi au f-haine le champ de la souveraineté populaire et son cadre national. En agissant consciemment ainsi, ils savent qu'ils participent à refermer le piège.

Ce n'est pas dans le combat institutionnel que se gagnera l'émancipation. De point d'appui qu'il a été et aurait pu rester si une force politique anticapitaliste avait décidé d'en faire un outil de la panoplie subversive, devenu unique relais dans un cadre institutionnel non contesté, il en est devenu obstacle. Il ne s'agit pas d'abandonner le droit de vote comme la souveraineté populaire dont il est un des marqueurs, il faut en reconquérir un usage pertinent pour les intérêts populaires. Aujourd'hui s'en servir de bonnes façons, en user (abstention vote blanc ou nul) pour manifester la désaffection massive devant les fausses pistes présentées comme seules issues crédibles.

Un an et demi pour disqualifier ces primaires aussi alimentaires qu'arbitraires. Un an et demi pour penser, agir, construire une alternative aussi revendicative que festive.Festive parce qu'avec les luttes, la rue, peut poindre la possibilité de construire un rapport de force ouvrant la voie au renversement de ce vieux monde. …et renvoyer les partisans des primaires à l'ère du même nom face aux besoins de l'humanité.

Rédigé par Canaille Lerouge

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