démographie mortalité (suite)

Publié le 21 Janvier 2016

démographie mortalité (suite)

Quand canaille le Rouge avance les termes de serial killers du social ultra libéralisme, certains sourient et parlent d'outrance.

Les données commencent à s'accumuler, implacables dans leur glaciale inhumanité :

Entre 10 000  et 20 000 morts par ans (notons l'imprecisions) à comparer aux chiffre certes lui aussi terrible de ces  3 384 personnes ont perdu la vie en 2014 sur les routes de France métropolitaine, (Selon le bilan définitif de l'Onisr - Observatoire national interministériel de sécurité routière). Soit au bas mot une ville comme Loudéac rayée de la carte et dans l'hypothèse haute une citée comme Fécamp ou Cognac tuée par le chômage. Tout cela à partir de pathologie établies, pas de prise en compte de la dimension accifdentel de la vie courrante. ces chiffres sont aussi à comparer aux 682 hommicides commis en France en 2014. 

 

Suicides, maladies cardiaques, etc. Le chômage tuerait "entre 10 000 et 20 000 personnes par an", selon une estimation de Pierre Meneton, auteur d'une étude sur la santé des chômeurs pour l'Institut français pour la santé et la recherche médicale.

Entre 1995 et 2007, le scientifique a suivi 6 000 volontaires âgés de 35 à 64 ans pour observer les effets du chômage sur la santé cardiovasculaire et la mortalité globale. Les résultats ont été publiés, en décembre, dans la revue International Archives of Occupational and Environmental Health.

Des "comportements à risque"

L'étude met en évidence une "surmortalité très importante" chez les chômeurs, presque trois fois supérieure à celle des non-chômeurs. Le chômage a notamment"des effets majeurs sur la survenue d'accidents cardiovasculaires et de pathologies chroniques".

"Ces effets sont bien liés à la condition de chômeur, parce que les retraités ou les personnes volontairement inactives ne sont pas touchées", précise le professeur Meneton. Les chômeurs ont des "comportements à risque", explique-t-il. En moyenne, "ils consomment plus d'alcool, moins de fruits et de légumes, et ont un apport calorique (hors alcool) très significativement plus élevé que la moyenne".

"Une sous-estimation de la réalité" ?

Mais ces résultats sont probablement "une sous-estimation de la réalité", de l'aveu même de son auteur. Ils se basent en effet sur un échantillon de personnes plus favorisées que la moyenne et ne tiennent pas compte des effets de la crise économique. Aucune étude ne donne, pour l'heure, de vision plus précise de la situation.

Partie émergée de l'iceberg, les suicides de chômeurs font régulièrement l'actualité. Entre 2008 et 2010, 584 suicides pourraient être attribués à la hausse du chômage, selon une étude de l'Inserm.

Une prise de conscience récente

La santé des chômeurs est un "véritable 'trou noir' de la connaissance scientifique et médicale", déplore le psychiatre Michel Debout dans son livre intitulé Le traumatisme du chômage (éd. de l'Atelier). "La santé des chômeurs semble n'intéresser personne, dénonce-t-il, ni les professionnels de santé, ni les chercheurs, ni surtout les pouvoirs publics, toutes sensibilités confondues."

C'est une "problématique importante à nos yeux", dément le ministère du Travail, qui a récemment confié à l'Inspection générale des affaires sociales une mission"sur la prise en compte des problématiques de santé dans l'accompagnement des demandeurs d'emploi".

Dans son plan de lutte contre le chômage de longue durée, présenté début février, François Rebsamen (ministre du Travail et de l'Emploi) prévoyait, en outre, de"renforcer la possibilité de déclencher un bilan de santé du demandeur d'emploi dans le cadre de son accompagnement".

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #serial killer, #politique, #social

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