E=MC2 séquestrations. Deux poids, deux mesures.

Publié le 15 Janvier 2016

Oui, Einstein avait raison

tout est relatif

surtout la justice declasse

E=MC2 séquestrations. Deux poids, deux mesures.

Comme pour Amiens. Les faits se sont passés sous l'ancienne mandature élyséenne et jugé sous l'actuelle.

Le 23 janvier 2014, deux cadres du magasin Leclerc Montbeliard viennent d'entendre le jugement.

Sur la notion de séquestration, d'otage etc..., oui, tout est relatif 

Voici le compte rendu qu'en fait le Parisien du 23 janvier 2014, lisez donc :

 

"Deux cadres du magasin, poursuivis pour avoir retenu une cinquantaine de salariés en 2006 afin de les soustraire à un contrôle inopiné de l'Inspection du travail, ont par ailleurs été condamnés à 4.000 et 8.000 euros d'amendes pour "entrave aux missions" des inspecteurs. Mais ils ont été relaxés du chef de "séquestration" pour ces faits.Dans la soirée du 30 juin 2006, des agents de l'Inspection du travail et de l'Ursaff, qui enquêtaient sur une comptabilité suspecte des heures supplémentaires, avaient effectué un contrôle surprise dans le supermarché, en plein inventaire.Les responsables du magasin avaient rassemblé à la hâte une cinquantaine de salariés pour les dissimuler pendant 20 à 60 minutes dans une réserve, dans l'obscurité, sans leur dire pour quels motifs et en leur ordonnant de se taire afin de cacher leur présence.D'après une trentaine de salariés, la porte était fermée à clé. Ils avaient été libérés par petits groupes après le départ des inspecteurs.A la barre du tribunal, en novembre dernier, les deux prévenus avaient reconnu les faits, arguant avoir été pris de "panique" lors de l'arrivée des inspecteurs. "Dans les faits, personne n'a été séquestré", a assuré à l'AFP l'avocat d'un des cadres poursuivis, Me Sébastien Bender, qui s'est déclaré "très satisfait" que la justice ait écarté la séquestration. "Il est dommage que l'on ait tenté de ternir l'image du magasin et de son directeur durant toute la période d'enquête et d'instruction qui a duré près de sept ans avec cette qualification"

Concernant les accusés de Montbéliard et les faits qui leur sont repprochés, voici ce que Le Monde nous dit dans son compte rendu de l'Audience du 16 novembre 2013:



"Ils sont accusés d'avoir séquestré, en 2006, une cinquantaine de salariés durant environ une heure dans une réserve afin de les soustraire au contrôle inopiné de l'inspection du travail. La CGT s'est portée partie civile.

Le 30 juin 2006, vers 21 h 45, le magasin est en plein inventaire quand arrivent des agents de l'inspection du travail, de l'Urssaf et des policiers. L'inspection enquête sur une comptabilisation suspecte des heures supplémentaires depuis plusieurs mois après des plaintes de salariés. Une partie de ces heures n'étaient ni comptabilisées ni payées. Une ancienne employée a confié, dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, qu'elle avait établi de faux relevés d'heures, mentionnant 37,5 heures par semaine alors que des salariés en faisaient 50 à 60.

A la vue des inspecteurs, le directeur du magasin Leclerc ordonne à une chef de département de cacher une cinquantaine de salariés. Ceux-ci sont conduits dans une réserve. Ils se retrouvent dans le noir, avec interdiction de parler, sans savoir pourquoi ils sont là. "Quand j'ai vu les enquêteurs et la police sur le parking, j'ai paniqué, je savais qu'on ne respectait pas les amplitudes horaires" légales, a reconnu le directeur à la barre.

Certains salariés ont affirmé que le local avait été fermé à clé, la chef de département disant, elle, qu'elle a maintenu la porte avec son pied. "C'était comme si on nous faisait passer pour des travailleurs clandestins", a souligné une salariée dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, ajoutant avoir été "suivie par une psychologue" ensuite.

il y a plusieurs versions de la libération des salariés. Etait-ce après le départ des inspecteurs ? Ou bien, comme le dit M. Bender, "au bout d'un quart d'heure, quand le directeur a donné l'ordre de remettre les salariés dans les rayons par petits groupes", après avoir réalisé qu'il avait "fait une bêtise"(sic)

La chef de département, qui est la fille du PDG, et la DRH n'ont pas été sanctionnées. Le directeur a reçu une mise à pied de dix jours et est toujours à la tête du magasin.

Le procureur a requis 200 000 euros d'amende à l'encontre de la SAS Montdis pour travail dissimulée ; 15 000 à l'encontre le PDG pour travail dissimulé, obstacle à la mission de l'inspection du travail et paiement de salaires inférieurs au minimum conventionnel ; 2 500 euros d'amende à l'encontre la DRH et 6 000 euros à l'encontre le directeur du magasin ; ainsi q
u'un mois de prison avec sursis assorti d'une amende de 2 500 euros pour la chef de département pour séquestration et obstacle à la mission de l'inspection.

Les dates, les faits tels qu'établis par l'enquête de gendarmerie, les plaintes (là, contrairement à Goodyear il y en a), la qualification des faits par l'instruction et l'énormité de ces faits au regard de ce qui est repproché au travailleurs de Goodyear ; et surtout les réquisitions du parquet, tout démontre (si besoin encore était) la nature de classe de l'opération d'Amiens. Même Blummollet à l'Elysée, même lavalls à Matignon, macron déjà et piste et toujours Taubira.

Ce qui est relatif, c'est la nature du jugement.

Par contre le choix de classe, lui, il est absolu.

La soumission de la solférinocratie à ses dogmes est total.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #justice, #lutte de classe, #e=mc2, #politique, #séquestration

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